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<title>IN THE MOOD FOR CINEMA</title>
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<lastBuildDate>Sat, 04 Feb 2012 08:59:42 +0100</lastBuildDate>
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<title>Conférence de presse des Deauville Green Awards: un nouveau festival de cinéma à Deauville, consacré au développement durable</title>
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<author>noreply@inthemoodforcinema.com (Sandra Mézière)</author>
<category>IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné)</category>
<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 18:27:09 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/02/00/678489404.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3376808&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/02/00/1597689739.jpg&quot; alt=&quot;green2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/1759073812.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3419347&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/2569396241.JPG&quot; alt=&quot;deauvillegreenawards 003.JPG&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avant-hier, à la Société Civile Des Auteurs Multimédias, à Paris,&amp;nbsp;avait lieu la conférence de presse des Deauville Green Awards, troisième festival de cinéma deauvillais (après le Festival du Cinéma Américain dont ce sera cette année la 38ème édition et après le Festival du Film Asiatique dont ce sera cette année la 14ème édition, deux festivals que je vous ferai par ailleurs suivre ici et sur &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com&quot;&gt;In the mood for Deauville&lt;/a&gt;,&amp;nbsp;en direct comme chaque année), ce qui tombe d'autant mieux que la thématique 2012 de Deauville, comme je vous l'annonçais avant-hier, sera le cinéma.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Jean-Charles Pentecouteau, président des Deauville Green Awards, Georges Pessis, son délégué général, François Morgant, son vice-président et enfin, Philippe Augier, le Maire de Deauville ont ainsi présenté cette nouvelle belle manifestation, qui verra le jour à Deauville les 11 et 12 avril prochains, dont l'ambition est de valoriser les bonnes pratiques dans le domaine du développement durable mais aussi les échanges professionnels. Ce sera ainsi le premier festival international&amp;nbsp;du film corporate pour l'écologie et le développement durable avec une compétition professionnelle tournée vers l'international mais aussi un véritable forum de rencontres et de débats pour les professionnels de la communication audiovisuelle.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Philippe Augier a ainsi expliqué les raisons pour lesquelles le soutien de la ville de Deauville était naturel:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-d'abord parce que Deauville est une ville de festivals, de rencontres, de partages&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-ensuite, parce que Deauville a mis en place une charte du développement durable avec des mesures telles que le renouvellement progressif du parc automobile mais aussi des actions de sensibilisation auprès des populations.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-enfin parce que Deauville est la ville du cinéma, a&amp;nbsp;&amp;nbsp;fortiori cette année puisque ce sera la thématique de cette année 2012, Deauville &quot;renforçant ainsi sa capacité évènementielle avec une thématique par année&quot;. Deauville est par ailleurs une ville de tournage.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Près de 40% des films présentés viendront de l'étranger: Belgique, Suède, Allemagne, Suisse, Australie, Arabie Saoudite... Ils ne se cantonneront pas à l'environnement puisque le développement durable concerne aussi les problèmes sociétaux ou économiques.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les jurés&amp;nbsp; (le jury est composé d'experts de la communication et du développement durable) jugeront les films à domicile selon 5 critères:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;1. La réalisation&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;2. L'image/ Les effets visuels&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;3.La musique/ Le son&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;4.La pertinence de l'information&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;5. L'efficacité du message&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une séance publique permettra aux Deauvillais de voir les films primés, la contrepartie demandée par la ville, même si ce festival sera avant tout destiné aux professionnels.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si cela vous intéresse, si vous avez réalisé un film d'entreprise sur le développement durable, vous avez jusqu'au 1er mars pour l'inscrire (avec un surcoût pour l'inscription après le 15 février). Tout film est accepté y compris venant de la publicité. Le film doit traiter de l'entreprise mais ne doit pas forcément venir de l'entreprise. 22 catégories et 11 thématiques sont prévus.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le trophée du festival sera une Asteria, une étoile de mer, symbole de l'eau, de l'air, du feu, de la terre, du temps des Grecs. Dans la mythologie grecque, Astéria est la fille du Titan Coéos et de sa sœur Phébé et que, selon Hésiode, Astéria est la mère d'Hécate, qu'elle conçut avec Persès le Titan. Elle fut aimée et poursuivie par Zeus. Pour lui échapper, elle se transforma en caille et plongea dans la mer et à cet endroit apparut l'île d'Astérie plus tard nommée Délos.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour en savoir plus sur ce festival, pour inscrire vos films: &lt;a href=&quot;http://www.deauvillegreenawards.com&quot;&gt;http://www.deauvillegreenawards.com&lt;/a&gt; / &lt;a href=&quot;mailto:contact@deauvillegreenawards.com&quot;&gt;contact@deauvillegreenawards.com&lt;/a&gt; /&lt;/p&gt;
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<title>Critique de &quot;Sur la planche&quot; de Leila Kilani (mention spéciale du jury du Festival Paris Cinéma 2011)</title>
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<author>noreply@inthemoodforcinema.com (Sandra Mézière)</author>
<category>IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné)</category>
<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 22:44:43 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/02/926010971.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3110844&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/02/644356107.jpg&quot; alt=&quot;planche.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a trois films que vous ne devez pas manquer cette semaine, trois films &quot;indépendants&quot; que j'ai découverts dans des festivals, les deux premiers au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2011 et le troisième au Festival Paris Cinéma: &quot;Another happy day&quot; de Sam Levinson fils d’un certain Barry- &amp;nbsp;(avec Ellen Barkin, Ezra Miller, Kate Bosworth, Demi Moore, Thomas Haden Church, George Kennedy, Ellen Burstyn) est ainsi une comédie acide et parfois tendrement cruelle (tendrement parce que Sam Levinson porte un regard finalement plein de compréhension sur ses personnages sans toutefois les épargner) dans laquelle un mariage devient le révélateur des rancœurs et des fêlures des différents membres d’une famille, puis&amp;nbsp;&quot;Detachment&quot; de Tony Kaye (je vous recommande vraiment de regarder mes vidéos du réalisateur Tony Kaye au dernier Festival du Cinéma Américain de Deauville, grand moment d'émotion du festival, en cliquant &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2012/01/05/detachment-de-tony-kaye-retrouvez-mes-videos-inedites.html&quot;&gt;ici).&amp;nbsp;&lt;/a&gt; Dans ce film, Adrien Brody incarne&amp;nbsp;Henry Barthes, un professeur remplaçant, remplaçant afin de ne pas s’investir avec ses élèves tout comme il s’évertue à ne pas s’investir avec les femmes. Il se rêve en homme désincarné dans une salle vide&amp;nbsp;; lui qui incarnera pourtant le visage de l’espoir. Avec une poésie sombre, Tony Kaye, dans le fond comme dans la forme, rend hommage à l’art, ici salvateur, et à ces êtres qui ne se comprennent pas mais finalement si proches dans leurs fêlures, leur solitude, leur besoin d’écoute. Adrien Brody lui ne fuit pas son rôle (qui parle justement de fuite)&amp;nbsp;mais est au contraire d’une présence époustouflante, assumant les contradictions de son personnage, bouleversant.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais revenons-en à &quot;Sur les planches&quot; qui&amp;nbsp;débute dans&amp;nbsp;la zone portuaire de Tanger où Badia et son amie Inane travaillent comme «&amp;nbsp;filles crevettes&amp;nbsp;» (dans une usine où elles trient des crevettes) tout en rêvant de devenir «&amp;nbsp;filles textiles&amp;nbsp;», en tout cas d’échapper à leur condition. &amp;nbsp;Badia est écorchée vive et même enragée, obsédée par la propreté de son corps qui, pour elle, porte constamment l’odeur de sa condition qu’elle juge dégradante. Elles vont rencontrer deux autres jeunes filles qui comme elles, le soir venu, séduisent des hommes que Badia et Inane ont pour habitude de voler ensuite. Le quatuor va alors faire équipe…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Ex-journaliste indépendante, et réalisatrice de documentaires, Leila Kilani réalise ici son premier long-métrage de fiction, déjà présenté à la Quinzaine des Réalisateurs (mais alors qu’il avait déjà été sélectionné par Paris Cinéma).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Sa caméra traque, débusque, encercle la rage, la détresse folle, la détermination furieuse de Badia, épousant sa révolte, son combat contre la résignation, et sa folie désespérée.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;La jeune actrice (débutante&amp;nbsp;!) qui interprète Badia est impressionnante et révèle autant une actrice qu’une réalisatrice remarquables dont le cinéma qui donne le sentiment d’être pris sur le vif, profondément humain mais aussi sans concession, la vivacité, la nervosité de la réalisation, cette fatalité ( pente irrémédiablement glissante&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;sur la planche&amp;nbsp;»), le sentiment d’urgence qui s’en dégage et la qualité de la direction d’acteurs rappellent les Dardenne. Un cinéma pareillement centré sur ses personnages, fragiles et déterminés, écorchés vifs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Autre personnage du film&amp;nbsp;: Tanger dont elle occulte la blancheur pour en révéler la noirceur (la seule blancheur est celle clinique, carcérale et redoutable de l’usine où travaillent Badia et son amie), Tanger filmée non pas sous un soleil éclatant mais constamment sous des pluies diluviennes, horizon obscurcie comme celui de ces jeunes filles.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Un film d’autant plus troublant, que sa rage, sa révolte sont en résonance avec les récentes révolutions arabes qu’il précède pourtant. Un film coup de poing qui, après cette course contre une âpre réalité, nous laisse «&amp;nbsp;à bout de souffle&amp;nbsp;» comme son écriture hachée, faussement désordonnée qui résonne comme un cri de colère et de douleur. Un film que j'avais préfèré à &quot;La guerre est déclarée&quot;, grand vainqueur du dernier Festival Paris Cinéma.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Regardez ma vidéo de la réalisatrice au dernier Festival Paris Cinéma.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/festival-paris-cinema-2011/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;Cliquez ici pour retrouver tous mes articles consacrés au Festival Paris Ci&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;néma 2011.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Le cinéma, thème de l'année 2012 pour la ville de Deauville: Deauville made in cinema</title>
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<author>noreply@inthemoodforcinema.com (Sandra Mézière)</author>
<category>IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné)</category>
<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 17:50:34 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/01/02/1651568490.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3415884&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/01/02/2531504872.jpg&quot; alt=&quot;madeindeauville.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Deauville est une ville indissociable du cinéma dans l'esprit de beaucoup ... et dans le mien a fortiori puisque c'est là que naquit ma passion pour le cinéma, il y a plus de 18 ans, lorsque je découvris Deauville...et par la même occasion le Festival du Cinéma Américain où chaque année, quoiqu'il arrive, je suis retournée depuis. Deux passions indissociables au point d'y consacrer un blog entier &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com&quot;&gt;http://www.inthemoodfordeauville.com&lt;/a&gt; ...(&lt;em&gt;et même&amp;nbsp;plusieurs des 13&amp;nbsp;nouvelles d'un recueil que vous pouvez au passage soutenir&amp;nbsp;en vous&amp;nbsp;inscrivant&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;comme &lt;a href=&quot;http://www.mymajorcompanybooks.com/#!/signup/editeur&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&quot;éditeur&quot;(gratuit et rapide) sur My Major Company Books en cliquant ICI &lt;/a&gt;puis en vous inscrivant comme &quot;&lt;a href=&quot;http://www.mymajorcompanybooks.com/meziere&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;fan&quot; de ma page My Major Company Books( en cliquant sur le coeur sur ma page), page à laquelle vous pouvez accéder en cliquant ICI &lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;, puis&amp;nbsp;en notant&amp;nbsp;et éventuellement commentant.&lt;!--wizard:text--&gt;.)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Quelques années plus tard, je découvrais aussi le Festival du Film Asiatique de Deauville où je retourne également chaque année, quoiqu'il arrive. Mais bien avant de déambuler sur les célèbres planches, je les avais admirées dans le film de Claude Lelouch, &quot;Un homme et une femme&quot; aussi pour beaucoup dans la réputation de ville&amp;nbsp;cinématographique de Deauville. C'est ainsi&amp;nbsp;là que,&amp;nbsp;le 13 septembre 1965, Claude Lelouch arrive et change le destin de Deauville...et réciproquement. Après l'échec de son dernier film,&amp;nbsp;il prend alors sa voiture, roule jusqu'à épuisement en allant vers Deauville où il s'arrête à 2 heures du matin en dormant dans sa voiture. Réveillé le matin par le soleil, il voit une femme depuis sa voiture, étonné de la voir marcher avec un enfant et un chien. Sa «&amp;nbsp;curiosité est alors plus grande que la tristesse&amp;nbsp;». Il commence à imaginer ce que peut faire cette femme sur cette plage, avec son enfant, à cette heure matinale. Cela donnera «&amp;nbsp;Un homme et une femme&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec «&amp;nbsp;Un homme et une femme&amp;nbsp;» Claude Lelouch a signé une histoire intemporelle, universelle avec un ton très personnel et poétique. La plus simple du monde et la plus difficile à raconter.&amp;nbsp;Celle de la rencontre d'un homme et une femme, de la rencontre de deux solitudes blessées. Il prouve que les plus belles histoires sont les plus simples et que la marque du talent est de les rendre singulières et extraordinaires. Et surtout il a ainsi immortalisé Deauville, l'inscrivant comme ville romantique et cinématographique&amp;nbsp;dans la mémoire collective.&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/378355615.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2273502&quot; style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block; border-width: 0px;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/536519205.jpg&quot; alt=&quot;un-homme-et-une-femme.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/1478085923.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2273505&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/718463102.jpg&quot; alt=&quot;lelouch.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;D'ailleurs, je ne connais pas ou très peu d'endroits dont la réjouissante mélancolie, la beauté lunatique, la lumière éblouissante soient de telles sources d'inspiration.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/02/858667320.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3269514&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/02/2752403631.JPG&quot; alt=&quot;deauvilleplanchesontact 1850.JPG&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En 2010, à l'occasion des 150 ans de la ville de Deauville, le Maire Philippe Augier avait eu l'idée de la célèbrer par un évènement par jour. En 2011, Deauville fêtait l'anniversaire de la Normandie. Et ainsi, désormais, chaque année, la ville de Deauville aura une thématique différente. Pour mon plus grand bonheur, la thématique 2012 sera ainsi le cinéma avec, d'abord, la création d'un nouveau festival, les Deauville Green Awards (dont la conférence de presse a eu lieu ce matin, je vous en parle dans l'article suivant), un festival du film corporate pour l'écologie et le développement durable. Encore un nouveau festival à Deauville me direz-vous après &quot;Planche(s) contact&quot;, le festival de photographie dont vous aviez pu lire &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2011/10/31/compte-rendu-du-festival-planche-s-contact-de-deauville-2011.html&quot;&gt;mon compte-rendu ici&lt;/a&gt; et dont c'était la deuxième édition, en 2011 mais, après tout, le cadre de Deauville leur sied si bien que nous aurions tort de nous en priver.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/02/00/678489404.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3376808&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/02/00/1597689739.jpg&quot; alt=&quot;green2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Deauville, avant d'être une ville de festivals, est&amp;nbsp;néanmoins&amp;nbsp;une ville de tournages parmi lesquels, &quot;Bob le Flambeur&quot;, le premier film de Jean-Pierre Melville, &quot;le Baron de l'Ecluse&quot; de Jean Delannoy et beaucoup d'autres (j'y reviendrai)&amp;nbsp;sans oublier les nombreuses stars du septième art qui y séjournèrent ou même y vécurent.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/02/02/936085619.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3415910&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/02/02/1649475814.jpg&quot; alt=&quot;bob.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Parmi les évènements de cette année du cinéma, en voici quelques uns&amp;nbsp;(auxquels d'autres seront prochainement ajoutés, je vous en informerai bien entendu):&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-Le 12 février, un hommage à &quot;Jules et Jim&quot;, avec une deuxième édition de &quot;L'amour en toutes lettres&quot;, sur la scène du Théâtre du Casino, un spectacle musical qui explore l'univers des passions amoureuses qui ont inspirées François Truffaut, à l'occasion des 50 ans de &quot;Jules et Jim&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/00/00/3677935377.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3415929&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/00/00/2565716465.jpg&quot; alt=&quot;jules.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-Le récit de l'histoire&amp;nbsp;du cinéma Le Morny et la visite de la cabine par la famille Lechanteur qui l'exploite depuis 1949 (date de l'évènement&amp;nbsp;encore inconnue)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-Le 28 Avril: Dans le cadre du Salon &quot;Livres et Musiques&quot; projection d'un documentaire sur Michel Petrucciani en présence du biographe Benjamin Halay et de Roger Taillot qui le rencontra lors de ses passages à Deauville dans le cadre du festival &quot;Swing in Deauville&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-Le 29 Avril également, Deauville rendra hommage à Sacha Guitry avec la projection de son avant-dernier film &quot;Assassins et voleurs&quot; qui y fut tourné en 1955.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-Le 29 avril, en présence de l'auteur et réalisateur David Foenkinos, sera projeté &quot;La Délicatesse&quot;. La projection du film sera suivie d'une rencontre entre David Foenkinos et Asa Mader, un cinéaste américain en résidence à Deauville,&amp;nbsp;sur l'adaptation littéraire. Vous pourrez retrouver &lt;a href=&quot;http://inthemoodlemag.com/2011/12/19/critique-de-%C2%AB-la-delicatesse-%C2%BB-de-david-et-stephane-foenkinos/&quot;&gt;ma critique de ce film que je vous recommande vivement, en cliquant ici.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://inthemoodlemag.com/WordPress3/wp-content/uploads/2011/11/delicat2.jpg&quot; rel=&quot;fancybox-gallery&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;size-full wp-image-69&quot; title=&quot;delicat2&quot; src=&quot;http://inthemoodlemag.com/WordPress3/wp-content/uploads/2011/11/delicat2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;375&quot; height=&quot;500&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-&amp;nbsp;Le mois de septembre sera consacré aux monstres sacrés du septième art avec : un hommage à Jean-Pierre Melville, un hommage à Jean Gabin (A l'occasion&amp;nbsp; des Journées Européennes du patrimoine, la ville pourra ainsi se visiter suivant l'itinéraire de légende de l'acteur).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/00/01/2182613809.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3415941&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/00/01/118674002.jpg&quot; alt=&quot;gabin2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-Une nuit de la vidéo pour mettre en lumière des vidéos amateurs tournées à ou sur Deauville. L'ensemble des vidéos fera l'objet d'une projection de nuit cet été, des vidéos soumises au vote du public. Le film primé pourrait être projeté lors du prochain Festival du Cinéma Américain de deauville.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-Trois expositions et visites mettront le septième art à l'honneur avec d'abord, éparpillés en ville des cubes géants servant de supports, de mars à mi-octobre pour exposer les liens de Deauville avec le 7ème art, ensuite&amp;nbsp;une exposition Yul Brynner du 13 juillet au 30 novembre (l'acteur américain était aussi photographe, et a notamment photographié le Pays d'Auge où se situait sa résidence secondaire),&amp;nbsp; enfin &amp;nbsp;du 31 août au 9 septembre, une exposition des affiches du Festival du Cinéma Américain, place Morny. Des visites guidées &quot;Deauville et le cinéma&quot; sont également prévues à partir du 7 Avril.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-Bien évidemment le Festival du Film Asiatique du 7 au 11 mars et le Festival du Cinéma Américain, du 31 août au 9 septembre,&amp;nbsp;2 festivals que vous pourrez suivre comme chaque année sur ce blog ainsi que sur mon nouveau&amp;nbsp;magazine&amp;nbsp;en ligne&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://inthemoodlemag.com/&quot;&gt;http://inthemoodlemag.com&lt;/a&gt; et bien sûr sur&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com&quot;&gt;http://www.inthemoodfordeauville.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-La Saison culturelle célèbre Joseph Kessel, écrivain, familier de Deauville, dont 6 romans ont été adaptés au cinéma.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/00/00/1327339749.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3415951&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/00/00/389169156.jpg&quot; alt=&quot;masque.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-En septembre, Deauville accueillera l’équipe du &lt;em&gt;Masque et la plume &lt;/em&gt;de France Inter, pour un enregistrement public depuis le théâtre du Casino, animé par Jérôme Garcin&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/02/02/283377789.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3415944&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/02/02/455247117.jpg&quot; alt=&quot;peau.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-1 mardi par mois, à 21H,&amp;nbsp; au Cinéma du Casino, sera projeté gratuitement un film révèlé à Deauville:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-6 mars: &quot;Blind shaft &quot; de Li Yang&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-27 mars: &quot;La faute à Fidel&quot; de Julie Gavras&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-10 avril: &quot;Dans la peau de John Malkovich&quot; de Spike Jonze&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-15 mai: &quot;Voyageurs et musiciens de Khyentse Norbu&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;29 mai: &quot;Brodeuses&quot; de Eléonore Faucher&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-19 juin: &quot;The Visitor&quot; de Thomas McCarthy&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-25 septembre : &quot;Photo Obsession&quot; de Mark Romanek&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-23 octobre: &quot;Depuis qu'Otar est parti&quot; de Julie Bertuccelli&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-27 novembre: &quot;Sur la trace du serpent&quot; de Lee Myung-se&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-18 décembre: &quot;Little miss sunshine&quot; de Jonathan Dayton&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-Au mois d'octobre, dans le cadre des Equi'days, sera projeté le film &quot;Sport de filles&quot; de Patricia Mazuy.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/02/02/2180664418.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3415946&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/02/02/1299560209.jpg&quot; alt=&quot;sport.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-Tout au long de l'année, seront organisés des ateliers jeune public avec, pendant les vacances scolaires,&amp;nbsp; une programmation particulière à l'attention des plus jeunes composée de projections et d'ateliers et de ciné-concerts.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Plus d'infos bientôt ici et&amp;nbsp;évidemment&amp;nbsp;sur &lt;a href=&quot;http://www.deauville.fr/&quot;&gt;http://www.deauville.fr&lt;/a&gt;&amp;nbsp;et &lt;a href=&quot;http://www.deauville.org/&quot;&gt;http://www.deauville.org&lt;/a&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Retrouvez également cet article prochainement sur &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com&quot;&gt;http://www.inthemoodfordeauville.com&lt;/a&gt; &amp;nbsp;et &lt;a href=&quot;http://inthemoodlemag.com/&quot;&gt;http://inthemoodlemag.com&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;
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<title>Critique- &quot;Les yeux de sa mère&quot; de Thierry Klifa (ce soir sur Canal +) et interview de l'équipe du film: Catherine Deneuve, Marina Foïs...</title>
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<author>noreply@inthemoodforcinema.com (Sandra Mézière)</author>
<category>A VOIR A LA TELEVISION</category>
<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 12:59:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce soir, à 20H55, sur Canal plus, sera diffusé &quot;Les Yeux de sa mère&quot; de Thierry Klifa. J'avais eu la chance de rencontrer l'ensemble de la prestigieuse équipe du film pour un déjeuner presse. Retrouvez ci-dessous ma critique du film, le récit de ma rencontre avec l'équipe et le résumé de mes interviews tels que publiés l'an passé.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/3348430405.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2942066&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/505820447.jpg&quot; alt=&quot;yeux1.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Parmi mes très nombreuses péripéties au cours de mes pérégrinations festivalières et cinématographiques, depuis déjà une bonne dizaine d’années, celle de ce 14 mars restera parmi les excellents souvenirs puisque, après avoir assisté à la projection du film «&amp;nbsp;Les yeux de sa mère&amp;nbsp;», &amp;nbsp;&amp;nbsp;j’ai partagé un déjeuner presse avec l’équipe du film&amp;nbsp;: Catherine Deneuve, Marina Foïs, Marisa Paredes, Géraldine Pailhas, Nicolas Duvauchelle, Jean-Baptiste Lafarge… mais un peu de patience, avant de vous faire le compte rendu de ce déjeuner et de (presque) tout vous dire sur ces rencontres, place à la critique du film.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;Critique – «&amp;nbsp;Les yeux de sa mère&amp;nbsp;» de Thierry Klifa&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Les yeux de sa mère&amp;nbsp;» est le troisième film de Thierry Klifa, ancien critique de Studio (du temps où il n’était que Studio Magazine et pas encore Studio Ciné Live),&amp;nbsp; après «&amp;nbsp;Une vie à t’attendre&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;Le héros de la famille&amp;nbsp;», il sortira en salles le 23 mars. Après s’être intéressé au père dans «&amp;nbsp;Le héros de la famille&amp;nbsp;», Thierry Klifa (avec son coscénariste Christopher Thompson avec qui il a également coécrit le premier film en tant que réalisateur de ce dernier &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/02/26/avant-premiere-critique-de-bus-palladium-de-christopher-thom.html&quot;&gt;«&amp;nbsp;Bus Palladium&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» auquel il est d’ailleurs fait un clin d’œil dans ce film) s’est, cette fois-ci, intéressé&amp;nbsp; à la mère qu’elle soit présente ou absente.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;A Paris, un écrivain en mal d'inspiration, Mathieu Roussel (Nicolas Duvauchelle) infiltre la vie d'une journaliste qui présente le journal télévisé, Lena Weber (Catherine Deneuve) et de sa fille danseuse étoile, Maria Canalès (Géraldine Pailhas) pour écrire à leur insu une biographie non autorisée. Pendant ce temps, en Bretagne, un garçon de 20 ans, Bruno (Jean-Baptiste Lafarge), qui habite avec ses parents, ne sait pas encore les conséquences que toute cette histoire va avoir sur son existence.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Les yeux de sa mère&amp;nbsp;» débute par le décès du père de Maria, dans les larmes et la douleur. Thierry Klifa revendique ainsi d’emblée le genre du film, celui du mélodrame auquel il est une sorte d’hommage. Un cinéma des sentiments exacerbés, des secrets enfouis, des trahisons amères, des amours impossibles. Un cinéma qui, sans doute, irritera ceux qui, il fut un temps, évoquait ce «&amp;nbsp;cinéma de qualité française&amp;nbsp;» avec un certain mépris&amp;nbsp; mais qui enchantera les autres pour qui comme disait Gabin &quot;pour faire un bon film il faut trois choses: une bonne histoire, une bonne histoire et une bonne histoire&amp;nbsp;» et ceux pour qui le cinéma doit faire preuve de la flamboyance et de l’exaltation qui font parfois défaut à l’existence.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Depuis son succès, dix ans auparavant intitulé «&amp;nbsp;Palimpseste&amp;nbsp;», à l’image d’un palimpseste qui justement se construit par destruction et reconstruction successive, Mathieu, écorché par la vie, ayant perdu sa mère jeune, va donc d’abord s’acharner à déconstruire, au départ sans se soucier des conséquences, étant un peu «&amp;nbsp;hors de l’existence&amp;nbsp;» à l’image du personnage de Stephan interprété par Daniel Auteuil dans &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2011/01/08/critique-de-un-coeur-en-hiver-de-claude-sautet-1992-avec-dan.html&quot;&gt;«&amp;nbsp;Un cœur en hiver&amp;nbsp;»&lt;/a&gt; que Thierry Klifa a d’ailleurs conseillé à Nicolas Duvauchelle de revoir. Mathieu, c’est Nicolas Duvauchelle un peu inquiétant, un peu ailleurs, qui en voulait déconstruire la vie des autres va, peut-être, se reconstruire.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Les yeux de sa mère&amp;nbsp;» est un film dense et ambitieux avec beaucoup de séquences. Cela va vite, presque trop, tant les sujets (trahison, filiation, deuil insurmontable, création…) et personnages qui les incarnent sont nombreux.&amp;nbsp; La très belle musique de Gustavo Santaolalla (lauréat d’un Oscar en 2007 pour un magnifique film, là aussi choral, «&amp;nbsp;Babel&amp;nbsp;») fait heureusement le lien entre ces différentes séquences.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Le film reflète ce que j’ai pu entrevoir de Thierry Klifa&amp;nbsp;: de l’enthousiasme, &amp;nbsp;une connaissance et un amour du cinéma et des acteurs, et de l’humilité. De l’enthousiasme pour la vie, pour ses personnages malgré ou à cause de leurs fêlures. De l’humilité qui peut-être est cause du principal défaut du film, celui de brasser trop de personnages (certes caractéristique du film choral) et de sujets de peur, peut-être, que le spectateur ne s’ennuie alors que dans «&amp;nbsp;Une vie à t’attendre&amp;nbsp;» il montrait justement qu’il savait raconter une histoire simple sans trop de personnages. «&amp;nbsp;Les yeux de sa mère&amp;nbsp;» semble contenir plein d’ébauches de films tant Thierry Klifa est sans doute imprégné de films et de sujets si bien qu’il nous laisse un peu sur notre faim, regrettant de laisser ses personnages finalement tous attachants à leurs destins (qui pourraient d’ailleurs donner lieu à une suite). Enfin un amour des acteurs.&amp;nbsp; Aucun n’est délaissé, des rôles principaux aux rôles plus secondaires, chacun ayant&amp;nbsp; sa &amp;nbsp;scène phare et il faut reconnaître à Thierry Klifa et Christopher Thompson possèdent le talent d’esquisser les traits de leurs personnages et de les faire pleinement exister en quelques plans.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Mention spéciale à la découverte Jean-Baptiste Lafarge (qui n’avait jamais rien tourné jusqu’alors et dont la seule expérience se réduisait aux cours de théâtre de son lycée) parfait en jeune boxeur, personnage déterminé et à fleur de peau, à la fois sincère, naïf et épris d’absolu.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Quant à Catherine Deneuve, dans un rôle encore une fois très différent du précèdent, dans &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/11/14/critique-de-potiche-de-francois-ozon-avec-catherine-deneuve.html&quot;&gt;«&amp;nbsp;Potiche&amp;nbsp;» &lt;/a&gt;(où elle était irrésistiblement drôle), en quelques secondes, en un regard, elle passe d’un état à un autre (et par voie de conséquence le spectateur lui aussi passe d’un état à un autre), soudainement bouleversée et absolument bouleversante (notamment dans la scène sur le quai de la gare avec Nicolas Duvauchelle tournée en un plan séquence). Ce regard m’a rappelée celui de ce sublime film dont Julien Hirsh, directeur de la photographie des «&amp;nbsp;Yeux de sa mère&amp;nbsp;» était aussi directeur de la photographie&amp;nbsp;: «&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/11/25/avant-premiere-je-veux-voir-de-joana-hadjithomas-et-khalili.html&quot;&gt;&amp;nbsp;Je veux voir&amp;nbsp;»&amp;nbsp; de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige&lt;/a&gt; (dont je vous ai souvent parlé mais que je vous recommande vraiment&amp;nbsp;!).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Le film est aussi un jeu de miroirs et mises en abyme. Entre Catherine Deneuve qui incarne une star du petit écran et Catherine Deneuve star de cinéma. Entre Géraldine Pailhas ancienne danseuse&amp;nbsp; qui incarne une danseuse étoile. Entre l’écrivain dans le film qui infiltre la vie des autres et le cinéaste qui, par définition, même involontairement, forcément la pille aussi un peu. Entre l’écrivain voyeur de la vie des autres et le spectateur qui l’est aussi.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Hommage au mélodrame donc mais aussi aux acteurs, et à la mère chère au cinéma d’Almodovar dont une lumineuse représentante figure dans le film de Thierry Klifa en la personne de Marisa Paredes. Mère absente, &amp;nbsp;qui abandonne, de substitution, adoptive, ou même morte. &amp;nbsp;«&amp;nbsp;Les yeux de sa mère&amp;nbsp;» est aussi un thriller sentimental qui instaure un vrai suspense qui n’est néanmoins jamais meilleur que lorsqu’il prend le temps de se poser, de regarder en face «&amp;nbsp;les choses de la vie&amp;nbsp;» et de laisser l’émotion surgir ou dans un très beau montage parallèle qui reflète au propre comme au figuré la filiation du courage.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Un film de regards. Celui d’un réalisateur plein d’empathie pour ses personnages, d’admiration pour ses acteurs, et d’enthousiasme et qui nous les transmet. Ceux des acteurs dont sa caméra débusque les belles nuances. Et celui de Catherine Deneuve, une fois de plus dans les yeux de qui, si multiples et fascinants, il ne vous reste qu’à plonger. Ils vous émouvront et surprendront une fois de plus, je vous le garantis. &amp;nbsp;J’attends aussi avec impatience le prochain film de Thierry Klifa, un cinéma de qualité française et populaire au sens noble du terme, un cinéma que je revendique d’aimer aussi bien qu’un cinéma plus social comme celui de Ken Loach ou Mike Leigh.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Récit de la rencontre exceptionnelle avec &amp;nbsp;Catherine Deneuve, Marina Foïs, Marisa Paredes, Géraldine Pailhas, Nicolas Duvauchelle, Jean-Baptiste Lafarge&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;En préambule, je précise qu’aucune photo ou vidéo ne viendront illustrer cet article, celles-ci étant interdites par la maison de distribution en ces circonstances qui se doivent d’être plutôt conviviales. Il faudra vous contenter de mes mots, mon enregistrement sonore de trois heures n’étant pas très audible avec le cliquetis des couverts et aussi préférant je crois vous le relater et raconter mes impressions plutôt que de vous faire écouter une conversation décousue. Après la projection du film au cinéma du Panthéon, lieu que je fréquente assidûment et dont j’apprécie le caractère intimiste (et que je vous recommande au passage), rendez-vous était donné à 12H30 au-dessus dans le café restaurant de ce même cinéma, d’ailleurs décoré d’après les instructions de Catherine Deneuve.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si, comme moi, pour qui ce déjeuner presse était une première (et une première prestigieuse) vous en ignorez le fonctionnement, sachez qu’il consistait en l’occurrence en quatre tables, chaque table composée de six places, dont quatre pour les «&amp;nbsp;journalistes&amp;nbsp;» et deux pour les membres de l’équipe du film qui tournent entre l’entrée, le plat de résistance, le fromage et le dessert. &amp;nbsp;J’ai donc pris place et ai fait connaissance avec les autres convives, un sympathique blogueur-et non ce n’est pas du tout un pléonasme- de &lt;a href=&quot;http://publikart.net/&quot;&gt;Publik’Art&lt;/a&gt;, une affable journaliste belge du quotidien le Soir totalement obnubilée par Catherine Deneuve et un journaliste dont je préserverai l’anonymat mais qui se contentait de regarder avec un œil goguenard l’assistance et moi a fortiori (car pas journaliste, pas du cénacle, pas considérable à ses yeux inquisiteurs et éreintés, sans doute). Je posai donc pas mal de questions à mes voisins (à l’exception du troisième dont il ne fallait pas être très perspicace pour constater qu’il n’aurait guère eu envie d’y répondre) pour évacuer mon anxiété et tenter d’oublier que quelques minutes plus tard j’allais me retrouver face à &amp;nbsp;l’héroïne des films de Bunuel, Téchiné, Truffaut, Demy et de tant d’autres que j’aime tant, doutant encore néanmoins que la mystérieuse Catherine Deneuve serait vraiment quelques minutes dans cette même salle où déambulaient déjà les autres acteurs du film.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/4004506566.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2942067&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/2886134031.jpg&quot; alt=&quot;yeux6.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puis Marisa Paredes accompagnée de sa traductrice s’est installée à notre table, un peu sur la réserve, dégageant beaucoup de classe, de retenue. Pas peu fière de comprendre ce qu’elle disait en Espagnol, je ne poussai néanmoins pas la témérité, le ridicule ou l’inconscience jusqu’à lui poser mes questions en Espagnol, me contenter d’osciller de la tête comme un chien sur la plage arrière d’une voiture lorsqu’elle parlait et attendant patiemment la traduction pour parler à nouveau. Je me surpris à me prêter à l’exercice que je redoutais pourtant (parce que non, je ne suis pas journaliste, et non d’ailleurs je ne souhaite pas l’être) et de poser des questions, en Français donc. Elle nous a d’abord parlé du film, évidemment,&amp;nbsp; disant avoir accepté le projet car «&amp;nbsp;l’histoire était intéressante, les personnages aussi&amp;nbsp;» et parce qu’elle avait «&amp;nbsp;la curiosité de travailler avec des personnes qu’elle ne connaissait pas&amp;nbsp;» même si pour elle il y avait «&amp;nbsp;une insécurité de ne pas parler la langue&amp;nbsp;». Elle a évoqué Paris où elle aime tout «&amp;nbsp;sauf les taxis qu’on ne trouve jamais quand on en a besoin&amp;nbsp;» et sa «&amp;nbsp;grande complicité avec Catherine Deneuve,&amp;nbsp; une grande vedette.&amp;nbsp;» Evidemment impossible de rencontrer Marisa Paredes sans parler de Pedro Almodovar et son prochain film «&amp;nbsp;La peau que j’habite&amp;nbsp;», « un film&amp;nbsp;encore plus complexe&amp;nbsp; que ses précédents» selon elle. Elle n’a pas voulu répondre sur la possible sélection du film à Cannes mais son sourire valait acquiescement. Quand il lui propose un projet, il procède particulièrement en lui demandant d’abord si elle est libre à telle ou telle date plutôt que de lui envoyer d’abord le scénario toujours «&amp;nbsp;très construit en profondeur&amp;nbsp;», a-t-elle précisé. «&amp;nbsp;Personne ne dirait non à Almodovar. On se sent privilégié d’être appelée par Almodovar. Pedro et moi avons une relation très complice, cela rend les choses plus faciles. Il&amp;nbsp; a inventé un style qui lui est propre, a donné une autre image de l’Espagne &amp;nbsp;» a-t-elle ajouté. &amp;nbsp;Elle a également évoqué le Franquisme&amp;nbsp;comme «&amp;nbsp;une blessure qu’il faut refermer mais dont il y a toujours un risque qu’elle s’infecte&amp;nbsp;» et aussi de la&amp;nbsp; séparation stricte entre sa vie privée et sa vie professionnelle malgré «&amp;nbsp;le problème de la presse rose&amp;nbsp; très agressive.&amp;nbsp;»&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/790705158.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2942069&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/2439430335.jpg&quot; alt=&quot;yeux7.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/3168387264.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2942070&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/322328430.jpg&quot; alt=&quot;yeux8.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’entrée n’était pas tout à fait terminée que déjà il fallait passer aux invités suivants&amp;nbsp;: Marina Foïs et Jean-Baptiste Lafarge. J’ai été agréablement surprise par la sincérité, l’intelligence, la douce folie de la première qui, après avoir parlé de son rôle de «&amp;nbsp;mère courageuse qui affronte ses émotions, la magnanimité du personnage, un rôle qui canalise sa folie&amp;nbsp;» et de Catherine Deneuve «&amp;nbsp;belle, intelligente avec ce truc prodigieux&amp;nbsp;»&amp;nbsp; a parlé aussi bien des &amp;nbsp;scénarii qu’elle reçoit à réaliser alors qu’elle n’a aucun désir de réalisation car elle «&amp;nbsp;ne raisonne pas en images&amp;nbsp;», que de son rêve d’incarner Simone Weil au cinéma, que du théâtre auquel elle préfère le cinéma à cause du côté volatile du premier et parce qu’elle se trouve toujours «&amp;nbsp;de moins en moins bien au fil des représentations car la mécanique intervient et que c’est donc moins intéressant et qu’il faudrait 30 représentations, pas plus». De temps à autre je ne pouvais m’empêcher de regarder autour espérant et redoutant à la fois la silhouette de Catherine Deneuve qui a fini par «&amp;nbsp;apparaître&amp;nbsp;» à l’autre extrémité de la pièce.&amp;nbsp;&amp;nbsp; Evidemment moins de questions pour Jean-Baptiste Lafarge, forcément parce que sa carrière débute tout juste et que jusque là il n’avait joué que dans des cours de théâtre au lycée, et des réponses moins longues, forcément aussi, parce qu’il n’est pas encore rodé à l’exercice. Il s’est tout de même dit impressionné mais que c’était finalement «&amp;nbsp;plus facile de jouer face à des acteurs de ce niveau&amp;nbsp;» et que «&amp;nbsp;quand c’était parti il n’était plus le temps d’angoisser.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/726553897.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2942071&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/351669983.jpg&quot; alt=&quot;yeux13.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/3938487017.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2942072&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/697706351.jpg&quot; alt=&quot;yeux12.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Changement de plats et changement d’interlocuteurs avec cette fois Géraldine Pailhas et Nicolas Duvauchelle, en apparence très différents l’un de l’autre, une vraie maitrise de soi de la première, et une certaine désinvolture du second, l’une cherchant visiblement à dissimuler ses doutes, fêlures à tout prix et l’autre non (pas plus que son ennui assez visible, d’être là, et compréhensible tant cela doit être à la longue lassant de répondre toujours aux mêmes questions, de subir les mêmes regards inquisiteurs). En réponse à la journaliste belge (qui m’avait avoué, mais ne le répétez pas, n’être là QUE pour Catherine Deneuve et dont les questions tournaient donc essentiellement autour de cette dernière), Géraldine Pailhas a donc à son tour évoqué Catherine Deneuve, comme «&amp;nbsp;une actrice de chair et de sang capable de tout jouer&amp;nbsp;» (Catherine Deneuve dont je ne pouvais m’empêcher d’entendre la voix tellement reconnaissable à la table d’à côté). Pour elle ce rôle représente «&amp;nbsp;une conquête plus qu’un défi.&amp;nbsp;» Il s’agissait d’une «&amp;nbsp;opportunité à saisir.&amp;nbsp;» Les réponses de Géraldine Pailhas étaient parfois très longues sans doute un peu pour pallier celles, très courtes de son voisin, aussi il m’a semblée pour masquer ses doutes, paraissant parfois presque trop sûre d’elle, s’enorgueillissant, au contraire et à la surprise de Nicholas Duvauchelle, de ne pas être gênée de jouer dans le conflit et du fait que le danger soit pour elle au contraire d’être dans la complaisance. Ce dernier a avoué avoir été très éprouvé par la scène du cimetière.&amp;nbsp; Et évidemment ma voisine belge lui a demandé ce qu’il pensait de Catherine Deneuve, ce à quoi il a répondu (sans doute pour la énième fois) qu’elle était «&amp;nbsp;très drôle, très maternelle, toujours dans le vif, une évidence&amp;nbsp;».&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/02/1931668712.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2942074&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/02/1849056703.jpg&quot; alt=&quot;yeux11.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puis est arrivée l’heure du dessert… et de Catherine Deneuve et Thierry Klifa. Accompagnés de deux personnes. Enfin accompagnéE de deux personnes aux petits soins. Silence respectueux et un peu intimidé de trois des convives et toujours goguenard pour le quatrième. Thierry Klifa particulièrement souriant, sous doute habitué aussi à ce manège probablement instructif à observer. Catherine Deneuve presque grave, déplaçant une lampe et ce cher journaliste dont je respecterai, toujours et malgré tout, l’anonymat ayant un humour aussi légendaire que son air goguenard de demander à Catherine Deneuve «&amp;nbsp;si elle refaisait ainsi la décoration à chaque fois qu’elle venait&amp;nbsp;», ce à quoi elle a répondu avec une douce autorité que simplement la lumière la gênait.&amp;nbsp; Il a précisé que c’était de l’humour. Vous vous en doutez tout le monde a trouvé cela absolument irrésistible, surtout lui-même. Puis silence… Je ne pouvais m’empêcher de me dire à quel point tout cela devait être amusant et lassant à ses yeux. Amusant de voir qu’elle dont je ne doute pas une seconde qu’elle sache être si drôle, ironique, brillante, modifie ainsi l’atmosphère et provoque le silence et le trouble. Elle dont je me souviens que lors de cette mémorable master class à sciences po elle avait parlé de ces rencontres qui la terrifiaient. Elle que j’avais aussi vue un peu lointaine et éblouissante lors de sa master class cannoise. Elle que certains sans doute auront trouvé froide ou distante mais dont je devinai à la fois l’amusement, le trac, la lassitude, tour à tour ou en même temps. Finalement notre journaliste belge a enfin posé ses questions à celle pour qui seule elle était là dont une particulièrement délicate sur la fin de sa carrière (et moi qui, avant cette rencontre redoutais de poser des questions ridicules ou absurdes). Elle a allumé une cigarette, avec classe, presque détachement, en apparence du moins, sans doute un moyen&amp;nbsp; de se donner une contenance et de se conformer à son rôle, celle de la star, pas parce qu’il lui plait de le jouer mais parce que c’est ce que chacun semble attendre d’elle. J’étais bien décidée à poser mes nombreuses questions d’abord à Thierry Klifa mais notre ami-dont-je-respecterai-l’anonymat semblait prendre un malin plaisir à me couper la parole pour poser des questions extrêmement originales à Catherine Deneuve «&amp;nbsp;Est-ce que vous arrivez à sortir de vos rôles après un film&amp;nbsp;? Est-ce une nécessité pour vous de jouer&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». Puis enfin, j’ai pu m’exprimer et parler avec Thierry Klifa de mon film préféré «&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2011/01/08/critique-de-un-coeur-en-hiver-de-claude-sautet-1992-avec-dan.html&quot;&gt;&amp;nbsp;Un cœur en hiver&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» auquel il se réfère dans le dossier de presse (ainsi qu’à deux de mes films fétiches «&amp;nbsp;La femme d’à côté&amp;nbsp;» de Truffaut et «&amp;nbsp;La fièvre dans le sang&amp;nbsp;» de Kazan ou encore au cinéma de James Gray mais malheureusement le temps a manqué pour évoquer ces sujets) , plus pour lui «&amp;nbsp;une musique qui l’accompagne qu’un modèle&amp;nbsp;» . Ses réponses étaient vraiment intéressantes et j’avoue que j’aurais eu encore des dizaines de questions à lui poser. Puis je lui ai parlé du directeur de la photographie Julien Hirsch moyen aussi de parler à Catherine Deneuve de ce sublime film «&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/11/25/avant-premiere-je-veux-voir-de-joana-hadjithomas-et-khalili.html&quot;&gt;&amp;nbsp;Je veux voir&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» -dont il est aussi directeur de la photographie- qui est aussi affaire de regards &amp;nbsp;(manière détournée de m’adresser à elle tout en posant une question à Thierry Klifa) seul moment où je crois avoir vu son regard s’illuminer. J’aurais voulu qu’elle parle de ce film mais le temps était compté. Thierry Klifa a répondu avoir été heureux de travailler pour la première fois avec Julien Hirsch avec qui il n’avait jamais travaillé mais qui avait déjà travaillé à plusieurs reprises avec Catherine Deneuve et qui sait s’adapter aux univers de chaque cinéaste. C’est le seul dialogue au cours duquel je n’ai pas pris de notes. J’étais captivée par la lumineuse présence de Catherine Deneuve &amp;nbsp;tout de rose vêtue, à la fois là et un peu ailleurs, croisant furtivement son regard perçant. Je n’osais la regarder de peur que ce regard passe pour scrutateur &amp;nbsp;ou&amp;nbsp; comme tant d’autres cherchant des stigmates du temps que chacun doit tenter de débusquer (mais qui l’ont épargnée et que de toute façon sa magnétique présence ferait oublier) ou ayant l’impression que ce regard, un de plus encore s’ajouterait à tous ceux qui la fixent constamment et serait presque indécent (pour ceux qui ne le sauraient pas encore, ma devise est «&amp;nbsp;pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué&amp;nbsp;»). Elle a parlé des témoignages de sympathie qu’elle reçoit, de ces personnes (comme c’est le cas pour Lena dans le film) qui la dévisagent constamment qu’elle envisage différemment selon qu’elle est déprimée ou de bonne humeur, des rôles qu’elle reçoit qui sont souvent les mêmes et en réponse à Monsieur Goguenard du cinéma dont elle ne sait si c’est nécessaire car elle a toujours vécu là-dedans. Je ne me souviens pas de tout. Je n’ai pas noté donc. Je ne le souhaitais pas. &amp;nbsp;Juste être dans l’instant. Profiter de ce moment rare. J’ai rebondi sur une ou deux questions mais il me semble que ce qui se disait dans les gestes, les silences et les regards étaient plus intéressants que les mots. Puis elle est partie. Un peu comme une ombre ou un beau mirage évanescent. &amp;nbsp;Elle a sans doute dit au revoir, je n’ai rien entendu. Moi aussi je crois que j’étais à mon tour un peu ailleurs…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Trois heures qui se sont écoulées comme un rêve, à la rapidité d’un générique de cinéma auquel elles ressemblaient. &amp;nbsp;Bien sûr de ces trois heures je ne vous ai retranscrit que quelques bribes, l’essentiel ayant finalement été dans l’implicite.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Vous ne serez pas surpris si je vous dis que notre ami goguenard est parti sans dire au revoir, que mes tentatives d’amorce de conversation, connaissant bien son journal ayant un lien particulier avec, ne se sont soldées que par des soupirs de consternation (au moins aurons-nous eu celle-ci en commun). Et je ne peux que comprendre la lassitude de Nicholas Duvauchelle, de Catherine Deneuve ou des autres face à ce manque d’élégance, marque, au-delà de l’absence d’humilité, d’un défaut de talent, en tout cas de psychologie, belle illustration des propos de Marina Foïs sur les grands acteurs face auxquelles il est si facile de jouer, qui d’une certaine manière ne s’embarrassent pas d’une comédie pathétique. Cette comédie humaine que j’ai constaté dans tant de circonstances cinématographiques (pour connaître réellement quelqu’un, placez le soit dans un théâtre de guerre ou dans un théâtre des vanités, par exemple un festival, c’est imparable) à la fois belle et pathétique ne cessera de m’amuser, ou consterner, selon les jours.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Un beau moment en tout cas dont je suis ressortie&amp;nbsp; avec &amp;nbsp;des tas d’images, d’impressions (que je retranscrirai ailleurs…) mais surtout de regards insolents, lasses, farouches, maquillés (au figuré), absents, incisifs, mécaniques, brumeux, enthousiastes et surtout d’un perçant que je ne verrai plus jamais pareil même si et heureusement il a &amp;nbsp;conservé tout son mystère, résisté à la lumière tapageuse et insatiable. D’une lampe détournée et pas seulement…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Retrouvez également cet article sur &lt;a href=&quot;http://inthemoodlemag.com&quot;&gt;http://inthemoodlemag.com&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Avant-première – Critique de « Cheval de guerre » (War horse) de Steven Spielberg</title>
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<author>noreply@inthemoodforcinema.com (Sandra Mézière)</author>
<category>CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE EN 2011/2012</category>
<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 15:33:59 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/2546764913.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3411418&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/2480817560.jpg&quot; alt=&quot;chevaldeguerre.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans «&amp;nbsp;La Liste de Schindler&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;Il faut sauver le soldat Ryan&amp;nbsp;», Spielberg avait déjà retranscrit l’horreur ineffable de la guerre mais aussi les lueurs d’espoir ou d’humanité qui pouvaient en jaillir. Dans «&amp;nbsp;Cheval de guerre&amp;nbsp;» c’est à une autre guerre à laquelle il s’intéresse (la grande guerre) et à un autre style auquel il recourt (celui du conte) pour nous y plonger mais nous y retrouvons ces caractéristiques. C’est aussi d’une certaine manière une rencontre du troisième type, ou la rencontre avec un «&amp;nbsp;ET&amp;nbsp;» qu’il faut apprivoiser et qui recèle plus d’humanité que beaucoup d’hommes et qui, surtout, devient alors l’observateur de cette (in)humanité. Une morale simple avec laquelle Spielberg, pourtant, une fois de plus, parvient à emporter l’adhésion et l’émotion.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Spielberg semblait donc être destiné à adapter le roman éponyme de&amp;nbsp; Michael Morpurgo, publié en 1982. «&amp;nbsp;Cheval de guerre&amp;nbsp;» est l’histoire d’une amitié à la fois exceptionnelle et universelle entre un jeune homme, Albert (Jeremy Irvine), et le cheval qu’il a dressé,&amp;nbsp;Joey. La Première Guerre Mondiale va les séparer. Le père d’Albert (Peter Mullan) va devoir vendre Joey à un soldat de la cavalerie britannique. C’est à travers les aventures extraordinaires de Joey que nous allons alors suivre la guerre. Au cours de son périple, il croisera de nombreux destins et autant de regards sur la guerre, des destins que cet animal hors du commun changera&amp;nbsp;: soldats de la cavalerie britannique, combattants allemands, un fermier français et sa petite-fille… Pendant ce temps, Albert, s’engage dans la guerre…ne désespérant pas de croiser un jour la route de Joey…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tout commence dans une magnifique campagne anglaise, celle du Devon, dans une chaumière qui semble tout droit sortie d’un conte de fées. C’est là que se déroulent les 45 premières minutes du film&amp;nbsp; (d’une durée totale de 2H27) qui servent d’exposition pour laisser le temps au lien exceptionnel entre Joey et Albert de se tisser. Même si je ne fais pas partie de ceux qui crient aveuglément au génie à chaque film de Spielberg, il faut lui reconnaître un incontestable talent de conteur qui n’en est que plus flagrant quand le conte est justement le genre choisi.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Certains s’offusqueront ou se sont déjà offusqués du fait que la guerre y soit édulcorée. D’une part, ce n’est pas totalement vrai, d’autre part, c’est nier le parti pris entièrement assumé par Spielberg, celui d’un film familial (n’oublions pas que le roman a été publié chez Gallimard jeunesse et que le film est distribué par Disney). Et si ce n’est pas totalement vrai, c’est parce que si le film est certes destiné aussi à un jeune public, le génie de Spielberg (ne pas crier au génie à chaque fois ne m’empêche pas de le lui reconnaître de temps à autre, même souvent) est de nous faire comprendre toute l’horreur de la guerre, et de celle-là en particulier, notamment dans une scène d’une redoutable ingéniosité, celle où deux frères sont fusillés par les Allemands, deux enfants encore, fauchés en pleine innocence, ou comment l’aile d’un moulin dissimule l’horrible scène mais ne la rend pas moins effroyable. Alors, certes, il n’y a pas de bains de sang, ni même vraiment de sang, visibles, mais l’horreur des tranchées n’en est pas moins représentée. L’approche de l’ensemble est d’ailleurs délibérément plus picturale que réaliste.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Après la longue exposition le film se divise alors en saynètes au gré des rencontres de Joey qui en est le fil conducteur et si cette exposition peut paraître un peu longue, sa nécessité apparaît alors pour nous faire comprendre la force du lien entre ces deux êtres,&amp;nbsp;une amitié&amp;nbsp;indéfinissable et inconditionnel. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que Richard Curtis ait participé à l’écriture. Le schéma&amp;nbsp;pourrait être ainsi&amp;nbsp;celui d’une de ses&amp;nbsp;comédies romantiques&amp;nbsp;: deux êtres que tout oppose apriori et sépare mais qui finiront (peut-être&amp;nbsp;) par se retrouver. La fin est d’ailleurs un magnifique hommage revendiqué à celle de la quintessence du film d’aventures romantique&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Autant en emporte le vent&amp;nbsp;», avec lequel le film de Spielberg partage aussi cet hymne à la terre, cette terre que le héros n’aspire qu’à retrouver. Le héros, c’est ici ce «&amp;nbsp;cheval de guerre&amp;nbsp;», animal noble et fier, dans le regard duquel semblent passer une foule d’émotions, et une humanité poignante, la bonne idée étant de ne jamais tomber dans l’écueil de l’anthropomorphisme.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors sans doute les éternels cyniques reprocheront-ils au film sa naïveté, d’ailleurs plus qu’une naïveté, une candeur totalement assumée, et ses bons sentiments. Loyauté, espoir, courage, amitié, ténacité sont ainsi à l’honneur. Malgré quelques longueurs (j’avoue avoir regardé ma montre dans la première partie), la deuxième partie de cette Odyssée au souffle épique qui la justifie d’ailleurs et la fait oublier, m’a totalement embarquée parce que si Spielberg est un talentueux conteur, il a aussi un talent incontestable pour faire naitre l’émotion (la musique de John Williams y est aussi pour beaucoup) qui culmine au dénouement et dans les dix dernières minutes, certes prévisibles, mais non moins réussies, et d’autant plus que Spielberg parvient une fois de plus à nous émouvoir avec le prévisible (là où, par exemple, Baz Luhrmann échoue dans un film d’aventures comme «&amp;nbsp;Australia&amp;nbsp;», et dire que ce dernier va faire une nouvelle adaptation d’un des plus grands chefs d’œuvre de la littérature quand la première était une telle réussite, je redoute le pire…).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Cheval de guerre&amp;nbsp;» mériterait d’être vu rien que pour cette «&amp;nbsp;chevauchée fantastique&amp;nbsp;» (d’ailleurs on ressent toute l’admiration que Spielberg porte au cinéma du réalisateur du film éponyme) au cours de laquelle Joey va traverser les tranchées et la ligne de front, en emportant avec lui les barbelés, scène d’une terrible beauté à laquelle en succèdera une autre. &amp;nbsp;Une scène de paix, de courage et d’espoir bouleversante où deux hommes retrouvent leur humanité pour sauver un animal en plein chaos et en plein «&amp;nbsp;No man’s land&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A noter les présences fortes de Peter Mullan et Niels Arestrup, deux figures paternelles. Le seul vrai bémol concerne le choix de la langue anglaise pour tous les acteurs qui aboutit parfois à des répliques alors ridicules quand un Anglais félicite un Allemand pour son Anglais, alors que tout le monde dans le film (Anglais, Allemands, Français) parle Anglais.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Cheval de guerre&amp;nbsp;» n’en reste pas moins un grand spectacle familial au dénouement poignant, un hymne à la beauté de la nature mais aussi aux films d’aventures dont Spielberg est le maître incontestable nous le prouvant à nouveau ici nous laissant bouleversés, suscitant une émotion imprévisible avec le prévisible, nous faisant croire à l’impossible, et surtout à la force épique et émotionnelle du cinéma, ici agréablement dévastatrice, qu’il manie et suscite mieux que nul autre, par une mise en scène ample et flamboyante, et non moins à hauteur d’hommes, et par un don de conteur qui fait de cette fable une réalité plausible.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;6 nominations aux Oscars.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sortie en salles&amp;nbsp;: le 22 février 2012&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Retrouvez également cette critique sur mon nouveau blog &lt;a href=&quot;http://inthemoodlemag.com&quot;&gt;http://inthemoodlemag.com&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;
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<title>Palmarès du Festival Premies Plans d'Angers 2012</title>
<link>http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2012/01/29/palmares-du-festival-premies-plans-d-angers-2012.html</link>
<author>noreply@inthemoodforcinema.com (Sandra Mézière)</author>
<category>IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné)</category>
<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 20:45:07 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/2244743308.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3409960&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/1265810125.jpg&quot; alt=&quot;angers.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Retrouvez ci-dessous le palmarès du Festival Premiers Plans d'Angers 2012 dans lequel vous retrouverez &quot;Alexis Ivanovitch, vous êtes mon héros&quot; de Guillaume Gouix, un court-métrage pour lequel j'avais eu un coup de coeur au &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/festival-de-cabourg-2011/&quot;&gt;dernier Festival du Film de Cabourg&lt;/a&gt;. Guillaume Gouix arrive à rendre particulièrement touchant ce personnage radieux et joyeusement désinvolte interprété par Swann Arlaud&amp;nbsp;qui, en une fraction seconde, blessé dans son orgueil, va tout remettre en question, découvrant ne pas être le héros qu’il aurait aimé être aux yeux de son amoureuse. Ce film recèle de ces instants de vérité dont parle si souvent Lelouch ( même si ce court-métrage n’a rien d’un Lelouch) qui auraient à eux seuls&amp;nbsp;justifient&amp;nbsp;les récompenses accordées&amp;nbsp;à ce film très juste et sensible.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;GRAND PRIX DU JURY&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;LONG METRAGE EUROPEEN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;OSLO, 31 AOUT de Joachim Trier- Norvège&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX DU PUBLIC&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;LONG METRAGE EUROPEEN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;LA TERRE OUTRAGEE de Michale Boganim- France - Allemagne – Pologne&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;GRAND PRIX DU JURY&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;LONG METRAGE FRANCAIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’AGE ATOMIQUE de Helena Klotz- France&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX DU PUBLIC&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;LONG METRAGE FRANCAIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;LE PARADIS DES BETES de Estelle Larrivaz- France&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX D’INTERPRETATION FEMININE ≪PRIX MADEMOISELLE LADUBAY≫&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: MSReferenceSansSerif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Maria Canale, Ailin Salas et Martina Juncadella dans ABRIR PUERTAS Y VENTANAS de Milagros Mumenthaler&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Suisse - Argentine&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;LONG METRAGE EUROPEEN OU FRANCAIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;ABRIR PUERTAS Y VENTANAS de Milagros Mumenthaler Suisse – Argentine&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX D’INTERPRETATION MASCULINE ≪PRIX JEAN CARMET≫&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;LONG METRAGE EUROPEEN OU FRANCAIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Anders Danielsen Lie dans OSLO, 31 AOUT de Joachim Trier- Norvège&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;GRAND PRIX DU JURY&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;BORA BORA de Bogdan Mirica- Roumanie&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX DU PUBLIC&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;APELE TAC de Anca Miruna Lăzărescu- Allemagne&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;GRAND PRIX DU JURY&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;COURTS METRAGES FRANCAIS&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;VILAINE FILLE MAUVAIS GARCON de Justine Triet- France&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX DU PUBLIC&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;COURTS METRAGES FRANCAIS&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;JUNIOR de Julia Ducournau- France&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX CCAS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;COURTS METRAGES FRANCAIS&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;FAIS CROQUER de Yassine Qnia- France&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;PRIX DES BIBLIOTHECAIRES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;COURTS METRAGES FRANCAIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;ALEXIS IVANOVITCH, VOUS ETES MON HEROS de Guillaume Gouix- France&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX DES BIBLIOTHECAIRES COURTS METRAGES FRANCAIS Mention spéciale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;JUNIOR de Julia Ducournau - France&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX D’INTERPRETATION FEMININE- COURTS METRAGES FRANCAIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Garance Marillier dans JUNIOR de Julia Ducournau- France&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX D’INTERPRETATION MASCULINE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;COURTS METRAGES FRANCAIS&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Swann Arlaud ALEXIS IVANOVITCH, VOUS ETES MON HEROS de Guillaume Gouix- France&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;GRAND PRIX DU JURY PLANS ANIMES &lt;/strong&gt;MALOU OU L’HOSTILITE&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;MECANIQUE (EN UT MAJEUR) de Evelien Deroeck- Belgique&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;GRAND PRIX DU JURY FILMS D’ECOLES EUROPEENS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;MKHOBBI FI KOBBA (Soubresauts) de Leyla Bouzi- France&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;GRAND PRIX DU JURY&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;FILMS D’ECOLES EUROPEENS Mention spéciale EFA&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’AMBASSADEUR ET MOI de Jan Czarlewski Suisse&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX DU PUBLIC FILMS D’ECOLES EUROPEENS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;HEIMKOMMEN de Micah Magee- Allemagne&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX CINECOURTS / CINE +&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;FILMS D’ECOLES EUROPEENS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;AMAN de Ali Jaberansari- Royaume-Uni&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX DES ETUDIANTS D’ANGERS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;FILMS D’ECOLES EUROPEENS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;FIREWORKS de Giacomo Abbruzzese- France&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX DES ETUDIANTS D’ANGERS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;FILMS D’ECOLES EUROPEENS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mention spéciale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;REACHING OUT TO MAMA de Olga Tomenko- Russie&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;GRAND PRIX DU JURY&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;COURTS METRAGES EN 3D-RELIEF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’ADORE CA de Sophie Blanvillain- France&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX ARTE &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;COURTS METRAGES EN 3D-RELIEF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;MISS DAISY CUTTER de Laen Sanches- France / Pays-Bas&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX DE LA CREATION MUSICALE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;COURTS METRAGES ET FILMS D’ECOLES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Felizol pour O BABAS MOU, O LENIN KAI O FREDDY de Irene Dragasaki- Grèce&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX DU PUBLIC A UN SCENARIO DE LONG METRAGE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;LECTURES DE SCENARIOS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;LES NAUFRAGES de Boris Lojkine- France Lu par Rachida Brakni&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX DU PUBLIC A UN SCENARIO DE COURT METRAGE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;LECTURES DE SCENARIOS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;LE LOCATAIRE de Nadège Loiseau- France Lu par Céline Sallette, Nadège Loiseau et Christophe Gravouil&lt;/p&gt;
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<title>Palmarès du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer 2012</title>
<link>http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2012/01/29/palmares-du-festival-international-du-film-fantastique-de-ge.html</link>
<author>noreply@inthemoodforcinema.com (Sandra Mézière)</author>
<category>IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné)</category>
<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 19:42:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/1453437088.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3409756&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/1739013025.jpg&quot; alt=&quot;gerardmer2012.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Jury Longs métrages de la 19e édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, présidé par Enki Bilal et composé de Christine Citti, Vincent Desagnat, Dinara Drukarova, Tonie Marshall, Agnès Merlet, Joann Sfar et Tomer Sisley a remis les prix suivants :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;GRAND PRIX - Soutenu par&amp;nbsp;&lt;span&gt;La Région Lorraine &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;BABYCALL de Pål SLETAUNE (Norvège )&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX DU JURY - EX-AEQUO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;BEAST de Christoffer BOE (Danemark) &lt;br /&gt;LA MAISON DES OMBRES de Nick MURPHY (Royaume-Uni)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX DU PUBLIC&amp;nbsp; soutenu par&amp;nbsp;&lt;span&gt;La ville de Gérardmer &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;EVA deKike MAÍLLO (Espagne &amp;amp; France)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX DE LA CRITIQUE -&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;BABYCALL de&amp;nbsp;Pål SLETAUNE (Norvège)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Décerné par le Jury de la Critique composé de six journalistes/&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX DU JURY JEUNES DE LA REGION LORRAINE -&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;LA MAISON DES OMBRES de Nick MURPHY (Royaume-Uni)&lt;br /&gt;Décerné par le Jury jeunes, composé de lycéens de la Région Lorraine&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRIX DU JURY SYFY -&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;LA MAISON DES OMBRES de Nick MURPHY (Royaume-Uni)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Syfy a rassemblé 5 inconditionnels du genre fantastique via un jeu concours pour composer le Jury Syfy&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Jury Courts-métrages de la 19 e &lt;span&gt;édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, présidé par Jean-François Rauger et composé de Joséphine de Meaux, Arthur Dupont, Louise Monot et Yannick Rénier a décerné son prix à: &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;GRAND PRIX DU COURT-MÉTRAGE -&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;LE CRI de Raphaël MATHIÉ (France)&lt;/p&gt;
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<title>Critique- &quot;In the Air&quot; de Jason Reitman avec George Clooney, ce soir, à 20H40, sur TPS Star</title>
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<author>noreply@inthemoodforcinema.com (Sandra Mézière)</author>
<category>IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné)</category>
<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 19:10:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/1713685904.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2221986&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/1150386699.jpg&quot; alt=&quot;intheair2.jpg&quot; name=&quot;media-2221986&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quoi de mieux pour s'évader en cette période hivernale que d'aller voir un film intitulé «&amp;nbsp;in the air&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Détrompez-vous pourtant, il vous ramènera au contraire à la réalité de notre époque, à l'image de «&amp;nbsp;Thank you for smoking&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;Juno&amp;nbsp;», les deux premiers longs métrages de Jason Reitman qui se penchaient déjà sur des maux de notre société. Ce film n'en est pas moins réussi et divertissant mais pas seulement car surtout d'une nuance salutairement audacieuse contrairement à «&amp;nbsp;Thank you for smoking&amp;nbsp;» que j'avais trouvé finalement très conventionnel, démagogique et politiquement correct à force de revendiquer si ostensiblement ne pas vouloir l'être. Pour cette troisième réalisation, Jason Reitman a donc choisi d'adapter le roman de Walter Kirn «&amp;nbsp;Up in the air&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le protagoniste d' «&amp;nbsp;In the air&amp;nbsp;», Ryan Bingham est un professionnel du licenciement, il est ainsi chargé par des sociétés d'annoncer à leurs employés qu'ils vont être licenciés. Sa profession l'amène à parcourir les Etats-Unis et à passer beaucoup de temps dans les airs, dans les aéroports, les hôtels des aéroports, les bars des aéroports. Il collectionne les miles et atteindre les 10 millions de miles est son rêve le plus cher. Cette vie lui permet de fuir tout engagement&amp;nbsp;: mariage, propriété, famille mais lorsque, lors d'un de ses nombreux voyages, &amp;nbsp;il rencontre son double féminin Alex (Vera Farmiga), tout se complique d'autant plus que, dans le même temps, son patron (Jason Bateman) l'incite à faire évoluer ses méthodes. Sur les conseils d'une jeune collaboratrice ambitieuse Natalie Keener (Anna Kendrick), il décide ainsi de faire désormais les licenciements par vidéo conférence, ce qui l'amènera à limiter ses voyages. Dans un premier temps Natalie l'accompagne...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A lire ce synopsis, probablement vous attendez-vous à voir une énième comédie romantique dont le cynique protagoniste ouvre subitement les yeux sur le monde qui l'entoure et termine son existence &amp;nbsp;heureux et avec plein d'enfants de celle dont il est tombé amoureux, évidemment au premier regard. Alors, pour la deuxième fois, détrompez-vous et c'est là le grand atout d' «&amp;nbsp;In the air&amp;nbsp;» que celui de jouer avec les codes. Les codes d'un genre cinématographique d'un côté, les codes de notre société de l'autre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;«&amp;nbsp;In the air&amp;nbsp;» est en effet une parfaite métaphore d'une société mondialisée qui n'a jamais communiqué si rapidement avec autant de moyens pour y parvenir. Nous n'avons jamais eu autant de moyens et de facilités à communiquer et voyager mais ces communications et ces voyages restent souvent illusoires et superficiels. Ne restent bien souvent que des images parcellaires des lieux et des personnes croisés telles ce que nous voyons du haut d'un avion. Un survol plus qu'un vol. A l'image de tous ces lieux que parcourt Ryan&amp;nbsp;: uniformisés, froids, sans âme où il arrive et repart, sans attache. &amp;nbsp;Même l'amour se calcule par critères et en termes de rapidité comme dans cette scène où Natalie énumère les critères de son homme idéal tel un produit de consommation.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et puis il joue avec les codes du genre cinématographique, «&amp;nbsp;in the air&amp;nbsp;» mêlant habilement documentaire (les témoignages sont, pour la plupart, ceux de vrais licenciés ancrant ainsi l'intrigue dans une vraie réalité économique et lui donnant judicieusement cette humanité dont le film dénonce l'absence dans notre société actuelle qui veut aller toujours plus vite quitte à annoncer des licenciements par ordinateur) répondant aux codes de la comédie romantique pour mieux nous dérouter, et, en un plan magistral, nous montrer la violence fracassante du retour sur terre lorsqu'on a pour habitude de survoler et fuir la réalité. Et c'est pour cela que je parle d'audace... Quand je vois les films d'une société de production française que je ne citerai pas mais que vous reconnaîtrez tous qui construit toutes ses productions sur le même modèle (un pitch accrocheur, un scénario qui ne l'est pas forcément, des têtes d'affiche et &amp;nbsp;des personnalités venant de l'univers télévisuel, des décors exotiques ...), écrire et produire des scénarii nuancés relève de l'audace. Le film y gagne, à l'image de son personnage principal, en profondeur et en lucidité sur le monde qui l'entoure et nous entoure.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;«&amp;nbsp;In the air&amp;nbsp;» n'en est a pour autant un film démoralisant. Certes lucide sur notre société matérialiste, uniformisée et individualiste, il n'en est pas moins par moments (peut-être justement de par cette lucidité) irrésistible, le scénario regorgeant de bonnes idées, d'instants jubilatoires et les trois acteurs principaux étant parfaits dans leurs rôles respectifs avec une mention spéciale pour George Clooney qui, de par ses&amp;nbsp; choix de rôles, se construit une carrière des plus cohérentes, et est ici parfait en homme a priori cynique (mais pas tant que ça pour ne pas forcer le trait et rester dans la nuance) qui voit ses certitudes et son style de vie être ébranlés. Les décors et la lumière épousent intelligemment ce passage du contrôle au chaos, de la frénésie de son existence à davantage de calme, de réflexion, d'un univers déshumanisé à l'humanisation. Si la prise de conscience reste assez prévisible, les chemins pour y parvenir sont traités avec une nuance réjouissante pour le spectateur, &amp;nbsp;le cinéaste ayant par ailleurs l'intelligence de ne pas faire un discours moralisateur et &amp;nbsp;de ne pas nous dicter un choix de vie plutôt qu'un autre. &amp;nbsp;&amp;nbsp;Ajoutez à cela une bande originale particulièrement réussie, des dialogues délectables et vous serez forcément ravis de ce voyage dans les airs.&lt;/p&gt;
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