24/03/2011

Dossier- Accréditations et invitations au Festival de Cannes : mode d’emploi. Toutes les informations pour être accrédité (concours…) et profiter au mieux du festival.

 

entrer des mots clefs

Je reçois de nombreux emails, et a fortiori au fur et à mesure que le festival se rapproche, me demandant comment être accrédité au Festival de Cannes, comment je suis accréditée, et même… si je peux donner des invitations et accréditations ! J’ai donc décidé de répondre à ces interrogations existentielles en espérant que certains y trouveront des informations utiles.  

Vous trouverez ainsi ci-dessous toutes les informations pour être accrédité, tous les concours et tous les bons plans pour profiter pleinement du festival une fois votre accréditation en poche.

En préambule, je précise que je ne peux évidemment délivrer aucune invitation ou accréditation, celles-ci étant exclusivement délivrées par  le Festival de Cannes

entrer des mots clefs

 

entrer des mots clefsJe suis accréditée depuis 11 ans, la première année, j’ai bénéficié d’un pass professionnel Grand Ecran (devenu accréditation Festival depuis) ayant fait partie des « 40 à Cannes du prix de la jeunesse du Ministère de la jeunesse et des sports » (un concours permettant à de jeunes cinéphiles européens d’être invités au Festival de Cannes, le rêve pour moi qui avait toujours suivi cela avec beaucoup d’attention devant mon écran ou dans la presse, un concours qui existe toujours d’ailleurs dans des modalités un peu différentes), une expérience inoubliable qui m’a permis de voir un grand nombre de films, déjà principalement dans le fameux grand Théâtre Lumière et en séances du soir (je n’oublierai jamais mon émotion la première fois que je suis entrée dans cette entrer des mots clefssalle mythique et vertigineuse, c’était pour « Marie-Jo et ses deux amours » de Guédiguian), aussi de forger de solides amitiés mais qui m’avait laissée un goût d’inachevé, ayant mes examens de sciences politiques le lendemain de mon retour du festival. J’avais donc la ferme intention d’y retourner l’année suivante pour en profiter pleinement et sans droit constitutionnel ou histoire des idées politiques dans mes bagages. J’ai donc effectué une demande de pass Grand Ecran  que j’ai obtenu n’imaginant pas alors que, chaque année, je serais accréditée et que je passerais, quoiqu’il arrive, 11 jours en mai sur la Croisette : 8 fois avec le pass Grand Ecran (devenu Festival depuis) et depuis 2 ans avec un pass presse (uniquement grâce à mes blogs, et sans aucune aide extérieure, puisque je reçois aussi des interrogations sur cette question donc non sans piston, ou recommandation, simplement en remplissant le dossier d’accréditation et en envoyant les pièces justificatives).

Il faut savoir qu’à Cannes tout est hiérarchisé et que beaucoup y font chaque année leur plein de vanités (dans les deux sens du terme), cela peut donc être très drôle à observer, parfois absurde, parfois violent, parfois frustrant mais dans tous les cas le principal demeure : le cinéma omniprésent et omniscient. Cannes est aussi un théâtre des vanités, révélateur de personnalités souvent très instructif qui ressemble parfois à un théâtre de guerre en ce que chacun ne pense souvent qu’à y « sauver sa peau ».

 Mieux vaut donc bien vous organiser au préalable afin que votre festival ne se résume pas à des salles inaccessibles et à le voir moins bien que si vous étiez restés chez vous.

Quel que soit votre pass vous pouvez pleinement en profiter comme je vais vous l’expliquer plus bas (tout juste serait-vous dédaignés par des détenteurs de pass « supérieurs » aux vôtres, consolez-vous en vous disant que j’y ai vu un réalisateur récemment multi-césarisé s’y faire refouler pour ne pas avoir de bonnes chaussures et en vous disant donc qu’avoir tel ou tel pass ou accéder à tel ou tel endroit n’est pas une marque de talent comme certains s’en donnent parfois l’illusion).

 8+2 cela fait 10 me direz-vous : tout simplement parce que, une année, ayant fait ma demande plus tardivement (premier conseil : effectuez votre demande le plus tôt possible, à chaque catégorie correspondant  des quotas ) je me suis retrouvée avec le pass Cannes Cinéphiles (bas de l’échelle dans la hiérarchie cannoise), néanmoins sachez qu’en vous débrouillant bien vous pourrez pleinement profiter de ce festival même avec ce pass, mais je m’égare et revenons-en au début et à la première étape, c’est-à-dire à l’obtention du pass.

D’abord, sachez que le Festival de Cannes est un festival professionnel destiné aux professionnels, néanmoins ouvert au public dans une certaine et très relative mesure :

-Si vous n'êtes pas professionnel du cinéma:

-D’abord, commençons par l’accréditation Cannes cinéphiles évoquée plus haut.

Comment obtenir l’accréditation Cannes cinéphiles?

Tout simplement comme « les professionnels de la profession », en effectuant votre demande dès février (et avant le 4 mars, c’est donc malheureusement trop tard pour cette année) en fournissant bien les pièces demandées et en attendant patiemment la réponse (le festival est submergé de demandes du monde entier donc le harceler ne servira à rien, si ce n’est vous voir opposer un refus).

Avec cette accréditation Cannes cinéphiles, vous aurez accès à la Sélection officielle (néanmoins quasiment uniquement à Un Certain Regard, sans invitation supplémentaire, et parfois à Cannes Classics, avec une invitation puisqu’il vous faudra pénétrer alors dans l’enceinte du palais qui vous est normalement interdite), à la Quinzaine des Réalisateurs et à la Semaine de la critique.  Sachez néanmoins que vous n’aurez pas le droit de circuler dans l’enceinte du palais avec cette accréditation (sauf dans le cas précité).

 Une petite astuce en plus : depuis 4 ans existe une file qui s’appelle « accès dernière minute » et qui permet d’accéder au Grand Théâtre Lumière uniquement sur badge s’il reste des places dans la salle, à la dernière minute (il vous faudra attendre donc un certain temps, debout, dehors, souvent sous une chaleur accablante (ou sous la pluie),  car seuls les premiers dans la file ont une petite chance d’entrer, encore une fois non garantie, et après la montée des marches donc juste avant le début du film. Selon les années, les accréditations Cannes cinéphiles ont ou non le droit d’entrer, également selon les heures des séances, je vous conseille donc de vous renseigner une fois sur place (cette file se trouve « sous » les marches, côté protocole).

 Cette accréditation Cannes Cinéphiles est délivrée principalement aux étudiants en cinéma et associations de cinéphiles sur pièces justificatives et lettre de motivation.

Ensuite, si vous n’avez pas d’accréditation, vous pourrez quand même acheter des places  à la Quinzaine des Réalisateurs, seule section (qui propose néanmoins une sélection de qualité) à ouvrir ses portes au grand public, par un système d’abonnement et de vente de ticket à la séance (sur la Croisette).

entrer des mots clefs

-Enfin via divers concours tous déjà évoqués ici (si j’en découvre d’autres, je vous en tiendrai informés), vous pourrez également être accrédité :

- Par le prix de la jeunesse évoqué plus haut et qui m’a permis de venir la première fois à Cannes, si vous avez entre 18 et 25 ans et bien sûr si vous êtes lauréats du concours (voir conditions en cliquant ici)

entrer des mots clefs

-En devenant critique pour les 50 ans de la semaine de la critique (la toute jeune critique à Cannes), si vous avez entre 15 et 18 et là aussi si vous remportez le concours

- En remportant le concours de jeunes critiques si vous avez entre 17 et 23 ans

Le Prix de la jeunesse est néanmoins le seul de ces concours pour lequel le délai n’est pas dépassé (le 31 mars) donc dépêchez-vous si le concours vous inspire et si vous répondez aux critères.

Il me semble que le concours de blogs  consacrés au Festival de Cannes organisé par L'Oréal dont j’ai été lauréate une année et qui m’a permis de vivre trois jours du festival dans des conditions encore différentes et non moins privilégiées, n’a pas été renouvelé depuis (mais s'il est rétabli cette année, je vous tiendrai au courant). 

entrer des mots clefs

 

Si vous êtes « professionnel de la profession », vous pouvez effectuer votre demande :

-auprès du Marché du Film (pour les producteurs au « Producers network » et au short film corner pour les  distributeurs et producteurs de courts-métrages, jusqu’au 28 avril).

entrer des mots clefs

 -ou auprès  du Festival…(sachant que vous ne pouvez qu’effectuer qu’une seule demande).

Il vous faudra effectuer votre demande dès février, parfois janvier pour une accréditation presse avec un dossier souvent conséquent (par exemple, 60 pages me concernant puisqu’il s’agissait d’un renouvellement de pass presse et de fournir ma couverture de l’édition précédente), exigence compréhensible sachant que le Festival de Cannes est l’évènement le plus médiatisé au monde et que les demandes affluent du monde entier. Pour un pass presse, on vous demandera notamment également l’importance de votre lectorat (pour la presse écrite ou web), votre fréquence de publication et de respecter une charte de bonne conduite.  Les documents demandés varient selon votre média : web, tv, papier… donc je vous invite à vous rendre sur le site officiel pour découvrir les conditions.

Si vous faîtes une demande d’accréditation Festival (donc autre que presse, cinéphiles ou Marché du film), les conditions dépendront de la catégorie à laquelle vous appartenez. Les catégories sont les suivantes :

· Administration, ambassade

· Agence artistique

· Attaché(e) de presse

· Auteur, réalisateur, compositeur

· Avocat, juriste

· Cinémathèque, archives, restauration

· Comédien(ne

· Commission de film

· Distribution

· Ecole de cinéma

· Edition de musique de films

· Etablissement financier

· Exploitant

· Festival de film

· Industries techniques

· Presse-média : hors-journaliste

· Presse-média : journalistes

· Production

· Publicitaire du cinéma

· Technicien de cinéma

· Vidéo, DVD, VOD

Si vous n’êtes pas certain de pouvoir obtenir l’accréditation presse, faîtes plutôt une demande Festival Presse-média (ce que j’ai eu pendant 8 ans et qui vous permettra déjà de bien profiter du festival et vous donnera accès à l’enceinte du palais contrairement au pass Cannes cinéphiles.), en revanche, contrairement au pass presse, ce pass ne vous permettra pas d'accéder aux conférences de presse ni d'être prioritaire aux séances (grand avantage du pass presse pour Un Certain Regard notamment, j'ai pu apprécier l'an passé de pouvoir arriver à la dernière minute, gain de temps et donc gain de séances mais sinon tout est question d'organisation!).

entrer des mots clefs

Si vous êtes le roi ou la reine des mythomanes, sachez que le festival vérifie les informations que vous fournissez et que votre dossier vous suit d’années en années. Sachez également que l’accréditation est strictement nominative et que si vous « empruntez » l’accréditation de quelqu’un d’autre et que l’on s’en aperçoit, elle sera purement et simplement confisquée et détruite.  

Ces accréditations Festival ou Presse vous donnent également accès au marché du film et à toutes les sections parallèles sans invitation supplémentaire.

Les invitations (séances du Grand Théâtre Lumière):

Sachez encore que si votre rêve est de monter les marches ou d’assister aux séances dans le Grand Théâtre Lumière, en plus de votre accréditation, il vous faudra une invitation (sauf pour les séances du matin, 8h, si vous avez un pass presse et dans certains cas pour d’autres séances ) pour les séances de 19H (ou 19H30 ), 22H (ou 22H30 ) et minuit, des invitations que vous obtiendrez à condition d’avoir déjà une accréditation, soit auprès de votre bureau (à chaque type d’accréditation correspond un bureau) soit aux bornes d’accréditation du festival.

Existent aussi des invitations bleues qui vous permettent d’accéder aux séances du Grand Théâtre Lumière sans accréditation (du moins était-ce le cas les années précédentes)…

Astuce : La salle du 60ème comme son nom l’indique créée pour les 60 ans du festival (mais maintenue depuis) est une véritable aubaine, quelle que soit votre accréditation (à l’exception de Cannes cinéphiles) puisque vous pourrez y revoir les films de la sélection officielle en « séances du lendemain ». Y ont parfois lieu des hommages ou des séances exceptionnelles là encore accessibles sur badge. Certaines séances y sont également réservées à la presse (le matin) notamment lorsque c’est un film très attendu.

-Si vous n’avez pas la possibilité d’être accrédité ni même de  venir à Cannes:

 sachez que divers moyens de suivre le festival s’offrent à vous, d’abord sur TV Festival, la télévision officielle du festival qui retransmet notamment les conférences de presse et que de plus en plus de films sortent en salles en même temps qu’ils sont projetés à Cannes.

 Après avoir foulé les célébrissimes marches des centaines de fois, après avoir vécu des mésaventures palpitantes ou décalées mais souvent inoubliables, après avoir eu l’immense plaisir et privilège d’y découvrir des chefs d’œuvre et de ressentir de multiples émotions cinématographiques, d’y faire des rencontres marquantes,  le plaisir reste intact et plus que jamais je me réjouis de passer 11 jours dans l’antre du cinéma mondial, là où bat le cœur du cinéma et de ne vivre qu’à son rythme pendant 11 jours mais aussi de  partager ces mésaventures sur mes différents sites.

Bientôt, de nouveaux bons plans pour profiter pleinement du Festival de Cannes et notamment des informations pour trouver un logement (sachez d’ores et déjà qu’à Cannes pour le festival les hôtels sont pour la plupart complets d’une année sur l’autre) !

Liens utiles :

Site officiel du Festival de Cannes

Page Accréditations du Site officiel du Festival de Cannes

Marché du Film

Quinzaine des Réalisateurs

Site officiel du Prix de la jeunesse

TV Festival

Je vous rappelle que vous pourrez suivre ce festival en direct sur trois de mes blogs : In the mood for Cannes, In the mood for cinema et In the mood for luxe (sur lequel vous trouverez également des bons plans et les bonnes adresses cannoises).

 Vous pouvez également vous inscrire à la nouvelle page Facebook d’In the mood for Cannes et au compte twitter d’In the mood for Cannes pour recevoir toutes les informations sur le festival et m’y suivre en direct.

12:05 Écrit par Sandra Mézière dans FESTIVAL DE CANNES 2011 | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

11/02/2011

Festival Paris cinéma 2011: le Mexique à l'honneur

7-13-2010_031.jpg

Toujours présidé par la comédienne Charlotte Rampling, la 9e édition du Festival Paris Cinéma aura lieu du 2 au 13 juillet 2011. L’an passé, vous aviez pu suivre , ici, mes pérégrinations en tant que membre du jury blogueurs. Je vous invite donc dès maintenant à réserver la période du 2 au 13 dans vos agendas.

 Comme chaque début été, le festival vous proposera dans une quinzaine de lieux de la capitale plus de 250 films, dont beaucoup d’inédits, en présence de nombreuses personnalités du cinéma.

C’est la Nuit du Cinéma qui ouvrira les festivités le 2 juillet au Forum des images, et la clôture des festivités aura lieu, le 13 juillet au Centquatre. La Brocante Cinéma se tiendra désormais sur deux journées, le samedi 9 et le dimanche 10 juillet sur le parvis du MK2 Bibliothèque.

Au programme également :

La Compétition internationale

 Le Festival Paris Cinéma offre un aperçu du cinéma contemporain mondial à travers une sélection d’une dizaine de films (fictions et documentaires) présentés par leurs réalisateurs. Ces films en provenance du monde entier concourent pour le Prix du Public, le Prix du Jury, le Prix des Blogueurs et le Prix des étudiants. Les films primés recevront une aide pour leur distribution en France.

Les avant-premières

Une sélection d’une quarantaine d’avant-premières pour vous permettre de découvrir avant tout le monde les grands films de Cannes, les futurs succès des mois à venir ou redécouvrir des classiques du cinéma en copie restaurée, en présence des équipes.

Les invités d'honneur

Le festival met chaque année en lumière des personnalités prestigieuses du cinéma mondial en leur présence. Depuis la création du festival, le public a ainsi pu revivre à travers de riches rétrospectives l'œuvre mythique de certains réalisateurs, comme Aki Kaurismäki, Michael Cimino, Oliver Stone ou Francesco Rosi, ainsi que le parcours de grands comédiens comme Jeanne Moreau, Nathalie Baye, Jane Fonda,Jean-Paul Belmondo, Jackie Chan, Javier Bardem ou encore Sandrine Bonnaire, David Cronenberg, Claudia Cardinale, Jean-Pierre Léaud, Tsaï Ming-liang, Naomi Kawase, Ronit Elkabetz, Eugène Green… Rendez-vous en mars 2011 ici et sur le site officiel du festival pour découvrir les noms des invités !

Pays à l'honneur : le Mexique.

 Après le Brésil, la Corée, le Liban, les Philippines, la Turquie et le Japon l’an dernier, l’édition 2011 célèbrera le cinéma contemporain mexicain à travers un panorama exceptionnel de plus de 40 films (courts métrages, documentaires et fictions), la présence de réalisateurs et de personnalités, et un ciné-concert exceptionnel autour du film El Vampiro de Fernando Mendez...

 Les événements

Le Festival Paris Cinéma c’est aussi une série d’événements festifs et ludiques pour vivre le cinéma autrement : la Brocante Cinéma les 9 et 10 juillet, la Nuit du Cinéma qui vous réserve son lot de surprises et de perles du cinéma bis, le 2 juillet, et le Ciné-karaoké géant suivi de son bal en clôture au Centquatre le 13 juillet…

 Paris Project (réservé aux professionnels) Du 4 au 7 juillet, le Festival Paris Cinéma invite de nouveau les professionnels internationaux autour de sa plateforme de co-production Paris Project, pour accompagner une sélection de projets et de films étrangers à la recherche de financements français et européens à travers des rendez-vous, projections, conférences et ateliers pratiques.

 Plus d'informations sur le site officiel du Festival Paris Cinéma.

12:25 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

21/01/2011

César 2011 : les nominations complètes et commentées

césar.jpg

 

 Info du 22.01.2011: Cliquez ici pour accéder à mon nouveau dossier spécial César 2011: toutes les infos, les critiques des films ne lice, les nominations, les pronostics...

Retrouvez ci-dessous la liste complète des nommés aux César 2011 commentée, cet article sera complété dans la journée par mes critiques des films sélectionnés et d’autres commentaires. Voici néanmoins mes premières remarques désordonnées.

Les "nommés »  des 21 différentes catégories aux 36èmes César du cinéma français qui seront décernés le 25 février ont été  dévoilés ce matin à Paris par l'Académie des Césars, lors d’une conférence de presse au Fouquet’s.

Nous savions déjà qu’un nouveau César, celui du Meilleur film d'animation, s'ajouterait pour la première fois cette année aux traditionnels César, que la cérémonie serait présentée par Antoine de Caunes et que Jodie Foster en serait la présidente, succédant à Marion Cotillard.

Nous avons appris ce matin qu’elle remettrait un César d’honneur à Quentin Tarantino.

En tête des nominations, sans surprise « Des hommes et des dieux » avec 11 nominations. Viennent ensuite « The Ghost writer » avec 8 nominations puis « Gainsbourg vie héroïque » avec 8 nominations.

Je me réjouis des 7 nominations pour  « La Princesse de Montpensier »   (un juste retour des choses pour ce film injustement méprisé à Cannes et lors de sa sortie).

L’évènement de cette année, c’est d’abord le nombre de nominations pour des comédies, genre réputé méprisé par les César cette année à l’honneur. Ainsi dans la catégorie meilleure film on retrouve   « L’arnacoeur » (5 nominations) et « Le nom des gens » (4 nominations mais dans des catégories « principales »). Si la première est charmante et la seconde très drôle (mais le scénario totalement abracadabrantesque et à mon sens faussement politiquement incorrect ), difficile de comparer avec un sublime film comme « The Ghost Writer » ou même avec « Tournée », « Des hommes et des dieux », « Gainsbourg, vie héroïque » qui leur sont à mon avis en tous points supérieurs.  « Des hommes et des dieux » vient d’obtenir le prix Lumière du meilleur film. Cela préfigure-t-il les César ou les membres de l’Académie se distingueront-ils ?

« Tout ce qui brille » « Les émotifs anonymes » pour moi les deux meilleures comédies de l’année n’obtiennent que deux nominations pour le premier et une pour le second. Etonnante l’absence de Benoît Poelvoorde.

Catégorie meilleure actrice, incroyable absence de Juliette Binoche (en raison de la nationalité du film?) pourtant à mon avis une des plus belles prestations qu’il m’ai été donné de voir dans ce qui est pour moi un des 10 meilleurs films de l’année : « Copie conforme ». Plus réjouissante en revanche la présence de Charlotte Gainsbourg pour le très beau film "L'arbre". Les nommées jouent dans cinq films très différents qu’il est difficile de comparer : cinq actrices remarquables dans les rôles en question. Un choix sans doute cornélien pour les membres de l’Académie. Kristin Scott Thomas vient d’obtenir le prix Lumière de la meilleure actrice pour « Elle s’appelait Sarah ». Là encore deux comédies ont été sélectionnées (« Potiche » et « Le nom des gens »).

Côté scénario, quelle surprise également de trouver  à nouveau « Le nom des gens » dans cette catégorie, une très bonne idée certes mais un scénario assez bancal contrairement à celui de « The Ghost Writer » (nommé comme meilleure adaptation).

Catégorie meilleur acteur, on retrouve nouveau Gérard Depardieu (pour la 16ème fois !) et là encore « Le nom des gens » avec Jacques Gamblin.

Mon cœur balance entre Eric Emolsino et Lambert Wilson (formidable dans « Des hommes et des dieux » mais également dans « La Princesse de Montpensier » qu’il est dommage de ne pas voir nommé ici pour le même acteur comme ce fut cas pour les Lumières).

Alors que la comédie est à l’honneur il est étonnant de constater que « Les petits mouchoirs », plus grand succès populaire de l’année, ne sont nommés que dans des catégories relativement « secondaires » et n’aient que deux nominations en meilleurs seconds rôles : Valérie Bonneton (qui y est en effet extraordinaire et qui devra « affronter » Laetitia Casta, incroyable Brigitte Bardot dans le film d’Eric Emolsino) et Gilles Lellouche.

Catégorie meilleur second rôle masculin, là encore les César se démarquent puisque Michael Lonsdale qui vient de recevoir le prix Lumière du meilleur acteur est nommé comme meilleur second rôle masculin.

Catégorie meilleur film étranger, difficile de comparer entre « Les amours imaginaires » et « Inception », deux films très inventifs à leur manière même si ma préférence va au petit génie Xavier Dolan.

Voilà mes premiers commentaires mais j’y reviendrai plus en détails. En attendant de me retrouver  en direct des César 2011, cliquez ici pour lire mon compte rendu et voir mes vidéos en direct de la salle presse des César 2010.

Meilleur réalisateur:

 
Matthieu Amalric pour Tournée
Olivier Assayas pour Carlos
Xavier Beauvois pour Des Hommes et des Dieux
Bertrand Blier pour Le Bruit des glaçons
Roman Polanski pour The Ghost Writer 

 Meilleur film

 L'arnacoeur

Le nom de gens

The Ghost Writer

Tournée

Des hommes et des dieux

Gainsbourg (vie héroïque)

Mammuth

Meilleure actrice

 Isabelle Carré dans Les émotifs anonymes

Catherine Deneuve dans Potiche

Sara Forestier dans Le nom des gens

Charlotte Gainsbourg dans L'arbre

Kristin Scott Thomas dans Elle s'appelait Sarah

Meilleur acteur

Gérard Depardieu dans Mammuth

Romain Duris dans L'Arnacoeur

Jacques Gamblin dans Le nom des gens

Eric Elmosnino dans Gainsbourg (vie héroïque)

Lambert Wilson dans Des hommes et des dieux

 Meilleur second rôle féminin

 Anne Alvaro dans Le bruit des glaçons

Valérie Bonneton dans Les petits mouchoirs

Laetitia Casta dans Gainsbourg (vie héroïque)

Julie Ferrier dans L'arnacoeur

Karin Viard dans Potiche

 Meilleur second rôle masculin

Niels Arestrup pour L'Homme qui voulait vivre sa vie


François Damiens pour L'Arnacoeur

Gilles Lellouche pour Les Petits Mouchoirs


Michael Lonsdale pour Des Hommes et des Dieux


Olivier Rabourdin pour Des Hommes et des Dieux

 Meilleur scénario

Tournée

Le Bruit des glacons

Des hommes et des dieux

Mammuth

Le Nom des Gens

 Meilleur film d'animation

 Arthur 3 La guerre des deux mondes

L'Homme a la Gordini

L'Illusionniste

Logorama

Une vie de chat

Meilleur film étranger

Inception

The Social Network

Invictus

Bright Star

Les Amours imaginaires

Dans ses yeux

Illegal

Meilleur premier film :
L'arnacoeurde Pascal Chaumeil
Gainsbourg, Vie Héroïque de Joann Sfar
Simon Werner A Disparu... de Fabrice Gobert
Tête De Turcde Pascal Elbé
Tout Ce Qui Brille de Géraldine Nakache et Hervé Mimran 

 Meilleure adaptation :

Julie Bertucelli pour l'arbre

Robert Harris et Roman Polanski pour The Ghost Writer

Eric Lartigau et Laurent de Bartillat pour L'Homme qui voulait vivre sa vie

François Ozon pour Potiche

Bertrand Tavernier, Jean Cosmos et François Olivier Rousseau pour La Princesse de Montpensier

Meilleur espoir masculin :

 Beaucoup ont critiqué la prestation de

Pio Marmai pour D'amour et d'eau fraiche

Edgar Ramirez pour Carlos

Arthur Dupont pour Bus Palladium

Raphael Personnaz pour La Princesse de Montpensier

Grégoire Leprince Ringuet pour La Princesse de Montpensier

Meilleur espoir féminin :

Audrey Lamy pour Tout ce qui brille

Leila Bekhti pour Tout ce qui brille

Yahima Torres pour Vénus Noire

Anais Desmoustier pour D'Amour et d'eau fraîche

Léa Seydoux pour Belle Epine

Meilleur montage :

Hervé Deluze pour The Ghost Writer

Marilyne Monthieux Gainsbourg Vie Héroique

Annette Dutertre pour Tournée

Luc Barnier pour Carlos

Marie-Julie Maille pour Des Hommes et des Dieux

 Meilleure musique

Bruno Coulais pour Océans

Alexandre Desplat pour The Ghost Writer

Grégoire Hetzel pour L'Arbre

Delphine Montoulet et Tony Gatlif pour Liberté

Yarol Poupaud pour Bus Palladium

Philippe Sarde pour La Princesse de Montpensier

 Meilleur son :

Philippe Barbeau Jerome Wiciak, Florence Lavallé pour Océans

Jean-Marie Bondel Thomas Desjonqueres, Dean Humphreys pour The Ghost Writer

Jean-Jacques Ferrand, Vincent Guillon et Eric Bonnard pour Des Hommes et des Dieux

Olivier Meauvezin, Severin Favriau et Stéphane Thiebaut pour Tournée

Daniel Sobrino, Jean Goudier et Cyril Holtz pour Gainsbourg Vie Héroïque

 Meilleure photo

Christophe Beaucarne pour Tournée

Caroline Champetier pour Des Hommes et des Dieux

Pawel Edelman pour The Ghost Writer

Bruno Keyzer pour La Princesse de Montpensier

Guillaume Schiffman pour Gainsbourg Vie Héroïque

Meilleur Costume :

Olivier Beriot pour Les Aventures Extraordinaires d'Adele Blanc-sec

Pascaline Chavanne pour Potiche

Alicia Crisp-Jones pour Tournée

Marielle Robaut pour Des hommes et des Dieux

Caroline de Vivaise pour La Princesse de Montpensier

 Meilleur décor :

Michel Barthélémy pour Des Hommes et des Dieux

Guy-Claude François pour La Princesse de Montpensier

Albrecht Konrad pour The Ghost Writer

Christian Marti pour Gainsbourg Vie Héroïque

Hugues Tissandier pour Les Aventures Extraordinaires d'Adele Blanc-sec

 Court-métrage :

Logorama

Petit Tailleur

Une pute et un poussin

Monsieur L'Abbé

Un transport en commun

 

 

11:31 Écrit par Sandra Mézière dans CESAR 2011 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

19/01/2011

La liste des nommés aux César 2011 ...

...sera révèlée vendredi et largement commentée sur ce blog (Ajout du 21 janvier: cliquez ici pour lire mon article sur les nominations aux César 2011). En attendant je vous invite à revoir mes vidéos filmées en salle presse des César 2010 et retrouvez mon compte rendu des César 2010 en cliquant ici.

22:08 Écrit par Sandra Mézière | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

12/10/2010

Critique de « The Social network » de David Fincher : parabole ingénieuse d'une génération frénétique et narcissique

  Demain sortira en salles "The social network" de David Fincher. Retrouvez ma critique ci-dessous.

social.jpg

Comment rendre cinématographique un sujet qui ne l’est a priori pas ? Telle est la question que je m’étais posée quand, pour la première fois, j’avais entendu parler du sujet de ce film dont j’avoue qu’il m’avait laissée pour le moins sceptique, un scepticisme toutefois amoindri par le nom du cinéaste à la manœuvre : le talentueux David Fincher par lequel, par le passé, j’ai été plus (« L’étrange histoire de Benjamin Button », « Seven», « The game ») ou moins (« Zodiac ») enthousiasmée.

Le sujet, c’est donc le site communautaire Facebook ou plutôt l’histoire de sa création et de son créateur Mark Zuckerberg (Jesse Eisenberg), un soir d’octobre 2003 bien arrosé, pour cause de déception sentimentale. Ce dernier pirate alors le système informatique de Harvard pour créer une base de données de toutes les filles du campus. Il est alors accusé d’avoir intentionnellement porté atteinte à la sécurité, aux droits de reproduction et au respect de la vie privée. Son exploit retentissant arrive jusqu’aux oreilles de trois autres étudiants qui avaient un projet similaire à ce qui deviendra Facebook. Mark leur apporte son soutien technique mais surtout s’empare de l’idée et la perfectionne évinçant complètement les trois autres du projet. Ce nouveau site prend une ampleur considérable et inattendue, d’abord à Harvard puis dans les autres universités américaines et finalement dans le monde entier.

 Le film est adapté du livre de Ben Mezrich "The accidental Billionaires ( "La revanche d'un solitaire").

« The social network » est passionnant à plus d’un titre et cela dès la première scène, un dialogue dont la brillante vivacité accroche immédiatement le spectateur et nous donne la clé de la réussite de Mark Zuckerberg, ou plutôt de sa soif de réussite : une quête éperdue de reconnaissance sociale. Un échange à la vitesse de l’éclair avec sa petite amie qui aboutira à leur rupture et dans lequel il fait preuve d’une sorte de fascination obsessionnelle pour les clubs qui pullulent à Harvard, marque d’ascension sociale aux rites souvent puérils. D’une fascinante intelligence, et d’une saisissante arrogance, son esprit et ses motivations deviennent plus palpitants à suivre que bien des thrillers notamment grâce au montage d’une limpidité virtuose qui mêle plusieurs histoires liées à Mark Zuckerberg et plusieurs temporalités: la création de Facebook et les procès suscités par celle-ci.  

C’est pour moi avant tout le montage, ingénieusement elliptique, et le scénario (signé Aaron Zorkin) qui font la grande richesse du film, en ce qu’ils apportent un rythme soutenu mais aussi en ce qu’ils illustrent la création de Mark Zuckerberg : Facebook où les informations fusent et s’entrecroisent. Le film, à l’image du créateur et de sa création, passe d’une idée à une autre à une rythme frénétique. Génération Facebook où tout doit aller vite, une idée ( ou un-e- ami-e-) en remplacer un(e) autre.

Montage, scénario, interprétation (Jesse Eisenberg mais aussi Justin Timberlake dans le rôle du fondateur de Napster, ou encore Andrew Garfield dans le rôle d’Eduardo, l’ami jalousé-jaloux et trahi) sont la grande réussite de ce film au sujet a priori improbable, un film sur un sujet générationnel dont c’est d’ailleurs peut-être la limite même si les autres thèmes qu’il illustre ( trahison, prix et moteurs de la réussite ) restent universels.

L’idée brillante est certainement d’avoir réalisé un film à l’image de son sujet (Marck Zuckerberg) et de son objet (Facebook),  égocentrique, centré sur lui-même  et qui redoute l’ennui, le temps mort, plus que tout et n’en laisse donc aucun  plongeant le spectateur dans un flux hypnotisant (plus que captivant, à l’image de Facebook, là encore) d’informations. La forme judicieuse fait apparaître la confusion significative entre le créateur et sa création,  Mark Zuckerberg et Facebook.  Milliardaire solitaire dont la réussite s’apparente  à un échec (qui n’est pas sans rappeler le héros d’un autre film de David Fincher) et qu’illustre parfaitement la redoutable dernière scène. Le créateur est alors à l’image de la création phénomène qu’il a engendrée : l’outil d’une communication à outrance qui finalement isole plus qu’elle ne rassemble et qui n’est qu’un voile flatteur mais illusoire sur une criante solitude.

Un brillant film générationnel qui est aussi une ingénieuse parabole et qui témoigne une nouvelle fois de l’éclectisme du talent de David Fincher et qui aura même sans doute valeur sociologique mais qui, en revanche, ne mérite pas l’appellation de « film de l’année » qui me laisse perplexe… sans doute l’aspect très narcissique qui flatte l’ego d’une génération qui se reconnait dans cet entrepreneur certes brillant mais effroyablement, cyniquement et sinistrement avide de reconnaissance.

Précisons enfin que Mark Zuckerberg a désavoué le film qui, s’il nuit au créateur de Facebook, devrait encore davantage populariser sa création.

 Ci-dessous, le vrai Mark Zuckerberg évoque "The social network".



13:30 Écrit par Sandra Mézière dans CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE EN 2010 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

18/08/2010

Concours 1Max2Ciné par BNP Paribas : 200 places de cinéma à gagner sur inthemoodforcinema.com

max.jpgCe n'est pas encore tout à fait la rentrée et pour la rendre moins douloureuse, dans le cadre de l'opération "1Max2Ciné par BNP Paribas" je vous  offre aujourd'hui 200 contremarques (= 1 place de cinéma offerte sur présentation de la contremarque, pour une place achetée le même jour).

Le principe de la fête du cinéma destiné aux  moins de 27 ans est le suivant : quand vous achetez une place le samedi, vous bénéficiez automatiquement d'une place offerte (le même jour, dans le même cinéma pour une autre séance).  L'opération de la BNP consiste à vous permettre d'en profiter également le dimanche. Sur présentation de la contremarque BNP (à condition d'avoir moins de 27 ans), vous  bénéficiez d'une place gratuite tous les dimanches de septembre.

 Pour remporter ces places de cinéma, rien de plus simple: il vous suffit d'avoir moins de 27 ans et de remplir le widget ci-dessous.   Attention cependant: les premiers arrivés seront les premiers servis donc dépêchez-vous de vous inscrire si vous voulez être certain de remporter vos places.

Quelques idées de films à voir en septembre: "Inception" de Christopher Nolan (encore certainement à l'affiche, du moins je le souhaite), "Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois,  "Hors-la-loi" de Rachid Bouchareb et beaucoup d'autres dont je vous parlerai très prochainement

En quoi consiste l'opération 1max2ciné?

En septembre 2010, la Fédération Nationale des Cinémas Français lance une toute nouvelle opération de promotion qui est, pour la première fois, destinée aux jeunes spectateurs : 1max2ciné

 Tous les samedis de septembre (les 4, 11, 18 et 25 septembre), une séance est offerte pour les moins de 27ans après l’achat d’une première séance au tarif habituel. Celle-ci est valable le même jour, pour un autre film, à une autre séance, dans le même cinéma (hors majoration 3D).

En s’échelonnant sur un mois, 1max2ciné représente une occasion exceptionnelle de découvrir toute la programmation de la rentrée cinématographique dans les salles obscures de l’ensemble du territoire.

 BNP Paribas, partenaire exclusif des opérations de promotion de la FNCF, prolonge 1max2ciné tous les dimanches de septembre (les 5, 12, 19 et 26 septembre) en offrant plus de 300 000 contremarques de cinéma à ses clients et prospects, dont 100 000 à gagner sur www.bnpparibas.net relayé sur la page facebook (www.facebook.com/bnpparibasnet) et twitter (www.twitter.com/BNPPARIBAS_NET) à partir du 18 août 2010 (dans la limite des stocks disponibles). Ces contremarques BNP Paribas sont valables dans les salles de cinéma partout en France, selon les modalités identiques à celles de l’opération.

00:05 Écrit par Sandra Mézière dans CONCOURS/JEUX | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

12/07/2010

Avant-première- Critique d’Inception de Christopher Nolan avec Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard, Joseph Gordon-Lewitt… : le vertigineux dédale des rêves

inception10.jpg

Le 21 juillet prochain sortira sur les écrans français le nouveau film de Christopher Nolan  que j’ai eu le plaisir de voir deux fois cette semaine et à l’exceptionnelle conférence de presse duquel j’ai également eu la chance d’être invitée avant de pouvoir interviewer cinq des acteurs du film (cliquez ici pour voir mes photos et vidéos de la conférence de presse). Une mémorable journée donc. Belle ironie du destin, c’est ce même Christopher Nolan qui,  l’année où je faisais partie du jury du Festival du Film Britannique de Dinard, avait reçu le Hitchcock d’argent pour son premier film qui nous avait déjà subjugué par son indéniable originalité, « Following ». Depuis Christopher Nolan a enchaîné les succès (« Memento », « Insomnia », « Batman begins », « Le Prestige », The Dark Knight ») et la singularité de son univers lui permet aujourd’hui de réunir un casting d’exception comme celui d’ « Inception ».

inception5.jpg

Leonardo DiCaprio y incarne Dom Cobb un voleur expérimenté et talentueux d’un genre très particulier. Il est ainsi le meilleur dans l’art périlleux de l’extraction de rêves. Ses talents sont sollicités pour de l’espionnage industriel. Traqué dans le monde entier pour un crime qu’il n’a pas commis, il ne peut plus retourner dans son pays d’origine ni revoir ses enfants. La seule issue pour lui qui lui permettrait de retrouver sa vie d’avant : c’est d’accomplir l’impossible, l’inception, pour le compte d’un riche homme d’affaires Saito (Ken Watanabe). Cette fois il ne s’agira plus de subtiliser un rêve mais d’implanter une idée dans l’esprit de l’héritier d’une multinationale, Fischer (Cillian Murphy) pour qu’il renverse l’empire édifié par son père. Pour cela, tel Jim Phelps, il va constituer une équipe notamment composée de l’architecte des rêves, la jeune étudiante Ariadne (Ellen Page), d’Arthur (Joseph Gordon-Lewitt), Eames (Tom Hardy), Yusef (Dileep Rao). L’opération se révèle d’autant plus délicate que Cobb est hanté par le souvenir de sa femme, la troublante Mal (Marion Cotillard)…

inception11.jpg

 Subtiliser et manipuler les rêves. Implanter une idée. Quelle belle promesse d’un voyage unique pour le spectateur. Quel synopsis  d’une inventivité et d’une audace rarement égalées dans un cinéma de plus en plus frileux. Promesse plus que tenue : ces voleurs de rêves dès le premier plan subtilisent notre attention pour ne plus la lâcher jusqu’au dernier. Christopher Nolan porte le cinéma à son plus haut niveau en construisant un concept et un univers improbables à partir de rien et en nous y faisant totalement adhérer. Un blockbuster avec toute la richesse, la complexité et la confiance dans le spectateur, généralement davantage (et à tort) attribuées au film d’auteur.

inception12.jpg

 Par un astucieux effet de mise en abyme, Christopher Nolan se fait l’architecte de notre rêve comme l’équipe de Cobb le fait pour Fischer. Cobb est le réalisateur de cette mission impossible, l’inception. Il est hanté par son passé comme un cinéaste parsème son film de souvenirs plus ou moins conscients. Je ne vous dirai pas si Cobb réussit sa mission mais celle de Nolan est en tout cas plus que réussie. N’est-ce pas là la plus belle mission du cinéma que de nous faire partager un rêve ? Le spectateur est en totale symbiose avec ce que vivent les personnages jusqu’à cette impression de chute qui les réveille des rêves qu’ils construisent et qu’il nous arrive à nous aussi (à moi en tout cas) d’avoir au réveil. Christopher Nolan nous plonge ainsi dans les méandres fascinants du subconscient mais aussi dans ceux de la réalisation cinématographique dont ils sont la métaphore.  

 A la manière des films d’espionnage dont il dit s’être inspiré, Christopher Nolan nous immerge dès le début en pleine action comme ces rêves dont vous ne vous souvenez plus du début et qui commencent sur une plage, comme ici, ou ailleurs.  Il nous embarque alors aux quatre coins du monde, plus exactement dans six pays sur quatre continents différents (Tokyo, Los Angeles, Londres, Tanger, Paris, Calgary sont ainsi les différents lieux de tournage) pour un voyage sans cesse surprenant.

 Plutôt que de bâtir un univers science-fictionnel qui nous aurait été totalement étranger le cinéaste a préféré donner réalité et réalisme à l’insaisissable, aux rêves, pour que nous nous immergions plus facilement dans son univers et pour que  celui-ci nous paraisse familier et pour que l’idée de ces différents niveaux de rêves, si abstraite et complexe a priori, soit simple et limpide à l’écran. Quelle gageure que de parvenir à cela. Un puzzle dont le spectateur est aussi l’artisan et dont Aria(d)ne détient le fameux fil. La mémoire, la distorsion du temps, l’illusion autant de thèmes que Christopher Nolan avait déjà abordés dans ses précédents films et dont il décèle ici le meilleur.

 Au-delà de l’immense talent de metteur en scène et de scénariste de Christopher Nolan l’interprétation est aussi remarquable, en particulier celle de Leonardo DiCaprio qui confirme être le meilleur acteur de sa génération et qui, après Shutter Island (avec lequel ce film présente d’ailleurs de nombreux points communs, ce qui est un compliment puisque « Shutter Island » était pour moi jusqu’à présent le meilleur film de l’année ), montre encore un nouveau visage et un jeu toujours aussi captivant, intense, entremêlant subtilement une foule d’émotions, parfois dans une même scène. Impossible aussi de ne pas évoquer la musique de Hans Zimmer qui dans le dernier plan fait surgir une irrépressible émotion avec une force rare qui m’a réellement faîte chavirer.

 Un film inclassable qui ne mêle pas seulement les dimensions mais aussi les genres : film d’amour avec sa femme fatale et ses sentiments éternels et obsédants, thriller, film d’action (bien sûr de spectaculaires explosions mais aussi des prouesses architecturales que je vous laisse découvrir), film de science-fiction, voyage cathartique. Un film gigogne d’une rare ingéniosité, sinueux et étourdissant. Un dédale de rêves : sans doute est-ce la plus belle définition du cinéma auquel il rend hommage et dont il est le miroir.

 Plus qu’un film, une expérience vertigineuse, dont le dernier plan, même après une seconde projection, m’a laissée en apesanteur, comme grisée par un tour de manège délicieusement enivrant. A l’image des idées toujours fixées sur le subconscient un film qui vous laisse une empreinte inaltérable. Un film qui se vit plus qu’il ne se raconte, qui nous plonge en plein rêve.

 La quintessence du cinéma : un rêve partagé qui distord le temps, défie la mort. Enfin il nous rappelle ce que nous ne devrions pas oublier ou craindre : ne jamais avoir peur de rêver trop grand.

inception2.jpg

00:35 Écrit par Sandra Mézière dans AVANT-PREMIERES | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

04/07/2010

Festival Paris Cinéma (épisode 2) : Vidéos et résumé de la Master Class de la pétillante Jane Fonda à la Filmothèque

P1010438.JPG
P1010439.JPG
P1010440.JPG
P1010442.JPG
P1010447.JPG
P1010450.JPG
P1010449.JPG
P1010451.JPG
P1010434.JPG

Hier après-midi avait lieu le deuxième grand événement de ce Festival Paris Cinéma 2010, après l’ouverture avec Woody Allen : la master class de Jane Fonda. La petite rue Champollion où se trouve la Filmothèque du Quartier Latin et où se déroulait la master class a connu hier une fébrilité inhabituelle. C’est dans une petite salle chaleureuse et intime sous le regard bienveillant d’un portrait warholien de Marylin que s’est ainsi déroulée cette master class. Jane Fonda est arrivée avec… sa silhouette longiligne, son regard pétillant et… son petit chien dans les bras, accompagnée de son compagnon avant de s’asseoir aux côtés de Fabrice Leclerc, rédacteur en chef de Studio CinéLive qui a dirigé l’interview. En quelques secondes le ton était donné : celui d’un humour décapant, d’un regard lucide et souvent ironique sur le milieu du cinéma (et surtout sur elle-même !), d’une véritable interaction avec le public et d'une énergie débordante. Une actrice aussi généreuse, malicieuse que talentueuse dotée d’une franchise salutaire et d’un humour et d’une bonne humeur communicatifs qui semblait réellement heureuse d’être là mais aussi une actrice engagée qui surtout ne veut pas être mise dans une case, elle a bien raison tant elle est unique et inclassable. Un moment rare. Une comédienne dans tous les (bons) sens du terme, s’inquiétant malicieusement de la lumière, ironisant sur son compagnon, demandant des nouvelles de son chien pendant la master class, passant du Français (qu’elle parle impeccablement) à l’Anglais. Jane Fonda a tourné avec les plus grands ( Cukor, Vadim, Penn, Pollack, Losey, Pakula, A.Penn…), le sujets ne manquaient donc pas.

Dans les vidéos ci-dessous (10 vidéos seront bientôt en ligne, vous en trouverez la première partie ci-dessous), vous l’entendrez parler (toujours avec beaucoup d’humour) du film qu’elle tourne actuellement en France et de ses partenaires dans le film, de Roger Vadim, de Marlon Brando, d’Alain Delon, du cinéma français, du cinéma américain, de son père Henri Fonda, de ses engagements contre la guerre au Vietnam… et de bien d’autres sujets.  Je vous conseille vraiment de les regarder ! Pour le reste en voici un petit résumé ci-dessous :

Jane Fonda a d’abord évoqué le film qu’elle tourne actuellement en France, précisant qu’elle l’avait accepté sans lire le scénario (pour les acteurs !), un film sur la vieillesse a-t-elle précisé. Elle est ensuite revenue sur ses débuts disant qu’elle était devenue actrice « par hasard », qu’elle ne voulait pas être actrice mais qu’elle ne savait pas quoi faire pour gagner sa vie. Elle a également dit toute son admiration pour son père Henri Fonda que ce soit « en tant qu’acteur, être humain ou peintre », son père avec qui elle a tourné dans « La Maison du lac ». Elle a ainsi évoqué les difficultés pour monter le film car « personne ne voulait d’un film avec un couple de vieux » et c’est finalement ce film qui a permis à Henri Fonda d’obtenir un Oscar à la toute fin de sa carrière. Elle a ensuite évoqué Cukor pour qui elle a, selon elle, tourné « dans de mauvais films ». Elle a ensuite parlé de « Barbarella », film pour lequel elle était le « troisième choix après Brigitte Bardot et Sophia Lauren ».  A la question sur les raisons pour lesquelles elle accepte un rôle, avec beaucoup d’humour … et d’honnêteté elle a répondu : « parfois c’est le scénario, parfois c’est le besoin d’argent qui fait accepter un film », « Ce que j’aime au cinéma c’est qu’on n’est pas seuls ». A propos de sa filmographie dans les années 80 : « Je manquais de foi, j’ai décidé d’arrêter. Je voulais être activiste tout le temps. J’étais tellement malheureuse que je ne pouvais plus continuer à jouer. C’est difficile quand on a mon âge de recommencer ». Sur une question sur ce qu’elle aime dans le cinéma Français, elle parlé de Truffaut, de Lelouch (citant « Un homme et une femme »), de Simone Signoret, de Renoir (citant « La Règle du jeu »). Quant à Hollywood selon elle « il y a de moins en moins de bons films car ils prennent de moins en moins de risques. C’est maintenant la télévision qui prend des risques ». Le cinéma est loin d’être toute sa vie : « J’ai autre chose dans la vie : j’écris des livres, j’ai un ami, j’ai un chien, je voyage, je milite… ».  Elle a enfin évoqué la guerre du Vietnam, notamment la photo qui avait fait scandale (celle où elle posait sur un char anti-missiles vietnamien) disant que c’était à l’époque « un manque complet de jugement » qu’elle « regrette énormément. » Pour tout le reste de son engagement qui a parfois été (mal) interprété comme de l’anti-américanisme elle dit avoir été « très contente d’avoir fait ça ».

Si vous n’avez pas ou assister à la master class, sachez que vous pourrez retrouver Jane Fonda ce soir, au MK2 Bibliothèque pour la Projection en sa présence de « Klute » d'Alan J. Pakula  le dimanche 4 juillet à 19h30 et regardez les vidéos ci-dessous !

Retrouvez également ma critique de « La Poursuite impitoyable » d’Arthur Penn (avec Jane Fonda, Marlon Brando, Robert Redford…en cliquant ici)

poursuite10.jpg
poursuite6.jpg

LES FILMS AVEC JANE FONDA PROJETES DANS LE CADRE DU FESTIVAL

  Barbarella, Roger Vadim

-  Le Cavalier électrique, Sydney Pollack

-  Les Félins, René Clément

-  Julia, Fred Zinnemann                              

-  Klute, Alan J. Pakula

-  La Maison du lac, Mark Rydell

-  On achève bien les chevaux, Sydney Pollack

-  Les Poupées de l’espoir, Daniel Petrie

-  La Poursuite impitoyable, Arthur Penn

-  Le Retour, Hal Ashby

-  La Rue chaude, Edward Dmytryk

-  Le Syndrome chinois, James Bridges

-  Tout va bien, Jean-Luc Godard, Jean-Pierre Gorin

 Renseignements pratiques : http://www.pariscinema.org/fr/programmes-2010/invites/invites.html

 FILMOGRAPHIE DE JANE FONDA ET RECOMPENSES

Oscar :

1970 : nomination en tant que meilleure actrice, On achève bien les chevaux

1971 : meilleure actrice, Klute

1978 : nomination en tant que meilleure actrice, Julia

1978 : meilleure actrice, Le Retour

1980 : nomination en tant que meilleure actrice, Le Syndrome chinois

1982 : nomination en tant que meilleure actrice de soutien, La Maison du lac

1987 : nomination en tant que meilleure actrice, Le Lendemain du crime

 Golden Globes :

1961 : actrice au meilleur potentiel

1971 : meilleure actrice dans un film (drame), Klute

1972 : actrice mondialement favorite

1977 : meilleure actrice dans un film (drame), Julia

1978 : actrice mondialement favorite

1978 : meilleure actrice dans un film (drame), Le Retour

 Autres

1984, Emmy Awards, The Dollmaker

 Filmographie

1960 : La Tête à l'envers (Tall Story) de Joshua Logan : June Ryder

1962 : La Rue chaude (Walk on the Wild Side) d'Edward Dmytryk

1962 : Les Liaisons coupables (The Chapman Report) de George Cukor

1962 : L'École des jeunes mariés (Period of Adjustment) de George Roy Hill

1963 : Dans la douceur du jour (In the Cool of the Day) de Robert Stevens

1963 : Un dimanche à New York (Sunday in New York) de Peter Tewksbury

1964 : Les Félins de René Clément : Melinda

1964 : La Ronde de Roger Vadim

1965 : Cat Ballou d'Elliot Silverstein

1966 : La Poursuite impitoyable (The Chase) d'Arthur Penn

1966 : La Curée de Roger Vadim

1966 : Chaque mercredi (Any Wednesday) de Robert Ellis Miller

1967 : Pieds nus dans le parc (Barefoot in the Park) de Gene Saks

1967 : Que vienne la nuit (Hurry Sundown) d'Otto Preminger

1968 : Histoires extraordinaires, sketch Metzengerstein de Roger Vadim : la comtesse Frederica

1968 : Barbarella de Roger Vadim : Barbarella

1968 : On achève bien les chevaux (They Shoot Horses, Don't They?) de Sydney Pollack

1971 : Klute de Alan J. Pakula

1972 : Tout va bien de Jean-Luc Godard, Jean-Pierre Gorin

1972 : F.T.A de Francine Parke

1973 : Steelyard blues d'Alan Myerson

1973 : Maison de poupée (A Doll's House) de Joseph Losey

1973 : We Can't go Home Again

1976 : L'Oiseau bleu (The Blue Bird) de George Cukor

1977 : Touche pas à mon gazon (Fun with Dick and Jane) de Ted Kotcheff

1977 : Julia de Fred Zinnemann

1978 : Le Retour (Coming Home) d'Hal Ashby

1978 : Le Souffle de la tempête (Comes a Horseman) d'Alan J. Pakula

1978 : California Hôtel (California Suite) d'Herbert Ross

1980 : Le Cavalier électrique (The Electric Horseman) de Sydney Pollack

1979 : Le Syndrome chinois (The China Syndrome) de James Bridges

1980 : Comment se débarrasser de son patron (Nine to Five|9 to 5) de Colin Higgins

1981 : La Maison du lac (On Golden Pond) de Mark Rydell

1981 : Une femme d'affaires (Rollover) d'Alan J. Pakula

1984 : Les Poupées de l'espoir (The dollmaker) de Daniel Petrie (TV) : Gertie Nevels

1985 : Agnès de Dieu (Agnes of God) de Norman Jewison

1986 : Le Lendemain du crime (The Morning After) de Sidney Lumet

1987 : Leonard Part 6

1989 : Old Gringo de Luis Puenzo

1990 : Stanley & Iris de Martin Ritt

1990 : Mandela in America

1994 : A Century of Cinema

2002 : Searching for Debra Winger de Rosanna Arquette (documentaire)

2005 : Sa mère ou moi ! (Monster-in-Law) de Robert Luketic

2007 : Georgia Rule de Garry Marshall

Tell Them Who You Are (produit en 2004, pas de date de sortie annoncée)

 Autobiographie

Jane Fonda, Ma vie (traduit de l'anglais (États-Unis) par Marie-Hélène Dumas). Paris : éditions Plon, 2005. 590 pp.-[48] pp. de pl., 24 cm. ISBN 2-259-20281-0. Titre original : My life so far.

Ma sélection Paris Cinéma du jour :

Aujourd’hui, ne manquez pas « Klute » d’Alan J.Pakula, à 19H30, au MK2. Vous pouvez également assister à l’avant-première de  « L’Age de raison » de Yann Samuell, à 19H, au Gaumont Opéra Capucines, présenté par le réalisateur et en présence de la comédienne Sophie Marceau. Par ailleurs, la compétition débute aujourd'hui avec le film roumain "If I want to whistle, I whistle" de Florin Serban. (à 21H, au mk2 Bibliothèque).

A suivre: mes critiques des deux excellents films vus hier: "Amore" de Luca Guadagnino et "Les Amours imaginaires" de Xavier Dolan.

14:07 Écrit par Sandra Mézière dans FESTIVAL PARIS CINEMA 2010 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

01/07/2010

Ouverture du Festival Paris Cinéma 2010 avec Woody Allen, ce soir : suivez mes pérégrinations de jurée sur ce blog du 1er au 14 juillet

 

ouvertureparis 001.JPG

Vous le savez, je fais partie du jury blogueurs du Festival Paris Cinéma 2010. Je me réjouis de cette nouvelle expérience immersive dans un festival de cinéma, 12 ans après avoir fait partie d’un jury pour la première fois, dans cette même ville (comme je vous le racontais, ici). Je vous ferai donc partager mes pérégrinations au jour le jour, en vous conseillant également quotidiennement les films à voir. Vous pouvez d’ores et déjà trouver ici des articles consacrés à certains films projetés dans le cadre du festival (voir liens plus bas).

 Le coup d’envoi sera donné ce soir avec  la projection de « You will meet a tall dark stranger » de Woody Allen (cliquez ici pour lire ma critique du film et accéder à mon dossier consacré à Woody Allen), en sa présence. Vous pourrez bien entendu lire ici dès demain le compte rendu de cette soirée et d’ores et déjà la critique du film que j’avais vu à Cannes à l’occasion de sa programmation hors compétition.

13 jours qui s’annoncent particulièrement riches pour Inthemoodforcinema.com puisque, comme je vous l’annonçais dans l’article précédent, j’aurai également le plaisir d’interviewer une partie de l’équipe d’ « Inception » de Christopher Nolan, la semaine prochaine.

 Dans les liens ci-dessous vous trouverez également toutes les informations pratiques pour plonger vous aussi « In the mood for Paris cinema » !

 Rendez-vous ici demain pour le premier épisode de mes mésaventures de jurée…

"L'autre monde" de Gilles Marchand

"La Poursuite impitoyable" d'Arthur Penn

Ma sélection de films du Festival Paris Cinéma 2010 à ne pas manquer

Conférence de presse du Festival Paris Cinéma, programme et informations pratiques

Site officiel du Festival 

14:16 Écrit par Sandra Mézière dans FESTIVAL PARIS CINEMA 2010 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

25/06/2010

Fête du cinéma 2010: ma sélection de films à voir... et à ne pas voir

fête.jpg

Demain débute la fête du cinéma  dont ce sera cette année la 26ème édition. Elle aura lieu du 26 juin au 2 juillet 2010. Désormais étendue à 7 jours et à cheval sur 2 semaines cinématographiques, elle permet ainsi de faire le plein de cinéma, partout en France!

Le principe reste le même: pour l'achat d'une place au tarif en vigueur de la séance, une carte Fête du Cinéma est remise au spectateur. Grâce à celle-ci il peut accéder à toutes les séances suivantes au tarif de 3 euros la séance.

Voici ma sélection des films à voir... et à ne pas voir: (cliquez sur les noms des films pour accéder à leurs critiques)

A voir absolument:

 "Tournée "de Mathieu Amalric (sortie en salles le 30 juin)

clotureCannes 051.JPG
tournée4.jpg

"Copie conforme" de Kiarostami

copie.jpg
clotureCannes 076.JPG
ghostwriter.jpg

A voir:

"Eyes of war"  de Danis Tanovic

eyes.jpg

"Robin des bois" de Ridley Scott

robin67.jpg
Cannes20101 020.JPG

A voir éventuellement:

"L'Illusionniste" de Sylvain Chomet

illusionniste.jpg

"Sex and the city 2 " de Michael Patrick King

city.jpg

A ne pas voir:

"Fatal" de Michael Youn

fatal.jpg

"L'agence tous risques " de Joe Carnahan

agence1.jpg

"Les meilleurs amis du monde" de Julien Rambaldi

amis.jpg

Autres films à l'affiche (que je n'ai pas encore vus):

"Kiss & Kill", "Top Cops" , "Trop belle"  ou encore "Shrek 4, il était une fin" ( sortie en salles le 30 juin),  "Les Mains en l'air" de Romain Goupil", "Bébés" , "Baaria" , "Dog Pound", "La tête en friche", "Les petits ruisseaux"...

11:30 Écrit par Sandra Mézière | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |