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jacques audiard - Page 5

  • Les meilleurs films de l'année 2009 selon inthemodforcinema.com

    revolutionary.jpgVous trouverez, ci-dessous, mon top 10 de cette année cinématogaphique 2009, un classement entièrement subjectif à partir des films que je vous ai recommandés cette année (que vous pouvez retrouver dans la colonne de gauche de ce blog dans la catégorie "Les films de 2009 à ne pas manquer"). 

     Sans doute ceux qui apparaissent dans ce classement sont-il ceux qui m'ont laissée la plus forte impression, les deux premiers d'entre eux ("Les Noces rebelles" de Sam Mendes et "Inglourious basterds" de Quentin Tarantino) atteignant pour moi la perfection à bien des égards et correspondant à la définition de chef d'oeuvre, je pourrais ajouter dans cette catégorie de chef d'oeuvre "Le ruban blanc" de Michael Haneke qui ne doit sa 7ème place qu'au caractère plus subjectif de l'émotion et à son austérité (par ailleurs entièrement justifiée par le fond) même si j'en reconnais la perfection, scénaristique et visuelle.

    En cliquant sur les titres des films, vous pourrez accéder à mes critiques de ceux-ci.

    En cliquant ici pous pourrez par ailleurs accéder à mon bilan détaillé de l'année cinématographique 2009 (une version courte sera prochainement publiée).

    Vos propres classements (dans les commentaires) sont les bienvenus!

    Suite à ce classement, je vous ai remis mon top 20 de la décennie (dans le désordre) et mon top 10 (dans l'ordre) à la suite desquelsl vous pouvez également donner votre propre classement de ces 10 dernières années ...

    Mon top 10 de l'année cinématographique 2009:

    1. "Les Noces rebelles" de Sam Mendes

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    2. "Inglourious basterds" de Quentin Tarantino

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    3. "Je l'aimais" de Zabou Breitman

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    4. "L'Etrange histoire de Benjamin Button" de David Fincher

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    5. "Etreintes brisées" de Pedro Almodovar

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    6. "Gran Torino" de Clint Eastwood

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    7. "Le ruban blanc" de Michael Haneke

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    8. "Un Prophète" de Jacques Audiard

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    9. "Les chats persans" de Bahman Ghobadi

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    10. "Slumdog millionaire" de Danny Boyle

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    Mon top 20 de la décennie (sans ordre particulier):

    « Match point » de Woody Allen

    « Le Goût des Autres » d’Agnès Jaoui

    « L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » d’Andrew Dominik

    « Les Noces Rebelles » de Sam Mendès

    “In the mood for love” de Wong Kar Wai

    “Elephant” de Gus Van Sant

    « Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain » de Jean-Pierre Jeunet

    « Valse avec Bachir” d’Ari Folman

    « Two lovers » de  James Gray

    « Inglourious Basterds » de Quentin Tarantino

    « Sur mes lèvres » de Jacques Audiard

    « Le Pianiste » de Roman Polanski

    « Lost in translation » de Sofia Coppola

    “La Vie des autres” de Florian Henckel von Donnersmarck

    “ Etreintes brisées ” de Pedro Almodovar

    « Printemps, été, automne, hiver et printemps » de Kim Ki Duk

     « Good bye Lenin » de Wolfgang Becker

    « Memento » de Christopher Nolan

    « Babel » d’Alejandro Gonzales Inarritu

    « L’Enfant » de Jean-Pierre et Luc Dardenne

     

    Mon top 10 de la décennie (dans l'ordre cette fois):

     

    1. Match point (Woody Allen)
    2. Le goût des autres (Agnès Jaoui)
    3. Babel (Alejandro Gonzales Inarritu)
    4. Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain (Jean-Pierre Jeunet)
    5. L'assassinat de Jesse James par lâche Robert Ford (Andrew Dominik)
    6. In the mood for love (Wong Kar Wai)
    7. Les Noces rebelles (Sam Mendes)
    8. Inglourious basterds (Quentin Tarantino)
    9. L'Enfant (Jean-Pierre et Luc Dardenne)
    10. Elephant (Gus Van Sant)

     

     

    et si, de cette décennie, il ne fallait en garder qu'un seul, ce serait:

     

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    A suivre prochainement : un bilan plus personnel de l'année 2009...

  • "Un Prophète" de Jacques Audiard: prix Louis Delluc 2009

    prophète2.jpgL'univers carcéral est mis au centre du prix Louis Delluc 2009 puisque c'est le cadre des deux films récompensés cette année: "Un Prophète" de Jacques Audiard (prix Louis Delluc 2009) et "Qu'un seul tienne et les autres suivront" de Léa Fehner (prix Louis Delluc 2009 du premier film). "Un Prophète" succède ainsi à "La vie moderne" de Raymond Depardon. Avec déjà 1,2 millions de spectateurs "Un Prophète" était un des films à ne pas manquer cette année. Il est préselectionné pour représenter la France aux Oscars et il serait plus qu'étonnant que Tahar Rahim ne reçoive pas le César du meilleur espoir pour lequel il est prénommé. Ce prix est décerné par un jury de 13 critiques, présidé par Gilles Jacob, président du Festival de Cannes où "Un Prophète" avait déjà obtenu le grand prix.

    Cliquez ici pour lire ma critique du film "Un Prophète" de Jacques Audiard et le récit de la rencontre avec Tahar Rahim et le scénariste Thomas Bidegain au cinéma Saint Germain des Prés

  • Rencontre autour d’«Un Prophète » de Jacques Audiard avec Tahar Rahim et Thomas Bidegain au cinéma le Saint-Germain des Prés

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    Hier soir, mon cinéma fétiche,  le cinéma Saint Germain des Prés, organisait une rencontre avec Tahar Rahim, le comédien principal du film « Un Prophète » de Jacques Audiard  et avec Thomas Bidegain, le co-scénariste du film. D' « Un Prophète », je gardais le souvenir à la fois vif et imprécis d'un film percutant magistralement interprété et mis en scène vu en pleine euphorie cannoise, si loin de cette réalité carcérale, mais finalement aussi dans un univers cloisonné qui souvent altère la perception des évènements et des films. J'avais donc très envie de le revoir d'autant plus dans le cadre intimiste et chaleureux du Saint Germain des Prés, et alors qu' « Un Prophète », Grand Prix du dernier Festival de Cannes a été présélectionné pour représenter la France aux Oscars.

    J'ai d'ailleurs eu la sensation de le voir pour la première fois, d'éprouver pour la première fois cette exaltation fébrile lorsqu'on a le sentiment de découvrir un très grand film pour lequel on brûle de partager son enthousiasme tout en craignant de ne savoir trouver les mots justes à la hauteur de l'émotion et de la forte impression suscitées.

    A nouveau ces 2H35 m'ont presque parues trop courtes tant la caméra d'Audiard est d'une rigueur, d'un génie poétique, d'une acuité (j'avais ainsi oublié ces plans furtifs ou ces bruits qui évoquent magistralement ce désir insaisissable et inaccessible de liberté, d'ailleurs ), d'une force uniques et remarquables et tant le jeu de ses comédiens est saisissant (Tahar Rahim évidemment dont on se demande bien qui pourrait lui ravir le César et qui, hier soir, a été ovationné à plusieurs reprises mais aussi Niels Arestrup dont je n'avais pas perçu -lors de la mémorable projection cannoise- toute l'épaisseur redoutable qui dévore  l'écran comme son personnage souhaite asservir et dévorer les autres) nous tiennent en haleine.

    Voici quelques phrases extraites des échanges passionnants entre le public, Tahar Rahim et Thomas Bidegain dont l'enthousiasme, la passion, l'humilité, l'humour pour défendre ce grand film n'ont fait que renforcer mon admiration pour ce « Prophète ». Thomas Bidegain est d'abord revenu sur le titre « Un Prophète » qui selon lui signifie ici (faisant aussi ainsi référence au dernier plan du film)  « celui qui est devant », le héros mais aussi le héraut qui dit ce qui va se passer. La question de l'immoralité est aussi souvent revenue dans le débat. Pour Thomas Bidegain, l'histoire de Malik a une moralité à travers l'immoralité. Il est aussi revenu sur la genèse du projet qui a nécessité trois années d'écriture et sur les règles qu'ils se sont fixées en écrivant concernant le personnage de Malik qui « n'aime ni la violence ni les voyous ». Pour eux l'important était qu'au début il ne soit rien et qu'il acquiert le savoir, qu'il soit un SDF analphabète qui trouve un foyer, qui n'a pas d'histoire et qui va progressivement écrire son histoire. Ses objectifs évoluent, son objectif premier étant ainsi la survie. La maturité qu'il acquiert n'est ainsi pas forcément parallèle à la moralité. Thomas Bidegain est aussi revenu sur la complexité du personnage de Malik, « cet enfant sauvage qui arrive en enfer et cherche d'abord uniquement à fuir ». Pour lui, l'étincelle, le moment où il devient son personnage c'est cet instant assourdissant. Un travailleur social comme il s'est défini lui-même ayant, selon ses propres, termes « passer 40 ans en prison » (ce qui n'a pas manqué de jeter un froid glacial dans l'assistance) avant de préciser que c'était pour son travail a tenu à dire que ce film ressemblait à la réalité, aussi consternant cela puisse-t-il sembler. Pour Thomas Bidegain, les choses existent que lorsqu'elles sont représentées, la représentation fait exister les choses, « le cinéma certifie le réel » pour reprendre les termes d'Audiard dans une interview récente. Thomas Bidegain a précisé qu'aucune vraie prison n'avait servi de cadre au tournage mais qu'il s'agissait uniquement d'un décor, en revanche les figurants étaient pour la plupart d'anciens prisonniers, et Tahar Rahim a raconté à quel point cela les avait aidés mais aussi forcés à se montrer à la hauteur. Une spectatrice citant Primo Levi a dit que finalement Malik cherchait à « sauver sa peau » et que « son intelligence lui permettait de survivre en milieu hostile ». Une autre a comparé le scénario à une tragédie antique, rappelant que « Malik » signifie le roi... un scénario qui a l'intelligence, la complexité et la densité de son personnage principal et dont j'espère qu'il sera lui aussi récompensé.

     Je vous rappelle mes 10 bonnes raisons d'aller voir « Un Prophète » :

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    Synopsis : Malik (Tahar Rahim), condamné à 6 ans de prison, ne sachant ni lire ni écrire. A son arrivée en Centrale, seul à monde, il paraît ainsi plus jeune et plus fragile que les autres détenus. Il n'a que 19 ans. D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner la loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des « missions » il s'endurcit et gagne la confiance des Corses. Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer son propre réseau.

    1. Parce que Jacques Audiard réussit à captiver le spectateur en l'immergeant dans un univers a priori particulièrement rugueux. Et il y parvient,  magistralement, sans pour autant tomber dans la facilité, et notamment pas dans l'écueil du manichéisme dans lequel il aurait été si facile de tomber dans l'évocation du milieu carcéral, nous faisant suivre pas à pas, le souffle coupé, le cœur de battre presque arrêté, le parcours sinueux de ce jeune détenu.

    2. Pour l'interprétation magistrale  de Tahar Rahim dont c'est ici le premier grand rôle , une véritable révélation qui aurait mérité un prix d'interprétation à Cannes, qui campe ici un personnage à la fois fragile, énigmatique, égaré,  malin,  angélique et (puis) diabolique dont le regard et la présence, le jeu nuancé magnétisent l'écran, et qui est pour beaucoup dans le caractère attachant de ce personnage tout en ambivalence et mystère.

    3. Parce que Jacques Audiard est un des grands cinéastes français actuels. Que son univers, son style ( et ses thèmes récurrents: filiation, rédemption, violence  sociale...) ne ressemblent à aucun autre. Pour sa mise en scène sobre, nerveuse, efficace, inspiré.

    4. Parce que de son cinéma émane une poésie violente, singulière, saisissante, captivante.

    5. Pour la portée politique de son film qui n'en cesse pas pour autant d'être divertissant. Un divertissement intelligent.   A l'heure où les conditions de vie dans les prisons font objet de débat, tout en étant indéniablement divertissant, le film d'Audiard a une incontestable portée politique, chaque seconde du film démontrant à quel point la prison est devenue une microsociété où les trafics semblent se pérenniser, voire se développer. Les gardiens sont d'ailleurs très peu présents dans le film (ou alors pour que soit stigmatisée leur implication dans les trafics ) et les prisonniers semblent presque circuler à leur guise, à l'abri des regards extérieurs, là où la violence semble pourtant encore plus palpable. Audiard pointe le doigt sur une réalité tout en n'oubliant jamais le spectateur, tout en n'étant jamais dans le didactisme, la morale, non, il montre une réalité (la difficulté de vie dans les prisons où se développent les trafics plus qu'elles ne réinsèrent) en pleine actualité à l'image de ce qu'était l'école, sujet principal de la palme d'or 2008 « Entre les murs », raison pour laquelle, aussi, le film d'Audiard qui nous montre lui aussi une « métaphore de la société » (racisme etc... se retrouve, aussi, entre ces murs)  « entre les murs », entre d'autres murs,  avait été fortement pressenti pour la palme d'or de ce Festival de Cannes 2009.

    6. Pour la richesse de ses personnages et évidemment de son personnage principal. Audiard montre une nouvelle fois son attachement à ses personnages et l'empathie dont il sait faire preuve à leur égard et nous faire passer, aussi abîmés par la vie soient-ils, des personnages que les difficultés de l'existence transforment radicalement. Malik réalise ainsi un véritable parcours initiatique  Ainsi,   orphelin, illettré, fragile, influençable,  il va réussir à s'en sortir grâce à son intelligence. Malik va aussi user de la violence tout en étant rongé par la  culpabilité, une culpabilité que les séquences oniriques rappellent, avec originalité et subtilité.  Le titre "Un prophète" est, selon Jaques Audiard,  à prendre "dans un sens ironique". C'est l'arrivée d'"un nouveau type de criminel, qui n'est pas un psychopathe, il est même un peu angélique". De victime, Malik devient ainsi héros, même  si c'est sa survie qui l'exige : un héros meurtrier

    7. Pour le scénario (idée originale d' Abdel Raouf Dafri, scénariste du dyptique Mesrine, et co-écrit par Thomas Bidegain et Jacques Audiard) de ce  grand film qui mêle avec brio fantasmagorie et réalisme, violence et poésie noire, meurtre et rédemption, divertissement et sujet de société.  L'excellent « Un héros très discret » avait d'ailleurs reçu le prix du scénario en 1996.

    8. Parce que l'exigence et la rigueur (scénaristique, de mise en scène, d'interprétation) ne se font pas au détriment du public, bien au contraire.

    9. Parce que c'est un film de genre qui en même temps n'appartient à aucun et le renouvèle. Fable initiatique. Film social et politique. Faux documentaire onirique. Film d'action. Il concilie les paradoxes et transcende les genres.

    10. Parce que s'il n'a pas obtenu la consécration cannoise escomptée et méritée, il ne dépend que de vous qu'il la connaisse en salles.

    ...11. Parce que vous ne verrez pas  passer ces 2H20 bien qu'emprisonnés (je vous le garantis) et parce que ça fait déjà beaucoup plus de 10 raisons d'y aller et que c'est suffisamment rare pour être souligné et récompensé par un grand succès en salles.

     « Un Prophète » est toujours à l'affiche et notamment au Saint Germain des Prés (22 rue Guillaume Apollinaire- Paris 6ème) : tous les jours à 13H20, 16H10, 19H, 21H45 (sauf le mercredi avec une séance à 19H45 et pas de séance à 21H45)- Film 10 minutes après.

      J'en profite aussi pour vous signaler un nouveau rendez-vous au Saint Germain des Prés « Ciné-Quin »,  un nouveau rendez-vous de cinéma animé par Elisabeth Quin :

    -Le 13 octobre - Gérard Miller avec le film FURY de Fritz Lang - 1936
    -Le 10 novembre - Yann Moix avec STROMBOLI Roberto Rossellini - 1950
    -Le 8 décembre - Jean-Baptiste Mondino avec MORSE de Tomas Alfredson - 2009
    - Le 12 janvier - Jean Paul Gaultier avec THE ROCKY HORROR PICTURE SHOW de Jim Sharman - 1975

    Tous les 2èmes mardi du mois à 20h.

  • Demain, ne manquez pas: "Un Prophète" de Jacques Audiard

    Si vous avez déjà vu "The masterpiece" "Inglourious Basterds" de Quentin Tarantino (que vous DEVEZ voir) dont vous pouvez retrouver ma critique en cliquant ici, demain précipitez-vous pour voir le grand film de Jacques Audiard "Un Prophète" (cliquez ici pour lire ma critique)... et Inthemoodforcinema.com vous recommande toujours "Partir" de Catherine Corsini et "Joueuse" de Caroline Bottaro .

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     J'en profite aussi pour vous rappeler que sur http://www.inthemoodfordeauville.com , chaque jour, j'ai le plaisir de vous faire gagner des pass pour le Festival du Cinéma Américain de Deauville. N'hésitez pas à tenter votre chance!
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