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<title>IN THE MOOD FOR CINEMA - cycle-alain-delon</title>
<description>Par Sandra Mézière. Le 7ème art raconté avec passion depuis 2003. 4000 articles. Festivals de cinéma en direct : Deauville, La Baule, Cannes, Dinard...Critiques de films : avant-premières, à l'affiche, classiques. Actualité de romancière. Podcast.</description>
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<title>Critique de &quot;La Piscine&quot; de Jacques Deray avec Alain Delon, Romy Schneider</title>
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<author>noreply@inthemoodforcinema.com (Sandra Mézière)</author>
<category>ACTUALITÉ DES FESTIVALS DE CINÉMA</category>
<category>CYCLE ALAIN DELON</category>
<pubDate>Fri, 07 Dec 2012 10:32:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3871963&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/2874871866.jpg&quot; alt=&quot;piscine.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Après une première publicité, en 2011,&amp;nbsp;qui, déjà, reprenait des images de &quot;La Piscine&quot; de Jacques Deray, une nouvelle vient de faire son apparition. Je ne sais trop si je dois me réjouir que les images d'un si beau film servent à un &quot;objet&quot; commercial mais j'espère au moins que cela donnera envie à ceux qui ne le connaissent pas encore de découvrir ce film aussi incandescent que ses acteurs&amp;nbsp;dont je vous invite à retrouver la critique ci-dessous (après la vidéo de la publicité en question).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;460&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/R-yK2FkI_40&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce film date de 1968: c’est déjà tout un programme. Il réunit Maurice Ronet, Alain Delon, Romy Schneider, Jane Birkin dans un huis-clos sensuel et palpitant: ce quatuor est déjà une belle promesse.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Marianne (Romy Schneider) et Jean-Paul (Alain Delon) passent en effet des vacances en amoureux dans la magnifique villa qui leur a été prêtée sur les hauteurs de Saint-Tropez. L’harmonie est rompue lorsqu’arrive Harry (Maurice Ronet), ami de Jean-Paul et de Marianne chez lequel ils se sont d’ailleurs rencontrés, cette dernière entretenant le trouble sur la nature de ses relations passées avec Harry. Il arrive accompagné de sa fille de 18 ans, la gracile et nonchalante Pénélope (Jane Birkin).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;« La piscine » fait partie de ces films que l’on peut revoir un nombre incalculable de fois (du moins que je peux revoir un nombre incalculable de fois) avec le même plaisir pour de nombreuses raisons mais surtout pour son caractère intelligemment elliptique et son exceptionnelle distribution et direction d’acteurs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dès les premières secondes, la sensualité trouble et la beauté magnétique qui émane du couple formé par Romy Schneider et Alain Delon, la langueur que chaque plan exhale plonge le spectateur dans une atmosphère particulière, captivante. La tension monte avec l’arrivée d’Harry et de sa fille, menaces insidieuses dans le ciel imperturbablement bleu de Saint-Tropez. Le malaise est palpable entre Jean-Paul et Harry qui rabaisse sans cesse le premier, par une parole cinglante ou un geste méprisant, s’impose comme si tout et tout le monde lui appartenait, comme si rien ni personne ne lui résistait.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour tromper le langoureux ennui de l’été, un jeu périlleusement jubilatoire de désirs et de jalousies va alors commencer, entretenu par chacun des personnages, au péril du fragile équilibre de cet été en apparence si parfait et de leur propre fragile équilibre, surtout celui de Jean-Paul, interprété par Alain Delon qui, comme rarement, incarne un personnage vulnérable à la sensualité non moins troublante. L’ambiguïté est distillée par touches subtiles : un regard fuyant ou trop insistant, une posture enjôleuse, une main effleurée, une allusion assassine. Tout semble pouvoir basculer dans le drame d’un instant à l’autre. La menace plane. L’atmosphère devient de plus en plus suffocante.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dès le début tout tourne autour de la piscine : cette eau bleutée trompeusement limpide et cristalline autour de laquelle ils s’effleurent, se défient, s’ignorent, s’esquivent, se séduisent autour de laquelle la caméra virevolte, enserre, comme une menace constante, inéluctable, attirante et périlleuse comme les relations qui unissent ces 4 personnages. Harry alimente constamment la jalousie et la susceptibilité de Jean-Paul par son arrogance, par des allusions à sa relation passée avec Marianne que cette dernière a pourtant toujours niée devant Jean-Paul. Penelope va alors devenir l’instrument innocent de ce désir vengeur et ambigu puisqu’on ne sait jamais vraiment si Jean-Paul la désire réellement, s’il désire atteindre Harry par son biais, s’il désire attiser la jalousie de Marianne, probablement un peu tout à la fois, et probablement aussi se raccrochent-ils l’un à l’autre, victimes de l’arrogance, la misanthropie masquée et de la désinvolture de Harry. C’est d’ailleurs là que réside tout l’intérêt du film : tout insinuer et ne jamais rien proclamer, démontrer. Un dialogue en apparence anodin autour de la cuisine asiatique et de la cuisson du riz alors que Jean-Paul et Penelope reviennent d’un bain nocturne ne laissant guère planer de doutes sur la nature de ce bain, Penelope (dé)vêtue de la veste de Jean-Paul dans laquelle elle l’admirait de dos, enlacer Marianne, quelques jours auparavant, est particulièrement symptomatique de cet aspect du film, cette façon d’insinuer, cette sensualité trouble et troublante, ce jeu qui les dépasse. Cette scène entremêle savoureusement désirs et haines latents. Les regards de chacun : respectivement frondeurs, évasifs, provocants, dignes, déroutés… font que l’attention du spectateur est suspendue à chaque geste, chaque ton, chaque froncement de sourcil, accroissant l’impression de malaise et de fatalité inévitable.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aucun des 4 personnages n’est délaissé, la richesse de leurs psychologies, de la direction d’acteurs font que chacune de leurs notes est indispensable à la partition. La musique discrète et subtile de Michel Legrand renforce encore cette atmosphère trouble. Chacun des 4 acteurs est parfait dans son rôle : Delon dans celui de l’amoureux jaloux, fragile, hanté par de vieux démons, d’une sensualité à fleur de peau, mal dans sa peau même, Romy Schneider dans celui de la femme sublime séductrice dévouée, forte, provocante et maternelle, Jane Birkin dont c’est le premier film français dans celui de la fausse ingénue et Maurice Ronet dans celui de l’ « ami » séduisant et détestable, transpirant de suffisance et d’arrogance…et la piscine, incandescente à souhait, véritable « acteur ». Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas lever le voile sur les mystères qui entourent ce film et son dénouement.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Deray retrouvera ensuite Delon à 8 reprises notamment dans « Borsalino », « Flic story », « Trois hommes à abattre »… mais « La piscine » reste un film à part dans la carrière du réalisateur qui mettra en scène surtout un cinéma de genre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Neuf ans après « Plein soleil » de René Clément (que je vous recommande également), la piscine réunit donc de nouveau Ronet et Delon, les similitudes entres les personnages de ces deux films sont d’ailleurs nombreuses et le duel fonctionne de nouveau à merveille.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un chef d’œuvre dont le « Swimming pool » de François Ozon apparaissait comme une copie détournée, certes réussie mais moins que l’original, aucun cinéaste n’a réussi à susciter la même incandescence trouble.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un film sensuel porté par des acteurs magistraux, aussi fascinants que cette eau bleutée fatale, un film qui se termine par une des plus belles preuves d’amour que le cinéma ait inventé. A voir et à revoir. Plongez dans les eaux troubles de cette « piscine » sans attendre une seconde …à vos risques et périls.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/cycle-alain-delon/&quot;&gt;Cliquez ici pour retrouver mes articles du Cycle Alain Delon avec de nombreuses critiques de films dans lesquels a joué l'acteur.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Retrouvez toute l'actualité cinématographique et culturelle sur les autres blogs inthemood: &lt;a href=&quot;http://inthemoodlemag.com&quot;&gt;http://inthemoodlemag.com&lt;/a&gt; , &lt;a href=&quot;http://inthemoodforfilmfestivals.com&quot;&gt;http://inthemoodforfilmfestivals.com&lt;/a&gt; , &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com&quot;&gt;http://www.inthemoodfordeauville.com&lt;/a&gt;; &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com&quot;&gt;http://www.inthemoodforcannes.com&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;D&lt;a href=&quot;http://www.mymajorcompany.com/projects/meziere-ombres-paralleles&quot;&gt;écouvrez et éventuellement soutenez mon projet littéraire sur My Major Company, ici.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Critique - « Le Samouraï » de Jean-Pierre Melville avec Alain Delon en DVD restauré et Blu-ray inédit à partir du 7 décembre 2011</title>
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<author>noreply@inthemoodforcinema.com (Sandra Mézière)</author>
<category>CRITIQUES DE CLASSIQUES DU SEPTIEME ART</category>
<category>CYCLE ALAIN DELON</category>
<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 12:39:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/1499794794.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326472&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/2443777416.jpg&quot; alt=&quot;visuelsamourai4.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/02/2334926963.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326495&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/02/255230158.jpg&quot; alt=&quot;samou6.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/3646554997.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326496&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/2953199279.jpg&quot; alt=&quot;samou8.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il était évidemment impossible que je ne vous parle pas de la sortie du «&amp;nbsp;Samouraï&amp;nbsp;» en DVD restauré et Blu-ray inédit d’abord parce que c’est un des films à l’origine de ma passion pour le cinéma qui s’est au départ et dès l’enfance nourrie surtout de cinéma policier, ensuite parce que c’est un chef d’œuvre du maître du cinéma policier et accessoirement un de mes cinéastes de prédilection, Jean-Pierre Melville, et enfin parce que c’est un des meilleurs rôles d’Alain Delon qui incarne et a immortalisé le glacial, élégant et solitaire Jef Costello tout comme il immortalisa Tancrède, Roch Siffredi, Corey, Robert Klein, Roger Sartet, Gino dans les films de Clément, Deray, Visconti, Verneuil, Losey, Giovanni. Si je ne devais vous recommander qu’un seul polar, ce serait sans doute celui-ci…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/674406696.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326476&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/1497996024.jpg&quot; alt=&quot;visuelsamourai1.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Jef Costello est un tueur à gages dont le dernier contrat consiste à tuer le patron d’une boîte de jazz, Martey. Il s’arrange pour que sa maîtresse, Jane (Nathalie Delon), dise qu’il était avec elle au moment du meurtre. Seule la pianiste de la boîte, Valérie (Cathy Rosier) voit clairement son visage. Seulement, lorsqu’elle est convoquée avec tous les autres clients et employés de la boîte pour une confrontation, elle feint de ne pas le reconnaître… Pendant ce temps, on cherche à &amp;nbsp;tuer Jef Costello «&amp;nbsp;le Samouraï&amp;nbsp;» tandis que le commissaire (François Périer) est instinctivement persuadé de sa culpabilité qu’il souhaite prouver, à tout prix.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/3194991315.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326483&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/789680613.jpg&quot; alt=&quot;samourai.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;© Collection Fondation Jérôme Seydoux-Pathé&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dès le premier plan, Melville parvient à nous captiver et plonger dans son atmosphère, celle d’un film hommage aux polars américains…mais aussi référence de bien des cinéastes comme Johnny To dans «&amp;nbsp;Vengeance&amp;nbsp;» dans lequel le personnage principal se prénomme d’ailleurs Francis Costello mais aussi Jim Jarmusch&amp;nbsp; dans « Ghost Dog, la voie du samouraï » sous oublier Michael Mann avec « Heat »&amp;nbsp;, Quentin Tarantino&amp;nbsp; avec « Reservoir Dogs » ou encore John Woo dans «&amp;nbsp;The Killer&amp;nbsp;» et bien d’autres qui, plus ou moins implicitement, ont cité ce film de référence…et d’ailleurs très récemment le personnage de Ryan Gosling dans «&amp;nbsp;Drive&amp;nbsp;» présente de nombreuses similitudes avec Costello (même si Nicolas Winding Refn est très loin d’avoir le talent de Melville qui, bien que mettant souvent en scène des truands, ne faisait pas preuve de cette fascination pour la violence qui gâche la deuxième partie du film de Nicolas Winding Refn malgré sa réalisation hypnotique) ou encore le personnage de Clooney dans &quot;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/10/29/critique-the-american-d-anton-corbijn-avec-george-clooney-ap.html&quot;&gt;The American&quot; d'Anton Corbijn&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce premier plan, c’est celui du Samouraï à peine perceptible, fumant, allongé sur son lit, à la droite de l’écran, dans une pièce morne dans laquelle le seul signe de vie est le pépiement d’un oiseau, un bouvreuil. La chambre, presque carcérale, est grisâtre, ascétique et spartiate avec en son centre la cage de l’oiseau, le seul signe d’humanité dans cette pièce morte (tout comme le commissaire Mattei interprété par Bourvil dans «&amp;nbsp;Le Cercle rouge&amp;nbsp;» a ses chats pour seuls amis). &amp;nbsp;Jef Costello est un homme presque invisible, même dans la sphère privée, comme son «&amp;nbsp;métier&amp;nbsp;» exige qu’il le soit. Le temps s’étire. Sur l’écran s’inscrit «&amp;nbsp;Il n’y a pas de plus profonde solitude que celle du samouraï si ce n’est celle d’un tigre dans la jungle…peut-être…&amp;nbsp;» ( une phrase censée provenir du «&amp;nbsp;Bushido, le livre des Samouraï&amp;nbsp;» et en fait inventée par Melville). Un début placé sous le sceau de la noirceur et de la fatalité comme celui du «&amp;nbsp;Cercle rouge&amp;nbsp;» au début duquel on peut lire la phrase suivante&amp;nbsp;: &quot;Çakyamuni le Solitaire, dit Siderta Gautama le Sage, dit le Bouddha, se saisit d'un morceau de craie rouge, traça un cercle et dit : &quot; Quand des hommes, même sils l'ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d'entre eux et ils peuvent suivre des chemins divergents, au jour dit, inéluctablement, ils seront réunis dans le cercle rouge (Rama Krishna)&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puis, avec calme et froideur (manière dont il agira tout au long du film), Costello enfile sa «&amp;nbsp;panoplie&amp;nbsp;», trench-coat et chapeau, tandis que son regard bleu acier affronte son image élégante et glaciale dans le miroir. Le ton est donné, celui d’un hiératisme silencieux et captivant qui ne sied pas forcément à notre époque agitée et tonitruante. Ce chef d’œuvre (rappelons-le, de 1967) pourrait-il être tourné aujourd’hui&amp;nbsp;? Ce n’est malheureusement pas si certain…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pendant le premier quart d’heure du film, Costello va et vient, sans jamais s’exprimer, presque comme une ombre. Les dialogues sont d’ailleurs rares tout au long du film mais ils &amp;nbsp;ont la précision chirurgicale et glaciale des meurtres et des actes de Costello, et un rythme d’une justesse implacable&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&amp;nbsp;Je ne parle jamais à un homme qui tient une arme dans la main. C’est une règle&amp;nbsp;? Une habitude.&amp;nbsp;» Avec la scène du cambriolage du «&amp;nbsp;Cercle rouge&amp;nbsp;» (25 minutes sans une phrase échangée), Melville confirmera son talent pour filmer le silence et le faire oublier par la force captivante de sa mise en scène. (N’oublions pas que son premier long-métrage fut «&amp;nbsp;Le silence de la mer&amp;nbsp;»).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/4202398769.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326481&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/3352694718.jpg&quot; alt=&quot;samou3.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;© Collection Fondation Jérôme Seydoux-Pathé&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La mise en scène de Melville est un modèle du genre, très épurée (inspirée des estampes japonaises), mise en valeur par la magnifique photographie d’Henri Decae, entre rues grises et désertes, atmosphère grise du 36 quai des Orfèvres, passerelle métallique de la gare, couloirs gris, et l’atmosphère plus lumineuse de la boîte de jazz ou l’appartement de Jane. Il porte à la fois le polar à son paroxysme mais le révolutionne aussi, chaque acte de Costello étant d’une solennité dénuée de tout aspect spectaculaire.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le scénario sert magistralement la précision de la mise en scène avec ses personnages solitaires, voire anonymes. C’est ainsi «&amp;nbsp;le commissaire&amp;nbsp;», fantastique personnage de François Périer en&amp;nbsp; flic odieux prêt à tout pour satisfaire son instinct de chasseur de loup (Costello est ainsi comparé à un loup) aux méthodes parfois douteuses qui fait songer au «&amp;nbsp;tous coupables&amp;nbsp;» du «&amp;nbsp;Cercle rouge&amp;nbsp;». C’est encore «&amp;nbsp;La pianiste&amp;nbsp;» (même si on connaît son prénom, Valérie) et Jane semble n’exister que par rapport à Costello et à travers lui dont on ne saura jamais s’il l’aime en retour. Personnages prisonniers d’une vie ou d’intérieurs qui les étouffent comme dans «&amp;nbsp;Le cercle rouge&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/3360434216.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326509&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/2197200880.jpg&quot; alt=&quot;samou11.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;© Collection Fondation Jérôme Seydoux-Pathé&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le plan du début et celui de la fin se répondent ainsi ingénieusement&amp;nbsp;: deux solitudes qui se font face, deux atmosphères aussi, celle grisâtre de la chambre de Costello, celle, plus lumineuse, de la boîte de jazz mais finalement deux prisons auxquelles sont condamnés ces êtres solitaires qui se sont croisés l’espace d’un instant. &amp;nbsp;Une danse de regards avec la mort qui semble annoncée dès le premier plan, dès le titre et la phrase d’exergue. Une fin cruelle, magnifique, tragique (les spectateurs quittent d’ailleurs le «&amp;nbsp;théâtre&amp;nbsp;» du crime comme les spectateurs d’une pièce ou d’une tragédie) qui éclaire ce personnage si sombre qui se comporte alors comme un samouraï sans que l’on sache si c’est par sens du devoir, de l’honneur…ou par un sursaut d’humanité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/416603317.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326507&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/2372278047.jpg&quot; alt=&quot;samou9.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;© Collection Fondation Jérôme Seydoux-Pathé&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Que ce soit dans «&amp;nbsp;Le Doulos&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Le Deuxième souffle&amp;nbsp;» et même dans une autre mesure «&amp;nbsp;L’armée des ombres&amp;nbsp;», on retrouve toujours chez Melville cet univers sombre et cruel, et ces personnages solitaires qui firent dirent à certains, à propos de «&amp;nbsp;L’armée des ombres&amp;nbsp;» qu’il réalisait un « film de gangsters sous couverture historique » … à moins que ses « films de gangsters » n’aient été à l’inverse le moyen d’évoquer cette idée de clandestinité qu’il avait connu sous la Résistance. Dans les &amp;nbsp;films précédant «&amp;nbsp;L’armée des ombres&amp;nbsp;» comme «&amp;nbsp;Le Samouraï&amp;nbsp;», Melville se serait donc abrité derrière des intrigues policières comme il s’abritait derrière ses indéfectibles lunettes, pour éviter de raconter ce qui lui était le plus intime : la fidélité à la parole donnée, les codes qui régissent les individus vivant en communauté. Comme dans «&amp;nbsp;L’armée des ombres&amp;nbsp;», dans «&amp;nbsp;Le Samouraï&amp;nbsp;» la claustrophobie psychique des personnages se reflète dans les lieux de l’action et est renforcée d’une part par le silence, le secret qui entoure cette action et d’autre part par les «couleurs », terme d’ailleurs inadéquat puisqu’elles sont ici aussi souvent proches du noir et blanc et de l’obscurité. Le film est en effet auréolé d’une lumière grisonnante, froide, lumière de la nuit, des rues éteintes, de ces autres ombres condamnées à la clandestinité pour agir.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Evidemment, ce film ne serait sans doute pas devenu un chef d’œuvre sans la présence d’Alain Delon (que Melville retrouvera dans «&amp;nbsp;Le Cercle rouge&amp;nbsp;», en 1970, voir ma critique ici, puis dans «&amp;nbsp;Un flic&amp;nbsp;» en 1972) qui parvient à rendre attachant ce personnage de tueur à gages froid, mystérieux, silencieux, élégant dont le regard, l’espace d’un instant face à la pianiste, exprime une forme de détresse, de gratitude, de regret, de mélancolie pour ensuite redevenir sec et brutal. N’en reste pourtant que l’image d’un loup solitaire impassible d’une tristesse déchirante, un personnage quasiment irréel (Melville s’amuse d’ailleurs avec la vraisemblance comme lorsqu’il tire sans vraiment dégainer) transformant l’archétype de son personnage en mythe, celui du fameux héros melvillien.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec ce film noir, polar exemplaire, Meville a inventé un genre, le film melvillien avec ses personnages solitaires portés à leur paroxysme, un style épuré d’une beauté rigoureuse et froide et surtout il a donné à Alain Delon l’un de ses rôles les plus marquants, finalement peut-être pas si éloigné de ce samouraï charismatique, mystérieux, élégant et mélancolique au regard bleu acier, brutal et d’une tristesse presque attendrissante, et dont le seul vrai ami est un oiseau. Rôle en tout cas essentiel dans sa carrière que celui de ce Jef Costello auquel Delon lui-même fera un clin d’oeil dans «&amp;nbsp;Le Battant&amp;nbsp;». Melville, Delon, Costello, trois noms devenus indissociables au-delà de la fiction.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sachez encore que le tournage se déroula dans les studios Jenner si chers à Melville, en 1967, des studios ravagés par un incendie…et dans lequel périt le bouvreuil du film. Les décors durent être reconstruits à la hâte dans les studios de Saint-Maurice.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Édités par Pathé, le DVD restauré et le Blu-ray inédit du film « Le Samouraï » seront disponibles à partir du 7 décembre 2011. Les deux supports contiennent un sublime livret de 32 pages au cours desquelles le journaliste Jean-Baptiste Thoret raconte la genèse du film et nous livre une analyse complète de l’œuvre et de son influence dans le cinéma français et international. Les Bonus sont enrichis par des documents inédits : un documentaire « Melville-Delon : de l’honneur à la nuit » et le Journal Télévisé de 20h de 1967 qui diffuse un reportage sur le film. Vendue au prix de 19.99€ pour le DVD et 24.99€ pour le Blu-ray, cette réédition exceptionnelle est l’occasion de redécouvrir les couleurs magistrales de ce chef d’œuvre du cinéma policier.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je vous recommande aussi cette interview d’Alain Delon pendant le tournage de «&amp;nbsp;Mélodie en sous-sol&amp;nbsp;»&amp;nbsp; réalisée en 1963 dans laquelle apparaît toute sa détermination, son amour du métier…que je ne retrouve malheureusement pas chez beaucoup d’acteurs aujourd’hui.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;iframe width=&quot;420&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/KjHVVTWafJQ?rel=0&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Autres articles consacrés à Alain Delon sur inthemoodforcinema.com &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/11/30/critique-le-guepard-de-luchino-visconti-en-version-restauree.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;Dossier spécial &quot;Le Guépard&quot; de Visconti (&amp;nbsp;critique du film, mes&amp;nbsp;vidéos de la présentation du film par Cardinale, Delon, Scorsese à Cannes, et reportage) avec, en bonus, mes critiques de &quot;Rocco et ses frères&quot; et &quot;Lduwig ou le crépuscule des Dieux&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Retrouvez également les critiques des films suivants en cliquant sur leurs titres:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/07/03/la-piscine-de-jacques-deray-une-plongee-dans-une-eau-savour.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;&amp;nbsp;La Piscine&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;», «&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2009/11/17/soiree-paramount-de-lancement-du-dvd-de-borsalino-de-jacques.html#comments&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;&amp;nbsp;Borsalino&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;», «&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2007/01/15/le-guepard-la-fresque-somptueuse-de-luchino-visconti-1963.html#comments&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;&amp;nbsp;Le Guépard&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;», «&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2009/11/30/monsieur-klein-de-joseph-losey-avec-alain-delon-jeanne-more.html#comments&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;&amp;nbsp;Monsieur Klein&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;», &amp;nbsp;«&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/03/19/critique-le-cercle-rouge-de-jean-pierre-melville-1970-avec-a.html#comments&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;&amp;nbsp;Le Cercle rouge&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;», &quot;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2009/11/20/le-professeur-de-valerio-zurlini-avec-alain-delon-sonia-pet.html#comments&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;Le Professeur&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&quot;, &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/04/27/cycle-alain-delon-critique-de-plein-soleil-de-rene-clement-1.html#comments&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #980000;&quot;&gt;&quot;Plein soleil&quot;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Critique de pièces de théâtre avec Alain Delon:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2011/01/22/premiere-critique-une-journee-ordinaire-avec-anouchka-et-ala.html&quot;&gt;&quot;Une journée ordinaire&quot; (première de la pièce)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/11/08/premiere-de-la-piece-love-letters-de-a-r-gurney-avec-alain-d.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;&quot;Lovers letters&quot;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2007/01/26/sur-la-route-de-madison-au-theatre-marigny.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;&quot;Sur la route de Madison&quot;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Autre:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/09/29/mireille-darc-met-en-scene-alain-delon-pour-l-operation-de-v.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;Mireille Darc met en scène Alain Delon pour l'opération &quot;plus de vie&quot;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Retrouvez aussi cet article sur mon nouveau blog &lt;a href=&quot;http://inthemoodlemag.com&quot;&gt;http://inthemoodlemag.com&lt;/a&gt; : &lt;a href=&quot;http://inthemoodlemag.com/?p=269&quot;&gt;http://inthemoodlemag.com/?p=269&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>&quot;Le Guépard&quot; de Visconti à la Filmothèque du Quartier Latin</title>
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<author>noreply@inthemoodforcinema.com (Sandra Mézière)</author>
<category>ACTUALITÉ DES FESTIVALS DE CINÉMA</category>
<category>CYCLE ALAIN DELON</category>
<pubDate>Sat, 22 Jan 2011 12:38:15 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/01/1725687178.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2774500&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/01/2345539748.jpg&quot; alt=&quot;guépard2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un court&amp;nbsp;article pour vous informer, en ce lendemain de &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2011/01/22/premiere-critique-une-journee-ordinaire-avec-anouchka-et-ala.html&quot;&gt;première d' &quot;Une journée ordinaire&lt;/a&gt;&quot; (la nouvelle pièce avec Alain Delon) que &quot;Le Guépard&quot; de Visconti, dans sa version restaurée, est actuellement projeté&amp;nbsp;à la Filmothèque du quartier latin. (9 rue Champollion, 75005 Paris).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/seance/film-1766/pres-de/?cgeocode=115755&quot;&gt;Cliquez ici pour voir les horaires des&amp;nbsp; projections.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/11/30/critique-le-guepard-de-luchino-visconti-en-version-restauree.html&quot;&gt;Cliquez ici pour retrouver mon dossier spécial consacré au &quot;Guépard&quot; de Visconti (critique, vidéos de la projection cannoise...)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Première – Critique – « Une journée ordinaire » avec Anouchka Delon et Alain Delon au théâtre des Bouffes Parisiens</title>
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<author>noreply@inthemoodforcinema.com (Sandra Mézière)</author>
<category>CHRONIQUES THEATRALES</category>
<category>CYCLE ALAIN DELON</category>
<pubDate>Sat, 22 Jan 2011 04:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/1687120732.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2855471&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/931870644.JPG&quot; alt=&quot;P1030308.JPG&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/01/4151811994.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2855472&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/01/3051069541.JPG&quot; alt=&quot;P1030307.JPG&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/2768352412.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2855473&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/183180804.JPG&quot; alt=&quot;P1030309.JPG&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/01/1172948598.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2855474&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/01/3433541584.JPG&quot; alt=&quot;P1030310.JPG&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/2221349302.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2855475&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/4056385120.JPG&quot; alt=&quot;P1030311.JPG&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/495288247.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2855476&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/3060268208.JPG&quot; alt=&quot;P1030312.JPG&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/1409745007.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2789163&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/3572514865.jpg&quot; alt=&quot;journée2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/185493559.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/1409745007.2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/02/1409745007.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce soir, au théâtre des Bouffes Parisiens (ce n’est pas un hasard, ce théâtre appartenait à Jean-Claude Brialy, grand ami d’Alain Delon) a eu lieu la première de la pièce «&amp;nbsp;Une journée ordinaire&amp;nbsp;». &amp;nbsp;Une pièce qui met en scène Alain Delon n’a de toute façon rien d’ordinaire et le titre, déjà, est d’une délicate dérision. Cela n’a rien d’ordinaire parce que Tancrède, Roch Siffredi, Jeff Costello, Corey, Robert Klein, Roger Sartet, Gino…, tout un pan de l’histoire du cinéma accompagne celui qui les a immortalisés. Cela n’a rien d’ordinaire parce que Delon est seulement pour la septième fois au théâtre. Cela n’a rien d’ordinaire parce que cette pièce a été écrite par Eric Assous à la demande de Delon pour sa fille Anouchka.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Emportée par le doux tourbillon de la vie parisienne, je réalise que la dernière pièce de théâtre à laquelle j’ai assisté c’était aussi une pièce avec Alain Delon, &quot;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/11/08/premiere-de-la-piece-love-letters-de-a-r-gurney-avec-alain-d.html&quot;&gt;Love letters&lt;/a&gt;&quot; et auparavant&amp;nbsp;«&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2007/01/26/sur-la-route-de-madison-au-theatre-marigny.html&quot;&gt;&amp;nbsp;Sur la route de Madison&lt;/a&gt;&amp;nbsp;», pourtant les premières années à Paris, j’allais très souvent au théâtre pour voir des pièces classiques, plus avant-gardistes ou populaires, ou les trois. Et pourtant j’ai toujours tant aimé ce frémissement, ce murmure, ce frisson avant le lever de rideau, avant cette rencontre palpitante qui nous plonge à la fois hors de la réalité et pleinement dans l’instant présent qui se joue face à nous. J’ai toujours aimé, aussi, observer le spectacle qui se joue dans la salle, intemporel ballet de la vie parisienne, &amp;nbsp;réminiscence de mes lectures balzaciennes favorites et qui fait que lors d’une première comme celle-ci se croisent un chanteur aux allures de poète d’un autre temps, un écrivain aux allures de chanteur lui aussi –décidément, le décalage était à la mode- d’un autre temps, un présentateur de jeux télévisés, un mythe du cinéma, une actrice qui aurait aimé l’être, sans doute,&amp;nbsp;ce mythe,&amp;nbsp; et tant d’autres qui se croisent, s’observent et souvent feignent de s’ignorer ou s’adorer avec la même application. Fascinant ballet dont chacun est à la fois danseur, chorégraphe et spectateur. Mais là n’était pas l’essentiel, juste ce qui permettait de se distraire en l’attendant.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’essentiel a eu lieu quand le rideau s’est levé et que j’ai oublié tout le reste, alors insignifiant. Quand le rideau s’est levé sur Anoucka Delon/Julie allongée dans un canapé et Alain Delon/Julien de dos. De dos pour que les premiers regards, sans doute, ne soient pas dirigés vers lui mais vers celle que cette pièce est destinée à mettre en lumière. Ce qui m’a marquée d’abord, c’est la justesse éclatante d’Anouchka Delon (tout comme cela m’avait déjà marquée dans «&amp;nbsp;Le Lion&amp;nbsp;»). Sa voix parfaitement posée. Sa prestance. Son assurance (pas une seule fois elle ne trébuchera). Et puis Delon, dans ce costume trop petit pour lui.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Une journée ordinaire&amp;nbsp;», c’est l’histoire d’une fille de vingt ans qui n’ose pas annoncer à son père avec qui elle vit seule qu’elle va le quitter pour vivre avec son amoureux mais Une journée ordinaire c’est surtout l’histoire d’un homme qui aime profondément, follement sa fille, qui s’éclipse pour la laisser vivre sa vie. Un duo, presque un couple comme en témoigne la gémellité de leurs prénoms (qui n’est pas sans rappeler celle de ceux des interprètes). &amp;nbsp;Un homme fier, nostalgique, mélancolique, d’une malice parfois enfantine, d’une dureté fugace et finalement attendrissante. Un personnage qui se confond avec son interprète. Certains diront que Delon devrait plutôt jouer de grands textes d’auteurs classiques mais quand on est soi-même un «&amp;nbsp;personnage shakespearien&amp;nbsp;» pour reprendre les termes de Pascal Jardin, quand on promène avec soi une telle mythologie, nul besoin de jouer Shakespeare pour toucher ou émouvoir.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors bien sûr n’importe quel costume serait trop petit pour Delon qui a eu les plus beaux rôles qu’un acteur puisse désirer (pour ceux qui douteraient –si, il paraît qu’il y en a- de la diversité et de la -dé-mesure de son talent, regardez -notamment- «&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2009/11/30/monsieur-klein-de-joseph-losey-avec-alain-delon-jeanne-more.html#comments&quot;&gt;&amp;nbsp;Monsieur Klein&amp;nbsp;&lt;/a&gt;», «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2009/11/20/le-professeur-de-valerio-zurlini-avec-alain-delon-sonia-pet.html#comments&quot;&gt;Le Professeur&lt;/a&gt;&amp;nbsp;», «&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/11/30/critique-le-guepard-de-luchino-visconti-en-version-restauree.html&quot;&gt;&amp;nbsp;Le Guépard&lt;/a&gt;&amp;nbsp;», «&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/04/27/cycle-alain-delon-critique-de-plein-soleil-de-rene-clement-1.html#comments&quot;&gt;&amp;nbsp;Plein soleil&lt;/a&gt;&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/11/05/ouverture-du-cycle-melville-a-la-cinematheque-avec-michel-pi.html&quot;&gt;Le cercle rouge&lt;/a&gt;&amp;nbsp;», &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/07/03/la-piscine-de-jacques-deray-une-plongee-dans-une-eau-savour.html&quot;&gt;&quot;La Piscine&lt;/a&gt;&quot;,&amp;nbsp;et dîtes-moi quel acteur pourrait interpréter avec la même apparente facilité des rôles si différents et si magistraux ) si bien qu’au début de la pièce il m’est apparu presque effacé mais au fur et à mesure que la pièce avançait le costume gagnait en élégance, en taille (au propre comme au figuré) pour finalement nous le laisser voir presque à nu, à vif, pour que la fiction rejoigne le mythe et la réalité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Eric Assous (sur une mise en scène de Jean-Luc Moreau) &amp;nbsp;joue intelligemment du parallèle entre ce personnage dont la fille est &quot;l’ambition&quot;, qui porte son &quot;deuil comme une légion d’honneur&quot; et Delon, l’homme qui se définit comme nostalgique, passéiste et dont l’ambition est de faire des Delon une «&amp;nbsp;dynastie d’acteurs&amp;nbsp;». Je n’ai pu m’empêcher de repenser à cet instant à la fois magique et mélancolique, en mai dernier, au &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com&quot;&gt;Festival de Cannes&lt;/a&gt;, lorsque devant moi Claudia Cardinale et Alain Delon se voyaient sur l’écran dans «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/11/30/critique-le-guepard-de-luchino-visconti-en-version-restauree.html&quot;&gt;Le Guépard&lt;/a&gt;&amp;nbsp;», cet écran qui racontait la déliquescence d’un monde et&amp;nbsp; le renouveau d’un autre tandis qu’eux-mêmes revoyaient une époque révolue sans doute avec douleur et bonheur. &amp;nbsp;Ce soir le prince de Salina, le «&amp;nbsp;Guépard&amp;nbsp;» c’était Delon et Tancrède c’était Anouchka.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On rit beaucoup, aussi, du décalage entre cette fille et ce père qui refuse de la voir grandir. De la crainte qu’il inspire. La crainte qu’inspire le personnage du père comme le mythe Delon mais l’un comme l’autre laissent affleurer par instants leurs failles, et même un soupçon d’enfance dont le surgissement, soudain, n’en est que plus bouleversant. Cette pièce qui se qualifie de «&amp;nbsp;comédie moderne&amp;nbsp;» vaut pour moi davantage pour les moments d’émotions qui la traversent même si certains qui l’ignorent encore seront sans doute étonnés que Delon les fasse rire autant (et la salle riait, beaucoup, moi la première, à tel point qu'il était parfois impossible d'entendre certaines répliques) comme ce fut le cas dans «&amp;nbsp;Les montagnes russes&amp;nbsp;» (une pièce également signée Eric Assous) où il déployait déjà&amp;nbsp;sa force comique. Et puis lui qui aimait tant Gabin célèbre pour ses scènes de colère est aussi tellement impressionnant quand il se met en colère, mais aussi quand sa voix se fait plus posée, fragile. La virtuosité avec laquelle il fait passer le public du rire aux larmes est sidérante, de même que celle avec laquelle il passe de la tristesse à la colère en passant par&amp;nbsp;la dérision.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Ce que j’ai préféré ce sont néanmoins ces trop rares instants où Delon s’exprime face à la salle où, en un quart de seconde, il parvient à nous bouleverser, où la solitude de ce père face à nous fait écho à celle de l’acteur. Delon dit que «&amp;nbsp;le comédien joue, l’acteur vit&amp;nbsp;» et c’était aussi sans doute ce qui était si bouleversant cette impression qu’il donnait la sensation de vivre devant nous. C’était ce qui était beau, troublant et qui suspendait le souffle de la salle. Une salle debout à la fin de cette pièce trop courte qui se confondait étrangement avec la réalité quand Delon, l’acteur, le père enlaçait sa fille et la poussait au devant de la scène pour qu’elle récolte les applaudissements. Amplement mérités. &amp;nbsp;Quel bonheur pour lui sans doute qui rêvait de jouer avec sa fille de voir son nom sur l’affiche, à côté du sien, tout en haut. Quel bonheur de voir qu’au milieu de la pièce c’était son apparition à elle qui était applaudie. A signaler également la présence d’Elisa Servier (dans le rôle de l’amie de Julien, &amp;nbsp;juste et émouvante)&amp;nbsp; et Christophe de Choisy (très drôle en petit ami terrorisé): deux rôles trop courts mais dans lesquels l'un et l'autre excellent.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette fin de journée a été pour moi tout sauf ordinaire. Un beau moment. L’émotion d’un acteur extraordinaire. L'émotion d'une salle debout.&amp;nbsp;L’éclosion d’une actrice. &amp;nbsp;La complicité d’un père et sa fille. Un troublant écho entre la réalité et la fiction. Entre l’homme et le mythe. Il m’a fallu pas mal de temps après pour retrouver le chemin de la réalité, pour faire retomber &amp;nbsp;l’émotion de cette dernière «&amp;nbsp;image&amp;nbsp;», poignante, &amp;nbsp;et puis je me suis mise à rêver que cette lettre transmise à la fin de la pièce dans laquelle j’évoquais mon scénario arrive à son destinataire et qu’un jour il incarne ce rôle écrit pour lui et que cette journée décidément soit extraordinaire. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’était la cinquième fois que je voyais Delon au théâtre après «&amp;nbsp;Variations énigmatiques&amp;nbsp;»,&amp;nbsp;«&amp;nbsp; Les Montagnes russes&amp;nbsp;», «&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/11/08/premiere-de-la-piece-love-letters-de-a-r-gurney-avec-alain-d.html&quot;&gt;&amp;nbsp;Sur la route de Madison&lt;/a&gt;&amp;nbsp;», «&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/11/08/premiere-de-la-piece-love-letters-de-a-r-gurney-avec-alain-d.html&quot;&gt;&amp;nbsp;Love letters&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» et je n’espère vraiment pas la dernière. En tout cas pas la dernière fois qu’un(e) Delon montait sur scène. La dynastie des acteurs Delon n’est pas prête de s’éteindre. Une nouvelle étoile est née, lors d’une journée faussement ordinaire. Un moment de théâtre mais surtout de vie extraordinaire et à ne pas manquer mais dépêchez-vous car ne sont (pour l'instant) prévues que 100 représentations exceptionnelles, jusqu'au 12 mars 2011.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est (très) tard. Ce sont mes premières réactions, un peu désordonnées et imprécises, encore sous le coup de l’émotion de la pièce et de l’instant &amp;nbsp;mais j’y reviendrai. En tout cas, je crois que vous l’aurez compris, je vous recommande cette pièce qui vous fera passer du rire aux larmes, du mythe à la réalité (et inversement) et un excellent moment, je vous le garantis.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;En attendant, cliquez ici pour retrouver tous mes articles du &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/cycle-alain-delon/&quot;&gt;cycle Delon&lt;/a&gt; publié sur ce blog.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Renseignements: &lt;a href=&quot;http://www.bouffesparisiens.com/&quot;&gt;Théâtre des Bouffes Parisiens&lt;/a&gt;/ 4 rue Monsigny/75002 Paris.&lt;/p&gt;
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<title>Première d' &quot;Une journée ordinaire&quot; avec Anouchka et Alain Delon au théâtre des Bouffes Parisiens : j-1</title>
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<author>noreply@inthemoodforcinema.com (Sandra Mézière)</author>
<category>CYCLE ALAIN DELON</category>
<pubDate>Thu, 20 Jan 2011 19:32:38 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/1409745007.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2853451&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/3572514865.jpg&quot; alt=&quot;journée2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Demain soir, vous pourrez retrouver ici mon récit de la première d' &quot;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/12/08/une-journee-ordinaire-avec-anouchka-et-alain-delon-aux-bouf.html&quot;&gt;Une journée ordinaire&lt;/a&gt;&quot; à laquelle je serai&amp;nbsp;mais en attendant retrouvez tous mes articles du cycle Alain Delon ci-dessous. Et si vous vous demandez pourquoi il y a un cycle Alain Delon sur ce blog, ces articles devraient répondre à cette question.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/11/30/critique-le-guepard-de-luchino-visconti-en-version-restauree.html&quot;&gt;Dossier spécial &quot;Le Guépard&quot; de Luchino Visconti avec vidéos d'Alain Delon&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/11/05/ouverture-du-cycle-melville-a-la-cinematheque-avec-michel-pi.html&quot;&gt;Ouverture du cycle Melville à la Cinémathèque et critique du film &quot;Le cercle rouge&quot; &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/07/03/la-piscine-de-jacques-deray-une-plongee-dans-une-eau-savour.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;&amp;nbsp;La Piscine&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(critique)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2009/11/17/soiree-paramount-de-lancement-du-dvd-de-borsalino-de-jacques.html#comments&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;&amp;nbsp;Borsalino&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(critique)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2009/11/30/monsieur-klein-de-joseph-losey-avec-alain-delon-jeanne-more.html#comments&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;&amp;nbsp;Monsieur Klein&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(critique)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2009/11/20/le-professeur-de-valerio-zurlini-avec-alain-delon-sonia-pet.html#comments&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;Le Professeur&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(critique)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/04/27/cycle-alain-delon-critique-de-plein-soleil-de-rene-clement-1.html#comments&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #980000;&quot;&gt;&quot;Plein soleil&quot;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(critique)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Critiques de pièces de théâtre avec Alain Delon:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/11/08/premiere-de-la-piece-love-letters-de-a-r-gurney-avec-alain-d.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;&quot;Lovers letters&quot;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(critique)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2007/01/26/sur-la-route-de-madison-au-theatre-marigny.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;&quot;Sur la route de Madison&quot;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(critique)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Autre:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/09/29/mireille-darc-met-en-scene-alain-delon-pour-l-operation-de-v.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;Mireille Darc met en scène Alain Delon pour l'opération &quot;plus de vie&quot;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Première d'Une journée ordinaire avec Anouchka et Alain Delon au théâtre des Bouffes Parisiens, le 21 janvier</title>
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<author>noreply@inthemoodforcinema.com (Sandra Mézière)</author>
<category>CYCLE ALAIN DELON</category>
<pubDate>Thu, 30 Dec 2010 18:25:00 +0100</pubDate>
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&lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/1409745007.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2789163&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/3572514865.jpg&quot; alt=&quot;journée2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/185493559.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/185493559.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2789165&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/448270597.jpg&quot; alt=&quot;journée.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Dans le cadre du &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/cycle-alain-delon/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;cycle consacré à Alain Delon&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; sur ce blog (lequel, au passage, a déclaré récemment&amp;nbsp;dans le Journal du Dimanche qu'il &quot;ne&amp;nbsp;trouve pas de scénario&quot;... encore faudrait-il pouvoir lui envoyer directement, je connais &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/about.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;quelqu'une&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; que cela intéresserait, encore et toujours... à bon entendeur...&amp;nbsp;),&amp;nbsp;voici toutes&amp;nbsp;les informations&amp;nbsp;concernant la pièce qu'il jouera&amp;nbsp;au théâtre dans &quot;Une journée ordinaire&quot; à partir de janvier.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La première aura lieu le 21, date à laquelle j'y serai. Vous pourrez donc retrouver ma critique, ici, au plus tard, le 22.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Cette pièce écrite par Eric Assous à la demande d'Alain Delon se jouera donc à partir du 21 janvier au théâtre des Bouffes Parisiens. Alain Delon souhaitait en effet jouer au théâtre avec sa fille Anouchka avec laquelle il avait déjà joué dans le très beau&amp;nbsp;téléfilm&amp;nbsp;&quot;Le lion&quot; réalisé par José Pinheiro, en 2003 et dans lequel le talent de cette dernière était réellement bluffant.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Eric Assous avait déjà écrit &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2004/12/19/les-montagnes-russes-pour-voi.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;&quot;Les Montagnes russes&quot; qu'Alain Delon avait joué au théâtre Marigny (et dont vous pouvez retrouver ma critique en cliquant ici).&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;En 2007, c'est dans &quot;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2007/01/26/sur-la-route-de-madison-au-theatre-marigny.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;Sur la route de Madison&quot; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;qu'il avait à nouveau foulé les planches (&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2007/01/26/sur-la-route-de-madison-au-theatre-marigny.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;voir ma critique ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;) puis en 2008 avec Anouk Aimée dans &quot;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/11/08/premiere-de-la-piece-love-letters-de-a-r-gurney-avec-alain-d.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;Love letters&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&quot; (&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/11/08/premiere-de-la-piece-love-letters-de-a-r-gurney-avec-alain-d.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;voir ma critique ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;mais c'est sans aucun doute dans &quot;Variations énigmatiques&quot;, une très belle pièce&amp;nbsp;d'Eric Emmanuel Schmitt qu'il avait été le plus bouleversant, face à Francis Huster. Bien entendu, j'essaierai de ne pas manquer cette &quot;journée ordinaire&quot; dont vous pourrez retrouver ma critique ici.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Eric Assous dit ainsi de cette pièce : &quot;J'espère que la pièce sera à la fois drôle et émouvante. Il y a des passages entiers où le personnage que joue Alain Delon se confond avec ce qu'il est réellement. Dur et fragile, autoritaire et attendrissant, qui collectionne tous les signes de la réussite mais qui reste pourtant profondément ébréché.&quot;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Résumé officiel&amp;nbsp;de la pièce: &quot;Entre un père et sa fille, la séparation est inéluctable. Un jour, elle part avec un autre, il faut l'accepter, faire bonne figure. Pas facile de donner à un inconnu ce qu'on a de plus précieux. Julie a 20 ans. Elle rêve de liberté et d'émancipation. Et en plus, elle est amoureuse. Seulement voilà, elle vit avec son père. Veuf &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/185493559.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;depuis 12 ans, il n'a pas l'intention de voir Julie quitter la maison. Alors, elle lui propose un marché. Lui présenter son amoureux et faire la connaissance dans la même soirée de la femme que son père voit de temps à autre.&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Location ouverte du 21 janvier au 12 mars 2011. Du mardi au samedi à 20H30.&amp;nbsp;Matinée le samedi à 17H. De 12€ à 70€. Réservations sur le site des Bouffes Parisiens: &lt;a href=&quot;http://www.bouffesparisiens.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;http://www.bouffesparisiens.com/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/cycle-alain-delon/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0c678e;&quot;&gt;﻿Cliquez ici pour lire mes autres articles consacrés à Alain Delon.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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<title>&quot;Une journée ordinaire&quot; avec Anouchka et Alain Delon au théâtre des Bouffes parisiens à partir du 21 janvier</title>
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<author>noreply@inthemoodforcinema.com (Sandra Mézière)</author>
<category>CHRONIQUES THEATRALES</category>
<category>CYCLE ALAIN DELON</category>
<pubDate>Wed, 08 Dec 2010 21:32:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/1409745007.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2789163&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/3572514865.jpg&quot; alt=&quot;journée2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/185493559.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/185493559.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2789165&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/448270597.jpg&quot; alt=&quot;journée.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Dans le cadre du &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/cycle-alain-delon/&quot;&gt;cycle consacré à Alain Delon&lt;/a&gt; sur ce blog (lequel au passage vient de dire dans le Journal du Dimanche qu'il &quot;ne&amp;nbsp;trouve pas de scénario&quot;... encore faudrait-il pouvoir lui envoyer directement, je connais &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/about.html&quot;&gt;quelqu'une&lt;/a&gt; que cela intéresserait, encore et toujours... à bon entendeur...&amp;nbsp;),&amp;nbsp;voici toutes&amp;nbsp;les informations&amp;nbsp;concernant la pièce qu'il jouera&amp;nbsp;au théâtre dans &quot;Une journée ordinaire&quot; à partir de janvier.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;Cette pièce écrite par Eric Assous à la demande d'Alain Delon se jouera donc à partir du 21 janvier au théâtre des Bouffes Parisiens. Alain Delon souhaitait en effet jouer au théâtre avec sa fille Anouchka avec laquelle il avait déjà joué dans le très beau&amp;nbsp;téléfilm&amp;nbsp;&quot;Le lion&quot; réalisé par José Pinheiro, en 2003 et dans lequel le talent de cette dernière était réellement bluffant.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;Eric Assous avait déjà écrit &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2004/12/19/les-montagnes-russes-pour-voi.html&quot;&gt;&quot;Les Montagnes russes&quot; qu'Alain Delon avait joué au théâtre Marigny (et dont vous pouvez retrouver ma critique en cliquant ici).&lt;/a&gt;&amp;nbsp;En 2007, c'est dans &quot;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2007/01/26/sur-la-route-de-madison-au-theatre-marigny.html&quot;&gt;Sur la route de Madison&quot; &lt;/a&gt;qu'il avait à nouveau foulé les planches (&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2007/01/26/sur-la-route-de-madison-au-theatre-marigny.html&quot;&gt;voir ma critique ici&lt;/a&gt;) puis en 2008 avec Anouk Aimée dans &quot;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/11/08/premiere-de-la-piece-love-letters-de-a-r-gurney-avec-alain-d.html&quot;&gt;Love letters&lt;/a&gt;&quot; (&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/11/08/premiere-de-la-piece-love-letters-de-a-r-gurney-avec-alain-d.html&quot;&gt;voir ma critique ici&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;mais c'est sans aucun doute dans &quot;Variations énigmatiques&quot;, une très belle pièce&amp;nbsp;d'Eric Emmanuel Schmitt qu'il avait été le plus bouleversant, face à Francis Huster. Bien entendu, j'essaierai de ne pas manquer cette &quot;journée ordinaire&quot; dont vous pourrez retrouver ma critique ici.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;Eric Assous dit ainsi de cette pièce : &quot;J'espère que la pièce sera à la fois drôle et émouvante. Il y a des passages entiers où le personnage que joue Alain Delon se confond avec ce qu'il est réellement. Dur et fragile, autoritaire et attendrissant, qui collectionne tous les signes de la réussite mais qui reste pourtant profondément ébréché.&quot;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Résumé officiel&amp;nbsp;de la pièce: &quot;Entre un père et sa fille, la séparation est inéluctable. Un jour, elle part avec un autre, il faut l'accepter, faire bonne figure. Pas facile de donner à un inconnu ce qu'on a de plus précieux. Julie a 20 ans. Elle rêve de liberté et d'émancipation. Et en plus, elle est amoureuse. Seulement voilà, elle vit avec son père. Veuf &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/185493559.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;depuis 12 ans, il n'a pas l'intention de voir Julie quitter la maison. Alors, elle lui propose un marché. Lui présenter son amoureux et faire la connaissance dans la même soirée de la femme que son père voit de temps à autre.&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Location ouverte du 21 janvier au 12 mars 2011. Du mardi au samedi à 20H30.&amp;nbsp;Matinée le samedi à 17H. De 12€ à 70€. Réservations sur le site des Bouffes Parisiens: &lt;a href=&quot;http://www.bouffesparisiens.com/&quot;&gt;http://www.bouffesparisiens.com/&lt;/a&gt;&amp;nbsp;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/cycle-alain-delon/&quot;&gt;﻿Cliquez ici pour lire mes autres articles consacrés à Alain Delon.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;
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