MUSIQUE - Mon avis sur le concert du groupe ARCHIMEDE à Laval (Arcadie tour) (31/10/2014)

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Pour une meilleure lisibilité et visibilité, merci de consulter cet article sur mon site Inthemoodlemag.com, rubrique "Musique".

 

J’avais découvert le groupe Archimède (qui a en commun avec la rédactrice de ces lignes d’être Lavallois d’origine -et de le revendiquer-) tout à fait par hasard, il y a quelques années, lors d’un mini-concert qu’ils donnaient chez un disquaire (lavallois, donc). Entre-temps, j’ai écouté et aimé leurs trois albums (un album éponyme, Trafalgar et Arcadie), les ai entendus dans les jardins du Palais Royal, à Paris, pour la fête de la musique, devant un public électrisé par leur énergie communicative, et j’ai suivi leur fulgurant parcours. Cette semaine, ils donnaient 4 concerts au théâtre de Laval. J’ai donc profité de ma présence dans mon tranquille et charmant palindrome pour aller les y écouter… Petit retour sur leur beau parcours (que quelques images, avant le concert, ont aussi retracé) avant d’évoquer cet enthousiasmant concert.

 

 

Frédéric et Nicolas Boisnard, les deux frères qui ont fondé le groupe Archimède en 2004 aiment Laval où ils vivent d’ailleurs toujours. Ils citent ainsi régulièrement la ville et inversement les médias la citent presque toujours en les présentant comme si ces derniers découvraient qu’il était aussi possible d’être créatifs et talentueux dans une petite ville de province, dont je déplore au passage qu’il faille souvent spécifier qu’elle se situe « entre Rennes et Le Mans », devant les expressions interloquées à l’évocation de cette ville pour certains totalement inconnue.

 

 

 

 

Archimède a été nommé deux fois aux Victoires de la musique: en 2010  (comme album révélation de l’année, l’occasion notamment de découvrir « L’été revient » ou le très beau   »Au diable Vauvert », cf les clips ci-dessous) puis en 2012 pour leur album « Trafalgar » comme « Album rock de l’année ». Je suis certaine que la troisième fois sera la bonne…

 

 

 

Vous les avez  peut-être découverts à ces occasions ou lors d’un de leurs nombreux passages télévisés où, d’ailleurs, ils ont souvent fait l’unanimité comme dans « Taratata », notamment l’occasion pour eux de chanter avec Bénabar une remarquable version de « Mathilde » de Jacques Brel, Bénabar pour qui ils ont  composé et dont ils ont fait la première partie de la tournée ou même aux concerts de Thiéfaine dont ils ont fait la première partie à Bercy et dans une dizaine de Zénith et évidemment en première partie de Johnny Hallyday pour qui ils ont composé une très belle chanson co-écrite avec Miossec « A l’Abri du monde ».

 

J’apprécie leurs sonorités pop (très inspirées de la pop anglo-saxonne, ils sont  ainsi souvent comparés à Oasis, même si leurs textes lorgnent plutôt du côté de Dutronc, même s’ils tiennent à chanter en Français…et même s’ils ont vraiment leur propre singularité)  et enjouées, la qualité  et le dynamisme des textes et des mélodies, et leur ton à la fois décalé, teinté d’humour mais aussi réaliste, d’une ironie maligne et salutaire, agrémentés d’un zeste de leur (im)pertinence réjouissante portée par une voix agréablement rocailleuse. Une musique d’une nostalgie joyeuse, gaiment mélancolique, intelligemment paradoxale donc, un « quotidien désenchanté » (en)chanté par leurs deux auteurs / compositeurs / interprètes. Des mélodies et des textes qui vous trottent rapidement dans la tête, vous mettent de bonne humeur (vertu de plus en plus en plus rare et ô combien, précieuse) et vous donnent envie de les écouter et réécouter sans modération. Des deux premiers albums, je vous recommande tout particulièrement « Je prends », « Le bonheur » (que vous avez sans doute déjà entendu, cf clip plus bas), « Les premiers lundis de septembre », « A mes dépens », « Au diable vauvert », « Nos vies d’avant » que vous pourrez écouter sur leur site.

 

 

 Dans ce nouvel album, joliment intitulé Arcadie, on reconnaît leurs influences (Dutronc, Renaud, Oasis, les Beatles, Bashung) qu’ils ont su dépasser et intégrer pour créer leur style bien à eux ici encore étoffé, sublimé, plus engagé aussi sous le beau masque de la légèreté. Avec leur singulière élégance, ironiques mais jamais cyniques, légers -seulement en apparence- mais jamais désinvoltes, impertinents mais jamais arrogants, délicats sans être mièvres, joyeusement pour l’ anticonformiSME (Les indociles) plus qu’anticonformistes,  ils nous embarquent dans leur univers, universel et particulier.  Des chansons à l’image de leur public, éclectique(s): de désamour (Au marché des Amandiers), moqueuse (ça fly away),énervée (Allons enfants)…et poignantes (Dis-le nous, Le Grand jour). Une diversité qui montre un vrai talent  et une subtile précision et richesse dans l’écriture des textes mais aussi dans la musique (et une véritable évolution), l’un et l’autre s’installant subrepticement dans la mémoire (je me surprends à sans cesse fredonner « ça fly away » depuis le concert).

 

J’ai dû opter pour le seul concert pour lequel il restait encore des places, celui de 14H30.  Malgré l’heure, quasiment matinale pour un concert, le public a rapidement été réveillé, transporté,  conquis (acquis diront certains mais il ne l’est finalement jamais,…surtout à 14H30) et l’énergie communicative du groupe, en particulier du chanteur Nicolas Boisnard qui ne se ménage pas et fait preuve d’un plaisir contagieux à chanter, a rapidement gagné le public qu’il a su inciter à rester debout dès que celui-ci avait la velléité de s’asseoir.  Un beau moment hors du temps, une belle alternance entre des chansons mélancoliques ou plus rythmées, ironiques ou plus tendres, entre des chansons qui donnaient envie de bouger avec eux, d’autres teintées d’une belle mélancolie et douce lucidité, ma préférence allant aux chansons « Au Marché des Amandiers », « Les Indociles » et surtout à la chanson « Le grand jour » qui m’a littéralement bouleversée et pendant laquelle le souffle de la salle était suspendu aux voix et à la musique des deux frères pour l’occasion seuls sur scène.

 

Je vous recommande donc vivement de partir à la découverte d’Archimède, à Paris le 6 novembre au Divan du Monde ou dans d’autres villes (cf dates ci-dessous). Vous l’aurez compris, j’en suis ressortie enchantée contrairement à l’impression que m’avait laissée le dernier concert au théâtre de Laval, celui de Vincent Delerm au sujet duquel vous pourrez retrouver mon article, ici. J’en profite, puisque de musique il est question, pour vous recommander aussi un album que j’écoute très régulièrement, un artiste qui figure d’ailleurs sur la playlist d’Archimède sur leur site internet: « Les chansons de l’innocence retrouvée » d’Etienne Daho (mon article, ici).

 

 Tout comme Archimède a remercié le public lavallois qui leur est resté fidèle (et réciproquement), à moi de remercier  ce groupe et de leur souhaiter le meilleur et surtout qu’ils restent des « hirondelles indociles »: bravo à Nicolas Boisnard (chant), Frédéric Boisnard (Guitares) et à leur nouvelle équipe technique et musicale Olivier Ferrarin (batterie), Fred Jiménez (Basse), Daniel Marsla (Guitares)…et belle route…en Arcadie…et ailleurs !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous recommande ainsi leur site officiel sur lequel vous pourrez télécharger gratuitement votre dose
de « bonheur » : http://archimede.sonymusic.fr/home.html ou

10:43 Écrit par Sandra Mézière | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | Pin it! | |