03/07/2009
Suivez en direct la master-class de Jean-Pierre Jeunet, ce soir, à 20h15
Comme, pour une raison indépendante de ma volonté, je ne pourrai finalement et malheureusement pas assister à la master-class de Jean-Pierre Jeunet à laquelle j’étais invitée, au siège de la Warner, ce soir, dans le cadre du club 300 d’Allociné, je vous invite à la suivre, comme moi, en direct sur Allociné où elle sera retransmise en intégralité, ce soir donc, à partir de 20H15, là-bas.
Vous pouvez également poser vos questions à Jean-Pierre Jeunet en cliquant ici.
Il évoquera son cinéma et présentera son prochain film « Micmas à tire-larigot » qui sortira en salles le 28 octobre 2009.
Je vous rappelle que Jean-Pierre Jeunet sera le président du jury du 35ème Festival du Cinéma Américain de Deauville que vous pourrez suivre en direct, comme chaque année, sur Inthemoodforcinema.com et sur Inthemoodfordeauville.com .
Jean-Pierre Jeunet était également le parrain du Salon du Cinéma 2009 dont Inthemoodforcinema.com était partenaire. Il y a également donné une master class.
Et puisque d’Allociné et de son club 300 il est question, j’en profite pour vous signaler qu’il y a une semaine nous avons fêté le premier anniversaire dudit club 300 au sujet duquel vous pourrez en savoir davantage en regardant la vidéo ci-dessous (cliquez sur "lire la suite" pour voir la vidéo) et en cliquant ici, ce lien vous renvoyant vers mes articles y ayant déjà été consacrés. Cet anniversaire a donné lieu à la projection de « Là-haut » également projeté en ouverture du 62ème Festival de Cannes. Cliquez ici pour lire mes commentaires au sujet de « Là-haut ».
11:34 Ecrit par Sandra.M dans CLUB 300 D'ALLOCINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : cinéma, allociné, club 300, jean-pierre jeunet, deauville, warner, festival du cinéma américain |
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04/05/2009
Un Festival de Cannes exceptionnel pour Inthemoodforcinema.com (épisode 2): sélectionnée par Allociné
Comme je vous le disais dans l'article précèdent, ce 62ème Festival de Cannes (et le 9ème pour moi) s'annonce pour Inthemoodforcinema.com décidément particulièrement trépidant.
En effet, en plus de cette sélection par L'Oréal et après que ce blog ait eu les honneurs du blog Allociné Insider (voir article en cliquant ici), Allociné m'a très récemment contactée pour m'apprendre que j'étais sélectionnée et invitée au Festival de Cannes, les 16 et 17 mai, avec 6 autres blogueurs (Lyricis, FilmGeek, Buzz my Geek, In bed with Kinoo, Angie Sweet's Home et un dernier dont le nom me sera communiqué ultérieurement) pour " assister à des soirées, des projections, des Master-Class et pour partager ces expériences à travers des articles et des photos à publier sur le site "Off Cannes", lequel site regroupe les contenus non officiels sur le festival (émissions vidéos, articles, photos...); participer également à une émission spéciale consacrée à la venue du Club 300 AlloCiné à Cannes ..." Le tout le premier week end du Festival, c'est-à-dire le lendemain de la journée évoquée ci-dessous. Un premier week end cannois qui s'annonce donc pour moi aussi riche que passionnant.
Je vous en reparle bientôt avant de vous le faire vivre en direct sur ce blog et sur "Inthemoodforcannes". Bien sûr cela n'empêche pas que je serai présente toute la durée du Festival, comme prévu : mes comptes rendus en direct de la Croisette se poursuivront donc après le 17, bien entendu.
Vous l'aurez sans doute remarqué: les critiques sont un peu moins nombreuses ces derniers jours, mais j'essaie de me libérer au maximum pour profiter pleinement de ces journées cannoises. Pour me faire pardonner: dès ce soir ou demain matin, vous pourrez donc lire ma critique en avant-première de "Millénium", une avant-première à laquelle j'assisterai ce soir.
Vous pouvez par ailleurs vous informer sur le blog spécial Festival de Cannes d'Allociné : http://www.festivaldecannes.allocine.fr
Un dernier mot pour vous dire que vous pouvez désormais également suivre Inthemoodforcinema.com, Inthemoodforcannes.com et inthemoodfordeauville.com sur twitter, ici: http://twitter.com/moodforcinema .
17:13 Ecrit par Sandra.M dans CLUB 300 D'ALLOCINE, FESTIVAL DE CANNES 2009 | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
| Tags : cinéma, cannes, festival, allociné, l'oréal |
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10/04/2009
Master Class « Braquo » avec Olivier Marchal, à Canal plus
© Tibo & Anouchka / CAPA DRAMA / CANAL +
© Tibo & Anouchka / CAPA DRAMA / CANAL +
Ci-dessus: début de la Master Class "Braquo", d'Olivier Marchal, hier soir, à Canal plus
Dans le cadre du club 300 d’Allociné (dont je vous reparlerai -très- prochainement), et en partenariat avec Canal plus, dans les locaux de la chaine était organisée hier soir une Master Class avec Olivier Marchal, suite à la projection de quelques épisodes de la websérie documentaire « Braquo » (actuellement diffusée sur internet) consacrée à la série coréalisée par Olivier Marchal et Frédéric Schoendoerffer et programmée à la rentrée prochaine sur Canal plus. Le (très) petit nombre de blogueurs présents a contribué à procurer à cette rencontre un caractère très intime et à cet échange un caractère passionnant.
Ce web documentaire consacré à "Braquo" est une manière inédite d’annoncer la programmation d’une série, et de susciter l’intérêt et le désir du téléspectateur pour celle-ci. Ce making of réalisé sous la direction d’Olivier Marchal est constitué de 30 épisodes qui sont et seront diffusés sur internet, permettant ainsi aux internautes de s’immiscer dans les coulisses du tournage pour suivre les étapes de la conception de la série. Cette websérie documentaire imaginée par Canal+ et Capa a été confiée à un jeune réalisateur : Sacha Chelli. Depuis le 30 mars, un nouvel épisode hebdomadaire raconte donc une étape de la préparation sur le site http://www.braquo.tv : casting, formation des acteurs, crash, fusillades…
Le montage nerveux et rythmé contribue à l’immersion totale du téléspectateur et reflète parfaitement la tension et la fébrilité que génère un tournage, et celui-ci en particulier. La websérie témoigne ainsi de tout ce qui constitue un tournage : les tensions et les joies mais aussi de l’extrême précision du travail d’Olivier Marchal, de la passionnante, parfois angoissante mais surtout jubilatoire aventure que constitue un tournage comme celui-ci. Il s’y exprime sans langue de bois procurant ainsi à cette websérie le même réalisme, (évidemment me direz-vous puisqu’il s’agit ici de la réalité) qu’à la série elle-même.
Hervé Chabalier s’est déclaré particulièrement fier de « participer aux côtés de Canal à cette production originale pour le web : une websérie avant la série… la réalité précédant la fiction ! ». « Braquo, les coulisses » constitue ainsi un lieu d’expérimentation d’une nouvelle forme d’expression et d’écriture audiovisuelle. Canalplus.fr réunit en effet plus de 3 millions de visiteurs uniques mensuels et se positionne parmi les leaders de sites médias français.
Cette websérie relève donc de la volonté d’accompagner la sortie de la série « Braquo » très en amont et de tenir les internautes en haleine jusqu’à la diffusion télévisée de la série, l’objectif étant la qualité du contenu plutôt qu’un buzz inepte. Elle témoigne aussi du rôle croissant d’internet dans les stratégies de communication des diffuseurs et producteurs (et distributeurs concernant le cinéma).
Avec beaucoup de franchise, d’humilité aussi, Olivier Marchal a donc répondu aux questions concernant cette série atypique. Son souhait était avant tout de parler du « malaise grandissant », de la « difficulté d’être flic », de « la façon dont ils sont (mal)traités », estimant qu’ils méritent d’être pris en considération, qu’on s’occupe de leur mélancolie (pour ceux que le sujet intéresse, Olivier Marchal a évoqué un « Complément d’enquête » pour lequel il a été interviewé sur ce sujet, diffusé sur France 2 la semaine prochaine). Il souhaite surtout montrer ce que « l’on n’a pas encore trop vu : que de l’humain, que de l’émotion, juste des flics qui essaient de s’en sortir ». Dans cette série, tournée en 35mm (le projet initial était d’ailleurs destiné au cinéma), les enquêtes seront donc relativement anecdotiques.
Olivier Marchal s’est dit fasciné par ces policiers qu’il avait côtoyés de très près qui ont « plongé » du côté du banditisme sans qu’il s’aperçoive de rien, rien dans leur comportement ne permettant de déceler une quelconque remise en question ou encore moins cette double vie. Pour lui, il était aussi important que ses personnages restent malgré tous positifs, et que ces flics soient malgré eux obligés de commettre des exactions. Pour lui, cela pose un cas de conscience tous « ces voyous qui écrivent des livres et dont on fait des films », tout en précisant avoir écrit la bible du scénario de « Braquo »…avec un ancien braqueur.
Il a également évoqué le casting (Anglade, Duvauchelle, Rocher, Duchaussoy, Malerba), louant la prestation époustouflante d’Anglade dont la websérie permet d’entrevoir le perfectionnisme en accord avec celui du réalisateur. Des écorchés vifs plutôt que des acteurs « bankable » qui contribuent fortement au sentiment de réalisme de la série.
Olivier Marchal a aussi déclaré s’être régalé à écrire, étant réellement en empathie avec ses personnages. A une question concernant une éventuelle suite à la série de 8 fois 52 minutes, il a parlé d’une fin « ouverte et surprenante ».
Par ailleurs, Gaumont, qui a l’excellente idée de projeter actuellement un grand classique du cinéma, en projection numérique, dans certaines salles Gaumont, (un par mois, en Avril, "Le Cerveau") pour nous le faire redécouvrir pourrait aussi permettre que la série soit projetée au cinéma dans ce cadre-ci.
Il a aussi évoqué sa coréalisation avec Frédéric Schoendoerffer, salutaire selon lui en raison des journées de 20H de travail pour ce projet. Il est en tout cas très fier de cette série « noire, intense, mais jamais glauque, glamour dans son casting et son décor avec une histoire très romanesque » dont ces quelques extraits de la websérie laissent augurer le meilleur, dans la lignée des palpitants « Gangsters » ou « 36 quai des Orfèvres » (même si le ton et le cadre de la série seront différents).
Grâce à son expérience (Olivier Marchal a d'abord été policier à la P.J., inspecteur de la Brigade criminelle de Versailles et de la section antiterroriste, puis chef d'une brigade de nuit au milieu des années 1980), son cinéma est imprégné d’un réalisme, d’une justesse, d’une tension captivants mais aussi d’une direction d’acteurs précise qui ont renouvelé le polar français en lui apportant un nouveau souffle, et un style encore inédit.
Force est de constater que cette websérie inédite est terriblement efficace, qu’elle en montre suffisamment mais pas trop pour susciter le désir de voir la série qui, si elle se révèle aussi palpitante que ses coulisses, est promise à un joli succès, en tout cas souhaitons-le lui. A suivre donc à la rentrée prochaine sur Canal + pout la série et dès à présent sur http://www.braquo.tv pour la websérie vivement recommandée par Inthemoodforcinema.com .
Pitch de la série : Flics de terrain au SDPJ 92, Caplan (Jean-Hugues Anglade), Morlighem (Joseph Malerba), Vachewski (Nicolas Duvauchelle) et Roxane (Karole Rocher) interviennent sur tout le département des Hauts-de-Seine, entre Neuilly et Nanterre, quartiers chics et zones de non-droit. Mais leur vie bascule lorsque Rossi, leur commandant, injustement condamné dans une affaire, décide de se suicider. Dès lors, ils vont se lancer dans une contre-enquête pour laver son honneur et confondre ses accusateurs. Pris dans un engrenage mortel, ils vont être obligés de « monter au BRAQUO » pour sauver leur peau et protéger leurs familles. Harcelés par leur administration, poursuivis par l’IGS (la police des police), ils vont tourner le dos aux règles établies et à leurs illusions en adoptant un mode de vie régi par l’adrénaline, la prise de risque, le sang et la mort… BRAQUO suit au plus près la trajectoire de ces hommes ordinaires qui, malgré eux, vont progressivement plonger dans la violence et la paranoïa, tout en exerçant leur métier de flic.
Filmographie sélective d’Olivier Marchal :
© Tibo & Anouchka / CAPA DRAMA / CANAL +
En tant qu'acteur
Cinéma
1988 : Ne réveillez pas un flic qui dort, de José Pinheiro
1993 : Profil bas, de Claude Zidi
1998 : La Puce, d'Emmanuelle Bercot
2004 : 36 Quai des Orfèvres
2006 : Ne le dis à personne, de Guillaume Canet
2006 : Un Roman Policier, de Stéphanie Duvivier
2007 : Truands, de Fréderic Schoendoerffer
2007 : Scorpion, de Julien Séri
2008 : Le Bruit des gens autour, de Diastème
2009 : Quelque chose à te dire, de Cécile Telerman
Télévision
1996-2001 : Quai n°1
1999-2002 : Police District
2002 : Chut ! de Philippe Setbon, avec Sophie Guillemin
2003 : Les Robinsonnes de Laurent Dussaux
2005 : Éliane de Caroline Huppert, avec Florence Pernel
2006 : Les Innocents d'après Simenon
2006 : Une fille de ferme d'après Maupassant
En tant que réalisateur
Courts-métrages
2002 : Un bon flic
Longs-métrages
2002 : Gangsters, avec Richard Anconina
2004 : 36 Quai des Orfèvres, avec Daniel Auteuil et Gérard Depardieu
2008 : MR 73, avec Daniel Auteuil et Olivia Bonamy
© Tibo & Anouchka / CAPA DRAMA / CANAL +
Articles liés à celui-ci :
Ma critique de « 36 quai des Orfèvres » d’Olivier Marchal
Vous pourrez également trouver un récit de cette Master Class sur http://www.filmgeek.fr
10:30 Ecrit par Sandra.M dans CHRONIQUES TELEVISUELLES, CLUB 300 D'ALLOCINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : télévision, cinéma, olivier marchal, canal plus, braquo, nicolas duvauchelle, jean-hugues anglade |
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27/03/2009
« Oss 117 : Rio ne répond plus » de Michel Hazanavicius avec Jean Dujardin : critique du film (Avant-première du Club 300 d’Allociné )
Hier soir, dans le cadre de son club 300 qu’on ne présente plus, Allociné organisait une avant-première du deuxième volet des aventures d’OSS 117 interprété par Jean Dujardin et réalisé par Michel Haznavicius, en présence de ces deux derniers. Ayant découvert le premier volet « OSS 117 : Le Caire, nid d’espions », la veille (oui, comme vous pouvez le constater Inthemoodforcinema.com est un blog d’investigations), c’est avec plaisir que j’ai retrouvé l’univers déjanté de l’espion aussi célèbre que désespérant, inventé par Jean Bruce.
Nous ne sommes donc plus en Egypte en 1955 mais une décennie plus tard, plus exactement en 1967, au Brésil, à Rio. En France, De Gaulle et Pompidou ont remplacé Coty et Faure. Douze ans après, OSS 117 (Jean Dujardin) reprend donc du service, cette fois lancé à la poursuite, non pas du diamant vert, mais d’un microfilm compromettant pour l’Etat français. Il va alors devoir faire équipe avec une séduisante jeune femme, lieutenant-colonel du Mossad, Dolorès (Louise Monod) pour capturer un nazi maître chanteur.
Hubert Bonisseur de la Bath est désormais affublé du ravissant pseudonyme de Noël Flantier mais il n’a rien perdu de ses costumes et de son attitude surannés, ni de sa misogynie, de son racisme et de toutes ses autres tares légendaires (la pire affliction qu’on puisse lui reprocher étant pour lui la première !) qui, vues sous le prisme du premier degré ou maladroitement mises en scène et interprétées, pourraient être consternantes, voire dangereuses. Ce n’est heureusement pas le cas. D’abord parce que, ici, on présuppose l’intelligence du spectateur qui saura rire du personnage principal et non rire avec, contrairement à la majorité des comédies qui n’osent pas prendre ce « risque » (celle qui a battu tous les records d’entrées récemment a d’ailleurs choisi la deuxième option, peut-être aussi une des raisons de son succès mais c’est sans aucun doute vers la première que va ma préférence). Aussi parce que les réactions, de consternation le plus souvent, de ceux qui lui font face désamorcent l’abjection de ses propos (ici Louise Monod, malheureusement moins nuancée dans son jeu que Bérénice Béjo, peut-être aussi, parce que son personnage est moins riche et moins construit) . Et même si le film n’est pas militant et même s’il est foncièrement politiquement incorrect, c’est finalement peut-être beaucoup plus efficace, contre le racisme et l’antisémitisme et toutes autres formes de bêtises, que le film d’Etienne Chatillez, « Agathe Cléry », qui avait totalement manqué son objectif,... à condition évidemment d’être mis sous des yeux clairvoyants.
Ensuite, la mise en scène est toujours aussi réjouissante, imprégnée cette fois de l’atmosphère des années 60, de ses couleurs acidulées, usant et abusant du split screen (mais ici à bon escient puisque cela devient un instrument du comique) mais aussi des références cinéphiliques. Lors du débat qui a suivi Michel Hazanavicius a même avoué avoir « pillé » certains films, évoquant ainsi « Sueurs froides » auquel il est explicitement fait référence. La spectaculaire scène du dénouement au sommet du Christ du Corcovado que je vous laisse découvrir semble, quant à elle, directement inspirée de celle de la « Mort aux trousses » sur le Mont Rushmore, et les scènes de poursuite semblent suivre l’enseignement d’Hitchcock dans le film précité qui avait inversé les codes de la course poursuite, se déroulant jusque-là la plupart du temps dans une rue étroite et sombre.
On ne peut évidemment pas ne pas penser à « L’Homme de Rio » tant Jean Dujardin rappelle Belmondo, conciliant sens de l’action, du comique, qualité de jeu, et bénéficiant du même capital sympathie auprès du public, et ne s’économisant d’ailleurs pas, lui non plus, pour le conquérir. (Voir vidéos ci-dessous). Comme Belmondo, à une époque où les films se faisaient sur son nom et où les titres reflétaient cette importance, là aussi, le film semble ne pas avoir de raison d'être sans Jean Dujardin qui lui insuffle son énergie débordante. Sans doute faut-il énormément d’intelligence pour interpréter avec autant de vraisemblance et d’apparente conviction un personnage aussi stupide, sans pour autant lui rendre le spectateur totalement hostile. Il n’économise ni ses rictus, ciselés, ni ses soulèvements de sourcils, ni ses silences, ni ses incoercibles rires gras, trouvant toujours la note juste pour contribuer à une partition à la fois baroque et sans fausse note. Il est certain qu’il a encore beaucoup de rôles devant lui, à la (dé)mesure de son talent.
Si certaines répliques sont particulièrement décapantes, c’est donc à mon avis dans le jeu de Jean Dujardin aux frontières du burlesque, mais aussi dans l’absurde de certaines situations et dans leur caractère inattendu que cet OSS est le meilleur (scène de l’hôpital puis du « jardinier » etc), quand le comique n’est pas annoncé par des roulements de tambour et arrive subrepticement. C’est en cela qu’il diffère peut-être le plus du premier volet dont , pour le reste, il épouse la structure, quasiment à l’identique, avec cependant des personnages féminins moins présents, moins écrits, plus secondaires.
Le spectateur est transporté dans un ailleurs temporel et spatial qui contribuent aussi à son plaisir et à son dépaysement et à l’embarquer dans cette aventure fantasque des plages et extraordinaires paysages de Rio aux forêts amazoniennes.
Le seul bémol concerne le scénario, signé Jean-François Halin et Michel Hazanavicius. Si Michel Hazanavicius s’est vraisemblablement là aussi inspiré d’Hitchcock pour le MacGuffin (objet matériel et généralement mystérieux qui sert de prétexte au développement de l’action du film)-ici le microfilm-, chez Hitchcock le parfait enchaînement des scènes grâce à un scénario exemplaire nous le fait, toujours, totalement oublier, ici nous avons davantage la sensation d’une succession de saynètes sans réel but défini. Le rythme soutenu, la qualité de l’interprétation, de la mise en scène, des décors et des dialogues parviennent néanmoins à rendre ce défaut anecdotique et à nous emporter dans ces rocambolesques et absurdes aventures brésiliennes.
A l’heure où les comédies sont de plus en plus formatées, suivant les demandes des chaînes de télévision mais aussi une demande (probablement à tort) présupposée du public, cet hymne au politiquement incorrect, grâce à l’intelligence de la mise en scène et de l’interprétation transforment ce qui aurait pu être un simple film potache en un salutaire divertissement, malin et de qualité.
Merci à l’équipe d’Allociné pour sa bonne humeur et sa mise en scène très in the mood for OSS117 hier soir…
Sortie en salles : le 15 Avril 2009
Vidéos de la soirée au Forum des Images:
Teasers et bande-annonce:
17:06 Ecrit par Sandra.M dans AVANT-PREMIERES, CLUB 300 D'ALLOCINE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : cinéma, oss 117, jean dujardin, michel hazanavicius, forum des images, allociné |
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30/10/2008
Avant-première à Canal plus-« Rock’NRolla » de Guy Ritchie : pour les amateurs du genre et seulement…
Après France 2, la semaine dernière et TCM il y a quelques semaines, je poursuivais hier mon tour des chaînes de télévision avec Canal plus (le tournage du Cercle avait eu lieu à l’extérieur, dans un vrai cercle de jeu et non dans les locaux de Canal plus) pour l’avant-première de Rock’NRolla de Guy Ritchie dont, il faut bien l’ avouer, je découvrais hier par la même occasion le cinéma que je connaissais néanmoins de « renommée » avec des films comme « Arnaques, crimes et botanique » ou « Snatch » ou pour le film dans lequel il mettait en scène sa volcanique et célébrissime épouse, « A la dérive » (le titre du film, pas l’épouse, je connais les esprits mal tournés de certains qui auraient pu feindre d’ignorer la virgule ) et qui fut un échec retentissant.
La projection fut précédée de quelques bandes annonces exclusives « prêtées » par Studio Canal dont deux m’ont surtout marquée et donnée envie de les découvrir : « Burn after reading » des frères Coen (Sortie en salles : le 10 décembre 2008) et « Frost/Nixon » de Ron Howard (Sortie en salles : 14 janvier 2009)...Je trouve malheureusement celle d’ « Il Divo » (sortie en salles : le 31 décembre 2008) pas à la hauteur de ce film qui m’avait enthousiasmée lors du dernier Festival de Cannes et qui y a reçu le prix du jury, et que je vous recommande...
Caïd londonien, Lenny (Tom Wilkinson) travaille à l'ancienne. Ce qui ne l'empêche pas de savoir qui corrompre et de pouvoir faire pression sur n'importe quel ministre, promoteur immobilier ou malfrat en vue mais comme le lui dit Archy (Mark Strong), son fidèle lieutenant, Londres est en train de changer : les mafieux des pays de l'Est (décidément très à la mode pour incarner les « méchants » en ce moment), comme les petits voyous, cherchent tous à bouleverser les règles du milieu. Désormais, c'est toute la pègre londonienne qui tente de se remplir les poches en se disputant le coup du siècle. Mais c'est Johnny Quid (Tobby Kebbell), rock star toxico qu'on croyait mort (à peu près la définition du Rock’NRolla, chaque membre de l’équipe du film en ayant une définition différente), qui a les cartes bien en main...
Il m’a fallu un temps certain pour m’accoutumer à l’univers du cinéaste, d’abord à la voix off omniprésente, omnisciente qui nous donne l’impression que le film n’est pas encore réellement commencé (en général les films américains affectionnent ce genre de bande annonce lyrique et assourdissante au début ou en pré-générique), mais en fait il ne commence jamais réellement puisque la bande annonce dure jusqu’au dénouement. Destinée à apporter un second ou un trente-sixième degré, et parfois un ton pseudo-lyrique, elle est finalement plutôt lassante.
Ensuite il m’a fallu m’habituer au mélange d’humour et d’action que j’apprécie à hauteur de 5%-95% (oui, c’est un savant dosage, 5% parce que de nombreux grands films de gangsters usent d’ironie avec autant de parcimonie que de talent) à moins qu’il s’agisse des frères Coen ou de Tarantino (quel qu’il soit, le dosage est toujours talentueux et efficace) mais rarement à 50%-50% comme c’est le cas apparemment dans le cinéma de Guy Ritchie qui s’est fait une spécialité des films de gangsters choraux mêlant humour et action.
Je ne dirai pas que c’est mauvais, simplement je pense destiné à un public bien ciblé, plutôt masculin, plutôt jeune ou à tout public qui désire mettre ses neurones au repos pendant 1H40 (que les esprits mal tournés précités n’établissent aucune corrélation, c’est formidable de nous aider à mettre nos neurones au repos, encore que...autant d'agitation désordonnée pourrait bien les perturber).
Le mélange d’action et d’humour fait passer le suspense à la trappe et fait passer l’intrigue au dernier plan (contrairement à un film comme « Le crime est notre affaire », certes très différent qui réussit son propre savant dosage 60/40).
Guy Ritchie a déclaré « Je voulais évoquer la volonté de la nouvelle génération de malfrats d’investir le territoire de la vieille génération et d’en traiter les conséquences par la comédie ». L’aspect sociologique m’aura échappé. Décidément, j’étais sûrement ailleurs…
Ajoutez à cela un tableau porte bonheur et une femme fatale qui finalement disparaissent sans plus d’explications et n’auront servi que de prétexte (de McGuffin sans le talent d’Hitchcock pour nous faire oublier que c’en était un)… pour obtenir un mélange plutôt étrange.
Ce « Rock’n’roll » m’aura un peu laissée sur le côté de la piste, en dehors de cette danse endiablée, échevelée, déconcertante et farfelue qui m’a profondément ennuyée malgré notamment une scène de poursuite objectivement réussie qui a suscité l’hilarité –presque-générale (mais c’est bien connu ceux qui rient font plus de bruits que les autres…ah si, j’ai beaucoup ri avec l’histoire de la métaphore des cigarettes, mais je crois bien que c’était le seul moment où il ne fallait pas).
Dans le genre, Guy Ritchie a très certainement du talent. D’autres que moi sauront sans doute mieux l’apprécier. Je vous renvoie ainsi à un blog sur lequel vous trouverez une critique positive.
Sortie en salles : le 19 novembre 2008
Sandra.M
22:04 Ecrit par Sandra.M dans AVANT-PREMIERES, CLUB 300 D'ALLOCINE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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24/10/2008
Avant-première- « J’irai dormir à Hollywood » : le palpitant road movie d’Antoine de Maximy
Hier soir se déroulait à l’UGC Les Halles, en présence de l'équipe du film, l’avant-première de « J’irai dormir à Hollywood » défini comme « le premier film de cinéma réalisé, filmé et interprété par une seule et unique personne ». Muni de deux caméras (des prototypes ), Antoine de Maximy connu pour l’émission « J’irai dormir chez vous » (dans laquelle il s’invite chez quelqu’un pour manger et dormir afin de mieux découvrir un pays et ses habitants, sur France 5 depuis 2004, il a ainsi déjà sillonné une trentaine de pays) est en effet le réalisateur cameraman et interprète principal de ce film dans lequel il traverse les Etats-Unis d’Est en Ouest avec Hollywood en ligne de mire, là où il espère « se faire inviter chez une star pour la nuit. » Comme il n’a rien prévu, tout est possible, surtout dans le pays des mythes qui érige presque le « dream » en devise nationale… Vraiment ?
Comédie, drame social, thriller : ce documentaire hybride que son auteur revendique avant tout comme un road movie est tout cela à la fois. Cela n’aurait pu être qu’un reportage ou une sorte de guide de voyage filmé (je pense d’ailleurs que l’office du tourisme américain serait loin de recommander ce film qui ne donne pas toujours une glorieuse image des Etats-Unis) mais la personnalité et la curiosité du réalisateur-cameraman-interprète font que c’est bien plus et bien mieux que cela. Son écoute, son humour, son excentricité (il tombera sur bien « pire » que lui…) le conduisent à faire des rencontres insolites, inquiétantes, instructives, touchantes dont nous sommes les témoins et les complices. En train, en avion, à vélo, en voiture, à pied…ou même dans un corbillard repeint en rouge, rien ne l’arrête pour parvenir à son but : rencontrer des gens d’ailleurs plutôt que « dormir chez une star à Hollywood », finalement le prétexte à ce voyage palpitant et ces rencontres marquantes.
A travers ces destins qu’il croise et que sa caméra esquisse et dévoile, des destins parfois fracassés, c’est le portrait d’un pays qui se dessine. Pas seulement le portrait de ses paysages grandioses, ses petites villes et ses gigantesques : New York, Miami, La Nouvelle Orléans, Las Vegas, les Canyons et tant d’autres lieux. Mais le portrait de ses blessures, ses craintes, ses failles. Et à quelques jours de l’élection présidentielle américaine ce documentaire-road movie s’avère particulièrement instructif, édifiant. Sur les tensions communautaires, l’insécurité et/ou la paranoïa, sur les laissés-pour-compte du système américain, pays le plus riche du monde mais certainement pas le plus altruiste, sur les injustices de son système judiciaire (comme cet homme, ancien du Vietnam, condamné à 15 ans de prison pour...port d’arme illégal.) Ce n’est plus l’Amérique riche et arrogante des blockbusters mais celle, à visage humain (inhumain parfois) de tous les jours, parfois blessée. Celle des Amish, des Navajos, des oubliés du drame de la Nouvelle Orléans, celle où l’American dream n’est qu’un concept abstrait. Ce sont des destins simples et incroyables, des personnalités touchantes qu’aurait pu inventer le meilleur des road movie. Sauf que ces destins ne sont pas fictifs et donc d’autant plus touchants et marquants.
A travers le regard amusé, sidéré, inquiet (voire terrifié : je vous laisse découvrir ces séquences où sa curiosité insatiable le mènent dans des situations à suspense) d’Antoine de Maximy, nous avons-nous aussi l’impression de partir à travers les Etats-Unis, de ressentir ses peurs et ses émotions. Je ne vous dis pas s’il atteindra son but de « dormir chez une star » mais qu’en tout cas la rencontre qu’il fera au dénouement sera sans doute une des plus belles et enrichissantes.
La BO (signée Fabrice Viel et Béatrice Ardisson), certes magnifique, donne un ton plus branché, parfois décalé, à l’ensemble, et si elle est réussie elle est peut-être un peu trop présente. Qu’un regret finalement : que cela soit trop court, et que la durée rende certaines ellipses (regrettables) inéluctables.
Au-delà de son aspect sociologique, c’est avant tout un film très drôle, truculent, épique, Antoine de Maximy sachant faire preuve de beaucoup d’autodérision, la caméra lui donnant du recul sur ce qu’il vit...et parfois du courage ! De ces rencontres intenses, il garde prend toujours les contacts mais a rarement des nouvelles. Nous en tout cas il nous en restera l’image indélébile d’une autre Amérique, surprenante, touchante, inquiétante, visuellement sublime parfois encore malgré tout. Celle d’un mythe confronté à sa réalité.
Je vous recommande ce road-movie sans aucune réserve et aussi, puisque de documentaire il est question, l’excellent « La vie moderne » de Raymond Depardon qui sortira en salles mercredi prochain.
Sortie en salles de « J’irai dormir à Hollywood » : le 19 novembre 2008
Liens:
Le site officiel de "J'irai dormir chez vous"
La page d'Allociné consacrée à "J'irai dormir à Hollywood"
Autre récit bloguesque de la soirée
A suivre demain sur "In the mood for cinema": la critique de "Secret Défense" (avant-première), et après-demain celle de "Max Payne" (avant-première)...
Sandra.M
18:21 Ecrit par Sandra.M dans AVANT-PREMIERES, CLUB 300 D'ALLOCINE | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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23/10/2008
La saison 2 de la série « Clara Sheller » en avant-première à France Télévisions
Hier soir, en partenariat avec Allociné, dans les locaux de France Télévisions était organisée une projection en avant-première des deux premiers épisodes de la série « Clara Sheller » créée par Nicolas Mercier en 2004 (dont France 2 diffusera prochainement la deuxième saison, je vous informerai des dates le moment venu) en présence du scénariste et des comédiens Zoé Félix et François Vincentelli. Ces deux épisodes s’intitulent « Petite musique de mensonge » et « Une autruche en décapotable ».
L’intrigue de cette saison 2 se déroule trois années après la première saison. Clara Sheller a désormais 33 ans. Elle vit désormais avec Gilles (François Vincentelli) tandis que JP (Patrick Mille), son ancien colocataire et meilleur ami homosexuel (lui aussi amoureux de Gilles) avec lequel elle travaille à L’Hebdo habite dans l’appartement au-dessus et recherche toujours l’âme-sœur…
Je n’avais vu que quelques bribes de la première saison dont le casting me semblait être une des qualités premières. Le changer entièrement était donc un pari risqué avec notamment Zoé Félix reprenant le rôle de Clara Sheller tenu par dans la première saison par Mélanie Doutey. François Vincentelli remplace Thierry Neuvic et Patrick Mille reprend le rôle auparavant tenu par Frédéric Diefenthal. Et le pari est réussi… Certes il m’a fallu quelques minutes pour m’adapter à ce personnage aux synapses parfois déconnectées mais finalement pétillante, espiègle et attachante apportant un vent salvateur de folie parmi les personnages un peu trop sages des séries françaises. Clara ment comme elle respire, enchaîne les gaffes et les maladresses, ne veut pas s’engager et surtout pas grandir. Cela tombe mal : son compagnon Gilles rêve d’un bébé sans compter que L’Hebdo, le magazine pour lequel elle travaille, subit un audit et qu’elle se retrouve à partager son bureau avec une nouvelle journaliste, plus jeune, plus sérieuse et déjà mariée (interprétée par Cécile Cassel qui interprète la peste à merveille).
MATURITE. Voilà le sujet de cette deuxième saison : Clara a trois ans de plus que dans la première saison et elle se retrouve tiraillée entre l’envie de s’amuser et celle de grandir (Le mot maturité revient d’ailleurs un nombre incalculable de fois, peut-être un peu trop pour une série qui fait pourtant confiance à l’intelligence du spectateur !) Derrière son apparente légèreté, la série « Clara Sheller » ne néglige cependant pas la complexité de ses personnages entre difficulté de grandir, préjugés, incompréhension parentale et donc blessures d’enfance (Bernard Lecoq est parfait en père irascible et réactionnaire de Gilles et Charlotte de Turckeim parfaite en mère déjantée de JP) pression sociale, réalisation de soi et ambigüité des sentiments qui génère des conflits pour chacun des personnages. Dans le second épisode, les personnages dévoilent ainsi leurs failles sans qu’il soit pour autant moins drôle, disons qu’il y gagne en gravité légère. Dans la voix off, Clara relate ses journées et les situations inextricables dans lesquelles ses mensonges la plongent, apportant ainsi un regard décalé et souvent ironique, tantôt drôle, tantôt émouvant.
La série réussit la gageure, rare pour une série française, d’être acidulée sans être mièvre, décalée et en prise avec son époque, parisienne sans être parisianiste, tout public sans être lisse, légère et parfois grave. Si certaines situations et certains personnages sont délibérément caricaturaux, passent quelques vérités et remarques plus acerbes énonçant quelques lieux communs pour mieux en souligner l’absurdité.
Paris ressemble à une jolie carte postale éblouissante. Les tenues vestimentaires de Clara Sheller sont joyeuses et colorées. La bande originale est particulièrement réussie, elle aussi dans l’air du temps (Katerine, David Guetta, Benjamin Biolay…) Au final une série qui sait capter l’air du temps, meilleure et beaucoup plus drôle et audacieuse que la plupart des comédies aseptisées qui sortent au cinéma, et cette Clara-là nous semble finalement réelle et familière malgré (à cause de) ses réjouissantes excentricités, grâce aussi à l’interprétation étincelante de Zoe Félix.
Je regarderai la suite. Espérons que Clara saura rester fantasque et iconoclaste, grandir en gardant son espièglerie enfantine… et que la maturité ne la rendra pas ennuyeuse, ne la fera pas trop rentrer dans le rang, comme beaucoup de ses congénères, réelles ou fictives. Ces deux premiers épisodes me laissent bon espoir de la voir poursuivre son joyeux désordre, grandir sans vieillir …
Précisons que cette saison 2 a reçu le prix de la meilleure série de prime time au Festival de la Fiction TV 2008.
Merci à Allociné et France Télévisions pour cette soirée très sympathique et aux autres cinéphiles pour les conversations passionnantes qui ont suivi jusqu’à l’extérieur de France Télévisions…
Liens :
La page Clara Sheller du site internet de France Télévisions
La page Allociné consacrée à Clara Sheller
Vous pouvez ou pourrez également trouver un récit de cette soirée notamment sur les blogs suivants : Les Nouveaux Cinéphiles, Voisin Blogueur, Cinémaniac.
A suivre sur « In the mood for cinema » : la critique en avant-première de « Secret Défense » de Philippe Haïm vu ce matin lors de l’unique projection presse organisée par UGC.
23:43 Ecrit par Sandra.M dans AVANT-PREMIERES, CHRONIQUES TELEVISUELLES, CLUB 300 D'ALLOCINE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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01/10/2008
Avant-première : « Flics », la nouvelle série policière française, d’après une idée d’Olivier Marchal
J’inaugure aujourd’hui une nouvelle rubrique consacrée à l’actualité télévisuelle suite à l’avant-première exceptionnelle de la série « Flics » organisée par Allociné et GMT productions au cosy et mythique Studio 28 (« La salle des chefs d’œuvres, le chef d’œuvre des salles » selon Cocteau), à Montmartre, en présence d’une très grande partie de l’équipe : Frédéric Diefenthal, Yann Sundberg, Catherine Marchal, Edouard Montoute, Gwendoline Hamon, Guy Lecluyse, Alice Vial et Annabelle Hettmann.
Cette série a été créée par Olivier Marchal ( ancien « flic » lui-même et scénariste et réalisateur de « Gangsters », « 36 Quai des Orfèvres », « Mr73 », sa trilogie sur « la solitude, la désespérance et l’errance » comme il la qualifie) et sera diffusée sur TF1 à partir du 9 octobre. Elle comprend quatre épisodes (pour le moment, il n’est pas exclu que d’autres soient tournés par la suite) et les deux premiers épisodes intitulés « Engrenage » et « Les Flics ne dorment pas la nuit » ont été projetés lors de cette avant-première.
Synopsis : Yach (Frédéric Diefenthal) et Constantine (Yann Sundberg) sont commandants au sein des Brigades actives du sanctuaire de la PJ parisienne sous la direction de Léa Legrand (Catherine Marchal). Autrefois complices, un drame a fait voler leur amitié en éclats. Un fantôme est de retour et ravive les plaies à moitié refermées. Hantés par leur passé, les deux hommes se brûlent les ailes. Jusqu'où peuvent les mener leurs blessures ?
Le réalisateur Nicolas Cuche nous prévient d’emblée : même si cette série a été initiée par Olivier Marchal, elle n’aspire pas forcément au même réalisme que les films que ce dernier a précédemment écrits et réalisés. La tension ressentie par Nicolas Cuche et par l’équipe présente au grand complet ( à l’exception d’Olivier Marchal...) sont palpables. La projection commence donc sans tarder. Elle débute par un flash-back et la fusillade au cours de laquelle l’un des deux flics protagonistes Yach est blessé et au cours de laquelle sont présents deux autres protagonistes, Constantine et Léa Legrand. C’est là que se jouent le nœud de l’intrigue, des tensions, des rancœurs, des secrets qui (dés)unissent ces trois personnages.
On reconnaît d’abord le style Olivier Marchal : les amitiés assassines et assassinées, l’immersion au 36 Quai des Orfèvres, les personnages de flics à fleur de peau fatigués de l’existence et mal-voire pas- rasés, taraudés par des blessures incurables et mystérieuses qui les emprisonnent et les détruisent, la confrontation de ces êtres solitaires blessés, l’omniprésence de la musique (signée Calogero), les héroïnes hitchcockiennes, et de nouveau « la solitude, la désespérance et l’errance » chères à Olivier Marchal. Les films d’Olivier Marchal me semblaient moins didactiques, plus âpres (comment montrer un cadavre calciné à 20H50 afin que la scène choque les personnages qui la vivent tout en étant regardable par tous…vous verrez… ), dans les caractères des personnages comme dans l’image mais cette série est destinée à passer sur TF1, en prime time de surcroît : ceci expliquant peut-être cela.
Si cette série n’a rien à voir avec les surannés « Julie Lescaut » et « Navarro », elle marque tout de même un pas en avant dans les fictions (je parle sur TF1, France 2 et Canal plus ayant déjà diffusé des séries françaises plus réalistes depuis un certain temps), notamment grâce à la réalisation nerveuse et efficace de Nicolas Cuche (qui a également réalisé la série « David Nolande » dans laquelle Frédéric Diefenthal interprétait également le rôle principal).
Dommage donc que la série ait parfois cédé à un sentimentalisme mièvre qui fait perdre toute crédibilité à l’intrigue et aux personnages notamment à l’occasion d’une scène de lecture de lignes de la main et d’évocation pseudo-romantique des étoiles qui a suscité l’hilarité générale et qui détone trop avec le reste décrédibilisant par ailleurs les rapports hiérarchiques censés exister entre les personnages présents lors de cette scène. Peut-être cette scène est-elle une des raisons pour lesquelles Olivier Marchal a un temps renié cette série et ce que TF1 a fait de son idée initiale (il semble qu’il ait adouci ses propos acerbes depuis) ? Ses (anti)héros flics devaient par ailleurs être plus âgés qu’ils le sont désormais.
Dommage aussi que les « méchants » (un Ukrainien notamment qui m’a fait penser au personnage de Jeremy Irons dans le pourtant très réussi « Appaloosa » , dans lequel ce dernier ne semble être là que pour mettre en avant les héros du film –flics et cow boys même combat ?- et non pour exister) soient aussi archétypiques mais après tout la série s’intitule « Flics » et est surtout censé se pencher sur ceux-ci et leurs fêlures, leurs rancœurs, leurs solitudes, leurs blessures aussi bien physiques que morales.
Je m’abstiendrai néanmoins de porter un jugement catégorique et définitif n’ayant vu que deux des quatre épisodes. Je vous invite donc à regarder cette série (qui se revendique davantage d’ailleurs comme un film en 4 épisodes) dans son intégralité et à laisser vos commentaires sur ce blog…mais à tout choisir revoyez plutôt « Gangsters » ou « 36 Quai des Orfèvres »-cliquez ici pour lire ma critique- !
Le chef d’œuvre des salles : sans aucun doute. La salle des chefs d’œuvre : pour cette fois-ci en tout cas, à vous de juger… en tout cas l’enthousiasme avec lequel l’équipe a défendu la série suite à la projection donne envie de laisser leur chance à ces flics, quoiqu’on en dise, attachants et interprétés (et défendus) avec conviction (à ce propos je trouve dommage que le personnage dont l’alliance subtile de force et fragilité me semblait intéressante succombe à la fin du deuxième épisode, et surtout ne me dîtes pas qu’il ressuscite...ce serait pire !).
Jeudi 9 octobre, 20H50 : épisode 1(TF1)
Jeudi 9 octobre, 21H40 : épisode 2
Jeudi 16 octobre, 20H50 : épisode 3
Jeudi 16 octobre, 21H40 : épisode 4
Lien: le blog de la série sur Allociné: http://flics.leblog.allocine.fr
Dès après-demain, la rubrique « chroniques télévisuelles » de ce blog s’étoffera avec un nouvel événement… A suivre sur « In the mood for cinema » !
Et puisque de télévision il est question, je vous rappelle que France 2 diffusera ce soir le deuxième épisode de « Sagan » . (Voir ici ma critique de la version courte et cinématographique).
18:09 Ecrit par Sandra.M dans CHRONIQUES TELEVISUELLES, CLUB 300 D'ALLOCINE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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22/09/2008
Avant-première : « Mesrine, l’instinct de mort » et «Mesrine, l’ennemi public n°1 » de Jean-François Richet : la fascination de l’image…
Après la projection en avant-première de « Wall-E » en juin dernier inaugurant ainsi son « Club 300 », Allociné organisait hier soir, à l’Elysée Biarritz, une projection en avant-première du diptyque consacré à Mesrine interprété par Vincent Cassel et réalisé par Jean-François Richet.
Après Jean-Paul Rouve avec « Sans arme, ni haine, ni violence » c’est donc Jean-François Richet qui s’attaque à l’ennemi public n°1 ou plutôt devrais-je dire Thomas Langmann puisque ce projet a été initié par son producteur, d’ailleurs présent hier soir pour un débat impromptu à la suite de la projection, j’y reviendrai. Ce dernier dit ne pas avoir vu le film de Jean-Paul Rouve, moi non plus : je n’établirai donc pas de comparaison entre les deux.
Simplement en préambule, je m’interroge sur la fascination que peut exercer Mesrine. Symbole d’une époque, la nôtre, où la gloire apparaît comme la qualité ultime, qu’elle qu’en soit la source. Une époque en mal de héros, même d’une lâche violence. Une époque où les médias sont fascinés par ce qu’ils dénoncent. Une époque où le pouvoir des images l’emporte sur celui de la raison, ce que nous voyons sur ce que nous savons (dans la première partie nous avons beau voir un Mesrine violent, raciste, assassin nous le suivons, pour certains avec indulgence et fascination, tout comme le public de l’époque ). Mais après tout peut-être est-il là le sujet ? (malgré l’intention du producteur !) Comment un homme arrive-t-il à fasciner les foules de l’époque de même que le personnage incarné au cinéma fascinera le spectateur d’aujourd’hui malgré ce que nous en savons, malgré ce qu’ils en savaient ? Peut-être est-ce une démonstration implacable du pouvoir, sans cesse renouvelé, de fascination de l’image ? Allez savoir. (Il me semble que c’était d’ailleurs l’intéressant parti pris du film de Jean-Paul Rouve.)
A l’image du film, ma critique devrait être séparée en deux parties… tant ces deux films sont différents, tant mon avis sur le premier diffère de mon avis sur le second.
"Mesrine, l'instinct de mort": première partie
Le générique du premier film « L’instinct de mort » avec son rythme haletant et effréné, empruntant au cinéma des années où sévissait Mesrine, avec son split screen, était, il faut l’avouer, plutôt prometteur nous immergeant d’emblée dans une atmosphère tendue de tragédie inéluctable en débutant par son issue fatale, connue de tous : « l’assassinat » (selon l’interprétation du producteur) de Mesrine par la police alors qu’il quittait Paris avec sa compagne Sylvia Jeanjacquot (Ludivine Sagnier, crédible) après une traque sans relâche et de nombreuses évasions. Immédiatement après, nous retrouvons Mesrine, des années plus tôt, en Algérie pendant la Guerre, mais cette fois ce n’est plus lui mais un Algérien sur lequel une arme est braquée, un Algérien qu’il assassine, sous la contrainte. Comme un écho, une résonance, une explication sans doute. Simpliste sans doute aussi mais après tout nous ne sommes pas là pour nous embarrasser de psychologie. Tout comme la lâcheté du père (Michel Duchaussoy) soumis à sa femme, soumis aux Allemands aussi explique la rébellion et la violence vengeresses et rageuses du fils. Et ensuite ?
Ensuite c’est une suite d’événements sans homogénéité qui nous embarquent de France en Espagne, puis de nouveau en France au Canada, du Canada aux Etats-Unis. Entretemps il se sera marié avec Sofia (Elena Anaya), aura eu deux autres liaisons. Des personnages apparaissent, d’autres disparaissent sans que nous sachions pourquoi ( Guido interprété par Gérard Depardieu, Paul interprété par Gilles Lellouche), sans faire plus de sentiments que Mesrine avec ces derniers comme si la fascination exercée par celui-ci avait déteint jusque dans la forme : aride, saccadée, violente, vaine, illogique, laide, éparpillée, zappant les personnes comme les événements et les vies.
Exemple, subitement Mesrine et sa compagne Jeanne Schneider (Cécile de France qui prouve une nouvelle fois son incroyable capacité de transformation physique) attaquent un tripot sans que nous sachions très bien pourquoi, sans lien apparent avec ce qui précède, sans que le personnage de cette dernière n’ait eu le temps d’exister. Les scènes semblent n’être là que pour justifier les suivantes : les menaces dont fera ensuite l’objet Mesrine.
Pourquoi autant d’ellipses dans un film aussi long ? Pourquoi tellement de changements de styles (s’inspirant tantôt du cinéma américain, tantôt d’un cinéma français plus réaliste) ? Pourquoi a-t-on l’impression d’assister à une compilation d’informations, sans relief, sans point de vue, comme si ébloui par son sujet et par la tonne d’informations amassées le réalisateur (ou devrais-je dire le producteur) n’avait pas su choisir, éliminer, trancher ? Pourquoi les dialogues semblent-ils adaptés d’un soap-opera ? Pourquoi ai-je eu constamment envie de rire quand il fallait pleurer ou du moins s’émouvoir ? Comme si, à l’image de ces médias que Mesrine utilisait, on nous abreuvait d’informations et de musiques assourdissantes pour que nous ne pensions pas, pour que nous soyons éblouis par le film comme Mesrine parvenait à éblouir. Oubliant le temps du silence. Melville aurait fait de ce film un chef d’œuvre, lui aurait indéniablement donné un « second souffle ». Cette respiration nécessaire quand la musique n’a pas besoin d’être omniprésente pour combler, pour susciter, forcer une émotion absente. Succession hypnotisante d’images et assourdissante de sons n’est d’ailleurs pas antinomique d’ennui qui m’a envahie et dont je suis ressortie avec la scène de l’évasion au Canada par laquelle à mon humble avis aurait pu débuter ce film qui n’aurait dû en faire qu’un seul.
Je ne peux pourtant m’empêcher de louer l’audace de cette forme bipartite qui risque d’en décourager plus d’un alors que l’attention (et le portefeuille …) du spectateur est si volatile. Donc si je devais vous en recommander un et ne vous en recommander qu’un, je vous recommanderais le second volet : « L’ennemi public n°1 ».
"Mesrine, l'ennemi public n°1" (Deuxième partie)
Venons-en donc à la seconde partie : « L’ennemi public n°1 ». Cela débute de nouveau sur le lieu de « l’assassinat » de Mesrine avec le Commissaire Robert Broussard (Olivier Gourmet ) qui lui aussi aime beaucoup poser devant les médias (sorte de double de Mesrine, mais du côté de la loi). Une impression de réalisme se dégage alors des premiers plans (lié au jeu si nuancé d’Olivier Gourmet ?) alors que la première partie m’était apparue tellement artificielle. Puis, on assiste à l’évasion de Mesrine du tribunal d’abord puis de prison avec François Besse (Mathieu Amalric , une nouvelle fois remarquable). Spectaculaires. Et c’est là que cela devient intéressant : dans le spectaculaire. Se mettre en scène, apprivoiser, guider les médias, se glorifier d’être l’ennemi public n°1 parce qu’il est le n°1 : à l’affiche. Voilà ce qu’était Mesrine. Une sorte de télé-réalité avant l’heure. L’illustration du besoin vorace et irrationnel du public de tout savoir, de s’identifier même à la vanité, la vacuité, le méprisable. Et le besoin insatiable de paraître, d’apparaître, d’être le n°1, quitte à payer des journalistes pour poser et risquer d’être arrêté. Le paraître avant l’être, la vie même. Le surjeu est assumé puisque Mesrine se créait lui-même un personnage. Richet ose le décalage, assume le côté presque granguignolesque du personnage. Les dialogues assument l’ironie. On ne rit plus de mais avec sans pour autant éprouver de la sympathie ou même être en empathie avec le personnage. Cabotin. Hâbleur. Fasciné par ce qu’il suscite. Deux orgueils s’affrontent : celui de Mesrine et celui de l’inspecteur. Deux images en quête de reconnaissance. De l’ordre ou du désordre. Un double face-à-face palpitant : entre le commissaire et Mesrine d’un côté, entre eux deux et les médias ou l’opinion publique de l’autre.
Mesrine se retrouve alors dans des combats qui le dépassent, se contredisant parfois: les Brigades rouges, la révolution, pour donner une valeur politique à ses actes qui en étaient dénués. Et puis la fin où l’on retrouve ce suspense qui avait fait le sel du début : la tension et le suspense malgré le caractère inéluctable et fatal, annoncé dès les prémisses. Réussir un début et une fin, ce n’est déjà pas si mal, même quand plus de quatre heures les séparent.
Quant à Vincent Cassel, il incarne le (sur)jeu de Mesrine, ceux qui aiment l’un et/ou l’autre apprécieront : les 20 kilos en plus, la démarche, le métamorphose physique. Je vous laisse juges… Gérard Lanvin fait très bien l’accent du Sud aussi. L’aspect pittoresque n’est pas non plus à négliger.
Le projet fut un temps confié à Barbet Schroeder, le réalisateur de « L’avocat de la terreur » aurait peut-être su donner un sens, un ton, un point de vue. (Mais après tout certains apprécieront sans doute aussi l’aspect neutre de la mise en scène et le rôle de juge attribué au spectateur). Vincent Cassel s’était alors d’ailleurs désengagé du projet (remplacé un temps par Magimel, un temps par Elbaz) puis il a demandé la réécriture du scénario faisant trop l’apologie de Mesrine selon lui.
Débat avec Thomas Langmann, le producteur des deux films:
Lors du débat qui a suivi la projection, Thomas Langmann a d’abord évoqué la genèse du projet : lui qui ne lisait pas est tombé, à 12 ans, dans la bibliothèque familiale, sur « L’instinct de mort » de Jacques Mesrine et l’a dévoré. Thomas Langmann dit « ne pas admirer Mesrine » tout en « ne pouvant nier que lorsqu’il a lu le livre » « L’instinct de mort » et vu le documentaire sur celui-ci, il a été fasciné. Selon lui, le cinéma n’est « pas là pour avoir un regard critique » (quelle naïve je suis, et moi qui croyais qu’un cinéaste devait avoir un point de vue…). Il ajoute que le film sera interdit aux moins de 12 ans, sans le déplorer. Il dit ne pas avoir voulu faire un film de divertissement mais de réflexion (décidément j’ai encore tout faux…). « Il n’y a pas de héros dans la criminalité, que des marginaux » dit-il en reprenant les termes de Mesrine pour arguer du fait qu’il n’a pas voulu en faire un héros, puisque lui-même ne se considérait pas comme tel (mais ne détestait pourtant pas être considéré comme tel non ?). Thomas Langmann ajoute s’être entêté pour le faire en deux films car « artistiquement » il estimait que c’était indispensable. Il établit ainsi une comparaison avec « Il était une fois en Amérique » de Sergio Leone, rien de moins. Il est certain qu’il n’aurait pas eu les moyens de faire Mesrine sans « Astérix aux Jeux Olympiques » qu’il a également produit (précisant suite aux remarques concernant l’échec de celui-ci qu’il a quand même fait « 7 millions d’entrées »). Pour la première partie il explique qu’elle était essentiellement basée sur le livre de Mesrine « L’instinct de mort » : ceci expliquant peut-être cela… Enfin, il explique que la viabilité du film reposait beaucoup sur le fait de pouvoir le sortir à l’étranger : Il sortira partout et notamment aux Etats-Unis. Thomas Langmann termine en répondant à une question sur sa scène favorite : la fin et le générique du début. Au moins, là, nous sommes d’accord. Il précise que le film a été fait avec l’accord des 3 enfants. (Au fait où ont-ils disparu au cours du film ces trois-la ?)
Donc...:
Si je voulais être mesquine je dirais aussi que c’est un formidable coup médiatique et mercantile, un sujet en or (même si je sais qu’aujourd’hui n’existent plus de sujets en or garantissant de faire des entrées) : un bandit populaire, une « belle » image médiatique, une forte image du moins. Un casting de rêve avec tout ce que la France, la Belgique et le Québec comptent d’acteurs populaires (et d’accents). Et même un air de Piaf comme la réminiscence d’un gros succès récent (tout ça parce que « non, rien de rien [il] ne regrette rien) . Mais loin de moi cette idée. Je crois pourtant qu’il s’agissait vraiment du désir d’un producteur de traiter d’un sujet le fascinant depuis l’enfance. Et je ne raille jamais les mythes et rêves d’enfants même quand ils sont devenus grands.
En résumé, si vous voulez un bon divertissement allez voir le second volet intitulé « L’ennemi public n°1 » (enfin pardon: un grand moment de réflexion) ou méditez sur le pouvoir fascinant et hypnotisant de l’image. Rien de plus. Rien de moins. Ah si et pour Olivier Gourmet, Georges Wilson, Anne Consigny, Myriam Boyer.
« Mesrine, l’instinct de mort » : sortie le 22 octobre 2008
« Mesrine, l’ennemi public n°1 » : sortie le 19 novembre 2008
Petite information allocinéesque : Allociné lancera sa radio le 30 septembre.
Remarque : Prononce-t-on le S de Mesrine ? En tout cas, cela déplaisait fortement à l’intéressé qui préférait être appelé "Mérine"…
Sandra.M
10:45 Ecrit par Sandra.M dans AVANT-PREMIERES, CLUB 300 D'ALLOCINE | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
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20/06/2008
Vanités bloguesques...
Pour une fois, je vais faire court, d'abord pour vous dire que http://monfestivalducinema.hautetfort.com devient http://www.inthemoodforcinema.com ", ensuite pour vous dire que le site Allociné a décidé de renforcer son aspect collaboratif par un "club des 300" (300 contributeurs "privilégiés" ), raison pour laquelle quelques blogueurs cinéma et/ou séries tv étaient hier soir invités au Cinéma Pathé Wepler.
Allociné a en effet sélectionné des internautes qui contribueront à la plateforme Allociné, et l'enrichiront (dans tous les sens du terme?), tout en accroissant les possibilités collaboratives de son site pour tous. Cela débutera en juillet pour les séries tv et en septembre pour le cinéma. Je vous en reparlerai (ou pas) le moment venu...
Je redoutais un peu une soirée de Narcisses condescendants et d'indifférents méprisants (oui, rien que ça, j'ai déjà donné dans d'autres circonstances, me préparant à adopter un masque mimétique à mon tour, après tout...) où chacun se regarde en chien de faïence et j'avoue que la convivialité de la soirée, au-delà du plaisir de revoir certains "blogueurs", de Nancy et d'ailleurs, surtout de Nancy, de faire connaissance avec d'autres (trop peu au regard du nombre de personnes présentes et malgré nos petits badges que certains dissimulaient ostensiblement, si) m'a agréablement surprise ainsi que l'accueil chaleureux, en tout cas, professionnel, de l'équipe d'Allociné. L'initiative, quelles qu'en furent les véritables motivations, demeure louable permettant de mettre des visages sur des blogs ou des pseudos.
Même si je ne suis pas dupe et ne pense pas, évidemment, qu'il s'agisse là de philanthropie, ce fut en tout cas une opération de communication très réussie,
aussi au regard du nombre de blogs qui évoquent cette soirée et la critique "exclusive" du film. J'avoue (mais est-ce un crime?) moi-même régulièrement consulter le site Allociné, véritable mine d'informations et, délit supplémentaire, depuis plusieurs années dont je n'ose avouer le nombre.
La soirée s'est terminée par la projection surprise de l'intégralité du dernier Pixar "Wall-E", en avant-première mondiale, seulement les 20 premières minutes nous ayant été annoncées (en même temps ça aurait rimé à quoi 20 minutes, nous avons été un peu crédules non?). Même pas honteusement, j'avoue (décidément j'ai beaucoup de choses à avouer aujourd'hui) n'avoir pas pu rester pour assister à la projection non en raison d'une violence insupportable (c'est un dessin animé quand même) mais parce que j'avais d'autres joyeuses obligations.(oui, c'était moi...) J'imagine déjà les regards outrés et/ou apitoyés de certains mais je vous rassure, même si ma part d'enfance salutaire est toujours bel et bien (omni)présente, fidèle, plus que jamais, à Matisse qui disait qu'il fallait "regarder toute la vie avec des yeux d'enfants", je suis plutôt réfractaire au cinéma d'animation, et il ne s'agissait donc nullement d'un sacrifice, même si je suis toujours sensible à un moment de poésie comme ce film semblait en être un à lire la plupart des critiques à son sujet.
Donc, comme seuls les blogueurs invités hier ont l'autorisation de critiquer ce film jusqu'au 30 juin, suite à un accord passé avec Allociné, vous ne trouverez normalement que sur internet des critiques de ce film d'ici là, je vous renvoie vers quelques blogs présents hier sur lesquels vous trouverez la critique du film (Sur la route du cinéma, Cinémaniac, les Cinétribulations, Voisin blogueur, Film Geek...) et invite les autres présents hier soir à laisser un commentaire ci-dessous pour que je renvoie également vers leurs critiques et accessoirement (quoique) pour que je découvre leurs blogs.
23:04 Ecrit par Sandra.M dans CLUB 300 D'ALLOCINE | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : cinéma, blog, allociné, in the mood for cinema, patjhé wepler, wall-e |
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