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  • Le programme du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2009 et tous mes conseils pour s'immerger "in the mood for Deauville"...

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    deauvilleaffiche2009.jpgCette année le Festival du Cinéma Américain de Deauville célèbrera sa 35ème édition, inthemoodforcinema.com (et inthemoodfordeauville.com) sera évidemment présent, et cela pour la 16ème année consécutive (enfin ... j'y serai pour la 16ème année et pour la 6ème pour ce blog). Après avoir expérimenté à peu près tous les badges du festival (et même jury en 2000), pour la 7ème année consécutive, c'est en tant que presse que je serai accréditée afin de pouvoir réaliser un compte rendu exhaustif de ce festival et, comme chaque année, vous le relater de l'ouverture à la clôture, des avant-premières aux conférences de presse, des hommages aux films en compétition, de la remise du prix Michel d'Ornano à celle du prix littéraire...

    LES JURYS

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    Jean-Pierre Jeunet au Salon du Cinéma 2009 (©Inthemoodforcinema.com )

    Le Festival aura lieu cette année du 4 au 13 septembre (inthemoodforcinema.com sera présent du 3 au 14), son jury Palmarès sera présidé par le cinéaste Jean-Pierre Jeunet (cliquez ici pour lire mon récit de sa Master class sur "Micmacs à Tire-Larigot" qui sortira le 28 octobre prochain en salles) qui sera accompagné de : Hiam Abbas ( Comédienne, réalisatrice et scénariste), Emilie Dequenne  (Comédienne), Sandrine Kiberlain  (Comédienne et chanteuse), Géraldine Pailhas  ( Comédienne), Dany Boon  (Comédien, scénariste et réalisateur), Jean-loup Dabadie (Ecrivain, scénariste, Membre de l’Académie française),  Patrice Leconte  (Réalisateur, scénariste et comédien).

    Ce jury décernera le Grand Prix et le Prix du Jury.

    Le jury Révélation Cartier, qui récompense un film pour ses qualités novatrices, sera présidé par la réalisatrice, scénariste et comédienne Maïwenn. Elle sera accompagnée de: Romane Bohringer  (Comédienne), Déborah François (Comédienne), Aïssa Maïga (Comédienne),  Nicolas Fargues  (Ecrivain), Raphaël (Chanteur et comédien).

    LES HOMMAGES ET L'INVITE D'HONNEUR

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    Comme chaque année le Festival rendra hommage à des personnalités du cinéma américain, cette année: au comédien, producteur et réalisateur Andy Garcia; au réalisateur et producteur Robert Aldrich (en partenariat avec la Cinémathèque Française, six de ses films seront projetés à Deauville à cette occasion); à la comédienne Robin Wright Penn;  aux réalisateurs, scénaristes et producteurs David Zucker, Jim Abrahams, Jerry Zucker.

    L'invité d'honneur du Festival sera cette année le comédien Harrison Ford dont le Festival a déjà projeté un grand nombre de films.

    PRIX MICHEL D'ORNANO

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    Le Prix Mochel d'Ornano sera attribué à "Qu'un seul tienne et les autres suivront" de Léa Fehner, le dimanche 13 septembre.

    PRIX LITTERAIRE

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    Comme chaque année, le jury composé de Frédéric Beigbeder, Gilles-Martin Chauffier, André Halimi, Jean-Claude Lamy, Eric Neuhoff et Gonzague Saint-Bris a attribué le prix littéraire (rendez-vous dans la rubrique "prix littéraire" du blog inthemoodfordeauville.com pour connaître les lauréats des années passées) qui sera décerné au lauréat le jeudi 11 septembre à: Colum McCann pour son livre "Et que le vaste monde poursuive sa course folle" (Editions Belfond).

    COMPETITION

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     La compétition, que je ne manque jamais, nous promet comme chaque année de belles surprises avec, au programme,  cette année (et notamment 4 premiers films): Cold Souls  de Sophie Barthes,  Harrison, Montgomery  de Daniel Davila,  Humpday de Lynn Shelton, Personal Effects  de Rick Moody,  Precious de Lee Daniels,  Sin Nombre  de Cary Fukunaga,   The Good Heart  de Dagur Kari,  The Killing Room  de Jonathan Liebesman,  The Messenger d’ Oren Moverman,   The World's Greatest Dad  de Bobcat Goldthwait.

    PREMIERES

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    Les Films en Première, dont un certain nombre sont projetés le soir (séances accessibles sur cartes d'accès au CID et sur badge 30 minutes après au casino): 500 jours ensemble  de Marc Webb (dont vous pouvez d’ores et déjà lire ma critique en cliquant ici),  Black Dynamite  de Scott Sanders,  City Island  de Raymond de Felitta,  Hôtel Woodstock d’Ang Lee (qui figurait en compétition du 62ème Festival de Cannes),   Julie et Julia de Nora Ephron (avec et en présence de Meryl Streep),   La Proposition  d’Anne Fletcher,  Like Dandelion Dust  de Jon Gunn,   Pippa Lee  de Rebecca Miller,   The Open Road  de Michael Meredith,  Ultimate Game  de Mark Neveldine et  Brian Taylor.

    DOCS DE L'ONCLE SAM

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    En quelques années, depuis sa création en 2003,  la section "Docs de l'Oncle Sam" a réussi à s'imposer comme un temps fort du festival avec, cette année, comme documentaires américains au programme:  Boy Interrupted  de Dana Perry,  Food, Inc. de Robert Kenner,  It Might Get Loud  de Davis Guggenheim,  Nightmares in Red , White & Blue : the Evolution of the American Horror Film  d’Andrew Monument,  The Cove  de Louie Psihoyos,   The September Issue  de R.J. Cutler,  When you're strange de Tom DiCillo.  

    CEREMONIE D'OUVERTURE DU FESTIVAL

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    Cette année le Festival a décidé d'innover en proposant un concert de Julia Migenes en ouverture du Festival.

    INVITES ATTENDUS

     Les invités attendus cette année, outre les membres des deux jurys précités, l'invité d'honneur Harrison Ford et les personnalités auxquelles il sera rendu hommage également précitées: Sandra Bullock, Jeff Bridges, Ang Lee, Michelle Pfeiffer, Meryl Streep, Amy Adams, Stanley Tucci, Gerard Butler, Robin Williams ...

    INFORMATIONS PRATIQUES ET CONSEILS POUR PROFITER AU MIEUX DU FESTIVAL

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    (©Inthemoodforcinema.com )

     Deauville est un festival relativement accessible même si, depuis 3 ans, les séances du soir au CID se font uniquement sur cartes d'accès  (disponibles dans la limite des places sur les terrasses du festival pour les détenteurs de pass permanents, se présenter une heure ou deux avant pour les avant-premières les plus attendues, mais il peut arriver exceptionnellement qu'il n'y en ait pas) mais toujours sur badge au casino.

    Pour les films en compétition et les avant-premières de la journée, l'entrée se fait sur badge, quel qu'il soit. Concernant les premiers, les séances sont rarement complètes.

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    Ed Harris, George Clooney, Morgan Freeman en conférences de presse du Festival du Cinéma Américain de Deauville

    (©Inthemoodforcinema.com )

    Quel que soit votre badge, sachez que les badges presse sont prioritaires aux conférences de presse mais que les autres pass peuvent entrer en cas de places libres (souvent le cas pour les films en compétition, moins lorsqu 'il y a des "têtes d'affiche", conférences pour lesquelles toute la presse ne peut parfois pas entrer.) Si vous avez un pass presse, les conférences sont très accessibles, il ne m'est jamais arrivé d'être refoulée même pour  des conférences très prisées comme celles de Brad Pitt et George Clooney il y a deux ans. 

    Le pass permanent coûte 150 euros et le pass journalier 30 euros (son coût a baissé par rapport aux années précèdentes), néanmoins si vous restez plus de 3 jours, je vous conseille plutôt d'investir dans le pass permanent avec lequel vous serez prioritaires pour le retrait des cartes d'accès pour les Premières du soir sur les terrasses du festival.

    Sachez encore que la salle du CID compte 1500 places, celle du casino 700 et celle du Morny 271 (et 99 pour les Nuits Américaines).

     Pour tous les détails concernant les informations pratiques rendez-vous ici.

    SOIREE ANNIVERSAIRE DU FESTIVAL?

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    Lucas et Coppola (©Inthemoodforcinema.com )

    Pour l'instant, rien n'est signalé concernant une éventuelle soirée de célèbration de ce 35ème anniversaire du festival (comme cela avait été le cas pour les 25 ans - avec l'invitation de 25 stars américaines et non des moindres: Lauren Bacall, Kirk Douglas, Cyd Charisse, Geena Rowlands...; ou pour les 25 ans avec la présence de Lucas, Coppola et Spielberg).

    LES NUITS AMERICAINES?

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    Par ailleurs, nous ne savons pas si l'excellente initiative des Nuits Américaines créées en 2007 ( des classiques du 7ème art américain projetés 24H24) sera reconduite cette année, le programme ne nous a en tout pas été communiqué pour le moment.

    LIENS INTERNET

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    (©Inthemoodforcinema.com )

    Vous pourrez suivre ce 35ème Festival du Cinéma Américain de Deauville en direct sur son site officiel, sur In the mood for Deauville (sur lequel vous trouverez également de nombreux liens vers des sites et blogs évoquant le festival) et sur In the mood for cinema, sur mon compte twitter, et sur les pages Facebook consacrées à celui-ci que j'ai créées: le groupe des "Inconditionnels du Festival du Cinéma Américain de Deauville", la page de l'Evènement  et la Fan Page du Festival du Cinéma Américain de Deauville.

    Il ne s'agit là que d'un résumé du programme que vous pourrez trouver détaillé sur mon blog entièrement consacré au Festival du Cinéma Américain de Deauville, "In the mood for Deauville" sur lequel vous trouverez également de nombreuses archives sur les éditions précédentes du Festival de Deauville.

     Ce programme pourra être ultérieurement complété, toutes les informations complémentaires seront publiées sur inthemoodforcinema.com et détaillées sur inthemoodfordeauville.com  et bien sûr sur le site officiel du Festival du Cinéma Américain de Deauville. 

     

  • « Doute » de John Patrick Shanley

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    L’intrigue se déroule en 1964, dans une école catholique du Bronx. Le père Flynn (Philip Seymour Hoffman), un prêtre de la paroisse, est soupçonné par la Sœur Aloysius (Meryl Streep), directrice de l’école, d’avoir fait subir des attouchements à un garçon noir de 12 ans. Malgré ses doutes sur la moralité du prêtre, cette dernière n’arrive pas à réunir les preuves nécessaires à son renvoi. Quand la naïve sœur James (Amy Adams) vient lui raconter un évènement impliquant le père Flynn et un garçon de l’école, pour la Sœur Aloysius, c’est là la confirmation à ses soupçons qu’elle attendait pour forger définitivement son intime conviction. Entre le père Flynn et la sœur Aloysius va alors s’engager une véritable bataille, une bataille où s’affronteront aussi doute et certitudes, les leurs, ceux de l'influençable sœur James partagée entre les deux...et les nôtres.

    « Doute » est le deuxième film de John Patrick Shanley et une adaptation de la pièce intitulée « Doute :  A Parable » qu’il avait lui-même écrite et qui avait remporté le prix Pulitzer en 2005.

     A priori, le doute est un sujet éminemment cinématographique, le cinéma étant aussi un art de la manipulation, jonglant avec la vérité, avec notre perception, avec nos certitudes. Si le sujet aurait rapidement néanmoins pu s’avérer ennuyeux, notamment grâce à une mise en scène (certes relativement théâtrale, mais qui sied ici parfaitement au sujet et au duel entre le prêtre et la soeur) essentiellement destinée à mettre en valeur le jeu des comédiens, et ce qui les oppose, et grâce à une réalisation judicieusement glaciale à l’image de l’austérité des lieux , nous sommes rapidement captivés par ce combat en huis-clos sans merci dont la vérité ne surgira pas forcément.  Avec beaucoup d’austérité et de pudeur, « Doute » aborde plusieurs thèmes que l’Eglise est plutôt réticente à aborder. Ce ton aride ne donne que plus de force au propos. 

    Tout est fait pour ébranler nos certitudes.  Le père Flynn apparaît d’abord comme un prêtre progressiste (il fume, les repas sont gais et animés etc) et altruiste et la sœur Aloysius, par opposition, comme une religieuse rigide et intolérante (les repas se font en silence, et une institutrice qui a des sucreries dans son bureau est déjà pour elle la pire des pécheresses). Quelques éléments nous laissent néanmoins penser que la revêche sœur Aloysius n’est pas aussi impitoyable qu’elle le laisse croire, notamment par l’intérêt qu’elle porte à une sœur âgée et presque aveugle. (La scène du repas est de ce point de vie très réussi, nous montrant ses deux visages, le doute commençant ainsi à s’immiscer dans l’esprit du spectateur). La sœur Aloysius s’humanise peu à peu  et le père Flynn commence à ne plus nous paraître aussi irréprochable. Alors, le père Flynn est-il la victime innocente de l’intime conviction quasiment fanatique et obsessionnelle de la sœur Aloysius ou est-il réellement coupable des atrocités dont elle le soupçonne ?

    Chaque geste, chaque parole, mêmes les plus simples et anodins révèlent alors leur ambiguïté et détruisent la moindre certitude à peine esquissée, démontrant les dangers et la relativité de l’intime conviction. Le spectateur est alors balloté entre les certitudes de la sœur Aloysius et les certitudes que lui inspirait tout d’abord le père Flynn.

    John Patrick Shanley, signant un véritable plaidoyer contre les ravages de l’intime conviction, a ainsi choisi de ne jamais prendre parti, nous laissant sur notre faim, mais allant finalement ainsi jusqu’au bout de son idée et de son thème. Toutes les scènes qui auraient pu nous donner de véritables indices sont ainsi éludées, l’ellipse renforçant le doute. Alors que le cinéma prend de plus en plus le spectateur par la main, lui dictant ce qu’il doit voir, ce qu’il doit penser, c’est finalement plutôt agréable d’être ainsi responsabilisé,  d’affronter seul ses propres doutes.

    « Doute » vaut à Meryl Streep sa 15ème nomination aux Oscars. (Philip Seymour Hoffman est également cité comme meilleur acteur ainsi que Amy Adams et Viola Davis comme meilleures actrices dans un second rôle. Enfin, John Patrick Shanley est nommé pour le meilleur scénario adapté). Elle prouve ici une nouvelle fois l’énorme étendue de son jeu après « Mamma mia », un rôle aux antipodes de celui-ci, même si, en l’espèce, son jeu et le doute y auraient peut-être gagnés avec un peu plus de nuance. Philip Seymour Hoffman, quant à lui, remarquable instille juste ce qu’il faut de trouble et de troublant  pour faire naître le doute dans notre esprit.

    Certes, la deuxième partie n’est pas à la hauteur du début qui instaure une tension, un suspense, un climat de suspicion très prometteurs et palpitants mais pas suffisamment pour que je ne vous recommande pas ce film. Sans aucun doute.

    Sandra.M