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festival du cinéma américain - Page 5

  • Le programme du 34ème Festival du Cinéma Américain de Deauville 2008 - 5 au 14 septembre 2008- (avec le complément de programmation du 20 août)

    affichedeauville2008.jpg34. 1975. 1995. 2007. 55000. 35. 15. 11. 5… : ces nombres ne sont pas les numéros du loto d’une contrée lointaine mégalomaniaque mais les nombres et dates clefs du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2008, créé en 1975 et qui aura lieu cette année pour la 34ème année consécutive.

    Quoiqu’il arrive pour moi, fin août début septembre est synonyme de Festival du Cinéma Américain de Deauville auquel j’assiste depuis 15 ans avec toujours le même enthousiasme, la même soif de découvertes cinématographiques, la même envie insatiable de visionner et découvrir aussi bien des films indépendants que des blockbusters puisque là se trouve l’originalité de ce festival , dans cette diversité de sa programmation, et surtout avec le souhait accru de vous faire partager ma passion pour ce festival et mes pérégrinations cinéphiliques puisque vous pourrez suivre le Festival en direct sur mon blog « In the mood for Deauville », de l’ouverture à la clôture du festival, un blog sur lequel vous pouvez d’ailleurs d’ores et déjà trouver le programme détaillé, et bientôt des critiques et articles en direct à l’image de ce que j’ai réalisé pour le Festival de Cannes sur « In the mood for Cannes » (blog lauréat du concours de blogs du Festival de Cannes 2008).

    Alors certes le générique du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2008 sera moins prestigieux et spectaculaire que celui du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2007, exceptionnel (avec notamment Casey Affleck et Brad Pitt pour le chef d’œuvre de 2007 « L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » d’Andrew Dominik, avec Matt Damon pour le trépidant « La vengeance dans la peau », avec George Clooney pour « Michael Clayton », avec Michael Douglas etc) mais la programmation 2008 reste néanmoins dense et diversifiée avec un générique plutôt alléchant. Sont ainsi notamment attendus : John Malkovich, Angelina Jolie, Spike Lee, Ed Harris , Uma Thurman, Helen Hunt, Pierce Brosnan, Renée Zellweger, Viggo Mortensen, Kevin Spacey, Laura Dern, Juliette Binoche, Carole Bouquet

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    Photo ci-dessus, inthemoodforcinema.com , Pierce Brosnan lors du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2005

    mamma mia affiche.jpgLe festival débutera en beauté et en chansons avec la comédie musicale de Phyllida Lloyd « Mamma mia ! », avec Meryl Streep et Pierce Brosnan, deux habitués du Festival qui devraient de nouveau être là cette année pour ce film basé sur des chansons du groupe Abba, un film tourné en Grèce où il caracole actuellement en tête du box-office. 

    Parmi les temps forts du festival, figurent, depuis 1977, les hommages cette année décernés au réalisateur, scénariste, producteur, comédien Spike Lee, à la comédienne Parker Posey, au comédien, réalisateur, producteur, scénariste Ed Harris et au réalisateur Mitchell Leisen.

    Autre temps fort que j’essaie de ne jamais manquer : la compétition de films indépendants créée en 1995 et qui a couronné des films singuliers et des cinéastes talentueux comme « Sunday » de Jonathan Nossiter (1997), « Dans la peau de John Malkovich » de Spike Jonze (1999), « Girlfight » de Karyn Kusama (2000), « Collision » de Paul Haggis (2005), « Little miss sunshine » de Jonathan Dayton et Valérie Faris (2006)…

    Cette année le jury présidé par Carole Bouquet (et composé de : Edouard Baer, Ronit Elkabetz, Pierre Jolivet, Cédric Kahn, Bouli Lanners, Cristian Mungiu, Leonor Silvera, Dean Tavoularis)  devra départager 11 films dont 5 premiers films pour remettre son Grand Prix et son Prix du Jury.

    Le jury Révélation Cartier  récompensant un des films de la compétition officielle pour ses qualités novatrices sera présidé par Zoe Cassavetes et composé de Léa Drucker, Diastème, Jalil Lespert et Ara Starck . (Complément de programmation du 20 août)

    Une nouvelle section nommée grand angle sera consacrée à une personnalité du cinéma américain afin de mettre en avant son travail particulier, cette année Charles Burnett. (Complément de programmation du 20 août)

    L'échange.jpg35 longs métrages inédits ont été sélectionnés à ce jour avec, parmi ceux-ci, ce qui a fait la renommée de ce festival : les  Premières parmi lesquelles « L’échange », le dernier film de Clint Eastwood avec Angelina Jolie présenté en compétition au dernier Festival de Cannes mais aussi « Appaloosa » de Ed Harris, « Coup de foudre à Rhode Island » de Peter Hedges avec notamment Juliette Binoche, « Hellboy 2 » de Guillermo del Toro,  « Lakeview Terrace » de Neil La Bute avec Samuel Lee Jackson, « Miracle à Santa Anna » de Spike Lee etc.

    affiche nuits américaines 2008.jpgLe Public Système Cinema, toujours en collaboration avec la Cinémathèque Française, a par ailleurs eu la bonne idée de reconduire les Nuits Américaines initiées en 2007, des classiques du septième art programmés 10 jours sur 10,  24H sur 24 et classés en 5 thématiques : la science-fiction, le film noir, la comédie, le mélodrame et la comédie musicale. Vous pourrez ainsi notamment revoir « Elle et lui » de Leo MacCarey, « Bienvenue à Gattaca » d’Andrew Niccol, « Le Mécano de la Général » de Buster Keaton, « Certains l’aiment chaud » de Billy Wilder, « Casablanca »  de Michael Curtiz ou encore « Sur la route de Madison » de Clint Eastwood et beaucoup d’autres chefs d’œuvre du cinéma américain que je vous recommande évidemment. A cette liste s’ajouteront « Les introuvables de Deauville », projetés chaque jour à 11h et parmi lesquels « Lettre d’une inconnue » de Max Ophuls ou encore « Le secret derrière la Csablanca.jpgporte » de Fritz Lang. Un pass de 10 euros exclusivement dédié aux Nuits Américaines sera ainsi édité.

    Comme chaque année, depuis 2003, vous pourrez également découvrir de passionnants, parfois édifiants, documentaires présentés dans la section « Les Docs de l’Oncle Sam », cette année au nombre de 7.  

    livre forestier.jpgLe prix Michel d’Ornano qui récompense un premier film français sera cette année décerné à Jean-Stéphane Sauvaire pour « Johnny Mad Dog », et le prix littéraire sera attribué à François Forestier pour « Marilyn et JFK ».

    Enfin, le festival s’achèvera par la cérémonie du palmarès le 14 septembre puis par le film de clôture, cette année « Then she found  me » de et avec Helen Hunt, avec également Colin Firth, Bette Midler, Matthew Broderick etc.

     Une édition 2008 qui a de quoi réjouir autant les cinéphiles les plus avertis que les amateurs de cinéma de divertissement…

     Alors le Festival 2008 fera-t-il mieux que 2007 avec ses 55000 spectateurs et ses 200000 visiteurs ? En tout cas la licorne qui figure sur l’affiche 2008 et qui semble survoler une mer troublante et mystérieuse, toujours aux couleurs de la bannière étoilée, accompagnée de ses étoiles intrépides sous un soleil insolent, nous laisse présager une édition then she found me2.jpgautant propice aux rêves qu’à la singularité que ce festival sait si bien concilier.

    farelly cartier 003.JPG Une édition que vous pourrez donc suivre sur « In the mood for Deauville », du 5 au 14 septembre prochain.

      Le pass public permanent coûte 145 euros (séances du soir sur cartes d'accès uniquement). Il existe également des badges journaliers. Pour connaître toutes les modalités d’accréditation, public et professionnel, je vous renvoie à cet article ou au site officiel du Festival.

    Un complément de programmation a été apporté ce 20 août avec notamment la composition du jury Révélation mais aussi une nouvelle section( Grand Angle), de nouveaux "Docs de l'Oncle Sam" et de nouvelles avant-premières, retrouvez-les en détails sur "In the mood for Deauville" : http://inthemoodfordeauville.hautetfort.com

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     Quelques liens pour en savoir plus sur le Festival du Cinéma Américain de Deauville :

     -Le site internet officiel du Festival du Cinéma Américain de Deauville

    -Le site de l’office de tourisme de Deauville

    -Mon compte-rendu du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2005

    -Mon compte-rendu du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2006

    -Mon compte-rendu du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2007

    -Le blog « In the mood for Deauville » pour suivre en direct le Festival du Cinéma Américain de Deauville 2008 (conférences de presse, Premières, compétition etc), pour voir le programme détaillé et toutes les informations pratiques pour venir et assister au Festival, ainsi qu’une cinquantaine de liens internet concernant le festival...

    Sandra.M

  • In the mood for news (2): semaine du 26 septembre 2007

    L’info théâtre de la semaine

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    Il y a deux ans, je vous avais vivement recommandé la pièce de Florian Zeller intitulée « L’Autre » (pour lire ma critique de cette pièce, cliquez ici). Elle reprend à partir du 2 octobre au Studio des Champs Elysées dans le 8ème (Informations :   01 53 23 99 19  et  www.comediedeschampselysees.com ).

    Seul Aurélien Wiik qui y était d’ailleurs remarquable reste dans la distribution. Il est rejoint par Sara Forestier dont ce sera le premier rôle au théâtre et par  Stanislas Merhar, la musique est composée par  Christophe.

    L’info festivals de la semaine

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    Marie-José Nat sera la présidente du Festival du Film Britannique de Dinard 2007.

    Jocelyn Quivrin viendra compléter le jury

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    ¨Programme complet du Festival du Film Britannique de Dinard 2007:

    Compétition    BRICK LANE de Sarah Gavron

    Compétition    FAR NORTH de Asif Kapadia

    Compétition    HALLAM FOE de David Mackenzie

    Compétition    JANE de Julian Jarrold

    Compétition    ONCE de John Carney

    Compétition    THE MIDNIGHT DRIVES de Mark Jenkin

    Avant- Première    AND WHEN DID YOU LAST SEE YOUR FATHER de Anand Tucker

    Avant- Première    ATONEMENT de Joe Wright

    Avant- Première    BUILD A SHIP, SAIL TO SADNESS de Laurin Federlein

    Avant- Première    GARAGE de Lenny Abrahamson

    Avant- Première    HOW ABOUT YOU de Anthony Byrne

    Avant- Première    I AM BOB de Donald Rice (court métrage)

    Avant- Première    I REALLY HATE MY JOB de Oliver Parker

    Avant- Première    IT'S A FREE WORLD… de Ken Loach

    Avant- Première    KINGS de Tom Collins

    Avant- Première    L'HEURE ZERO de Pascal Thomas

    Avant- Première    MON MEILLEUR ENNEMI de Kevin Macdonald

    Avant- Première    MRS RATCLIFFE'S REVOLUTION de Billie Eltringham

    Avant- Première    NEVER APOLOGIZE de Mike Kaplan

    Avant- Première    RUBY BLUE de Jan Dunn

    Avant- Première    THE ENGLISHMAN de Ian Sellar

    Avant- Première    THE MARK OF CAIN de Marc Munden

    Avant- Première    THIS IS ENGLAND de Shane Meadows

    Avant- Première    WAZ de Tom Shankland

    Hommage    A ROOM FOR ROMEO BRASS de Shane Meadows

    Hommage    DEAD MAN'S SHOES de Shane Meadows

    Hommage    ONCE UPON A TIME IN THE MIDLANDS de Shane Meadows

    Hommage    TWENTY FOUR SEVEN de Shane Meadows

    Rétrospective Foot    CARTON ROUGE de Barry Skolnick

    Rétrospective Foot    THE GAME OF THEIR LIVES de Daniel Gordon

    Rétrospective Foot    JIMMY GRIMBLE de John Hay

    Rétrospective Foot    THE VAN de Stephen Frears

    Regards Croisés    NAISSANCE DES PIEUVRES de Céline Sciamma

    Femis vs NFTS    CARCASSE de I. El Mouala El Iraki

    Femis vs NFTS    FBIZoo de Y. Angely/J. Vray

    Femis vs NFTS    SAUF LE SILENCE de Léa Fehrer

    Femis vs NFTS    THE END FOR BEGINNERS de David Lalé

    Femis vs NFTS    FOR THE LOVE OF GOD de Joe Tucker

    Femis vs NFTS    FRIENDS FOREVER de Marçal Forès

    Sélection courts métrages Kodak    BROKEN de Vicki Psarias

    Sélection courts métrages Kodak    ELA de Silvana Aguirre Zegarra

    Sélection courts métrages Kodak    EVOL de Chris Vincze

    Sélection courts métrages Kodak    EX MEMORIA de Josh Appignanesi

    Sélection courts métrages Kodak    NEUTRAL CORNER de Emily Greenwood

    Sélection courts métrages Kodak    OUT OF MILK de Nicola Morris

    Sélection courts métrages Kodak    VAGABOND SHOES de Jackie Oudney

    Sélection courts métrages G. Higgins    ATTACK de Timothy Smith

    Sélection courts métrages G. Higgins    BADGERED de Sharon Colman

    Sélection courts métrages G. Higgins    DADDY'S LITTLE HELPER de D. Wilson

    Sélection courts métrages G. Higgins    DOG FLAP de Jack Herbert

    Sélection courts métrages G. Higgins    DREAMS AND DESIRES de Joanna Quinn

    Sélection courts métrages G. Higgins    GOODBYE TO THE NORMALS de JF Smith

    Sélection courts métrages G. Higgins    THE HANDYMAN de Simon Rumley

    Sélection courts métrages G. Higgins    PHOBIAS de Bert & Bertie

    Pour en savoir plus sur le Festival du Film Britannique de Dinard :

    Mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2005

    Mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2006

    L’info politiquement correct de la semaine

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    Les frères Affleck lors de l'avant-première de "Gone baby gone" au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2007. Photo: Sandra.M

    « Gone baby gone », le premier film de Ben Affleck en tant que réalisateur dont je vous ai parlé lors de son avant-première deauvillaise ( cliquez ici pour lire l’article concernant l'avant-première deauvillaise du film) ne sortira pas en Grande-Bretagne en raison des similitudes avec l’affaire Maddie McCann (la petite fille du film, enlevée, s'appelle ...Madeleine)alors que le film a été écrit avant les faits.

    L’info bloguesque de la semaine :

    De nouvelles vidéos ont été mises en ligne cette semaine sur mon blog « In the mood for Deauville » (http://inthemoodfordeauville.hautetfort.com ) consacré au 33ème Festival du Cinéma Américain de Deauville.

    Le film de la semaine du 26 septembre recommandé par  « In the mood for cinema » :

    38543448fd3825ed35989a9cba92237b.jpg  « 7H58 ce samedi-là » (Before the devil knows you’re dead) de Sidney Lumet. (Avec Philip Seymour Hoffman, Ethan Hawke, Marisa Tomei, Albert Finney… Durée : 1H55)

    7H58 ce samedi-là a été projeté en avant-première, hors compétition au 33ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, à l’occasion de l’hommage que le festival a rendu à Sidney Lumet. Olivier Marchal a d'abord rendu hommage à Sidney Lumet particulièrement ému de récompenser celui qui a suscité sa vocation de policier et de cinéaste, de même que celle du maire de Deauville (vocation non pas de policier ou de cinéaste, hein, mais d'homme d'Etat).

    Il y a des jours comme ça où, en une fraction de seconde, tout peut basculer dans la tragédie, comme à 7H58 ce samedi-là, dans la vie des Hanson. Ce samedi matin-là, tout semble pourtant normal dans la banlieue de New York où ils vivent  (le père passe un test de conduite, sa femme ouvre la bijouterie familiale) si ce n’est que leur fils aîné, Andy,  s’inquiète pour son contrôle fiscal du lundi suivant et si ce n’est que Hank, le cadet, est enfermé dans des problèmes d’argent apparemment inextricables. Et après 7H58, quand les deux frères ont la judicieuse idée de braquer la bijouterie de leurs parents, plus rien ne sera jamais pareil.

    Ce film est à l’image du personnage d’Andy : d’abord profondément antipathique, nous prenons peu à peu fait et cause pour lui. Il est aussi à l’image des vies des deux frères par qui le drame arrive : des vies fragmentées, désorientées. Voilà d’ailleurs les deux qualités du film : sa structure narrative brillante (ou sa démonstration stylistique appuyée, c’est selon) et la force de ses personnages. En résulte une véritable leçon de cinéma...

    Ce film vous prend à la gorge au fur et à mesure que l’étau se resserre autour des deux frères, il vous captive, vous capture même, et vous enserre dans son cycle infernal: impossible de s’échapper, nous sommes pourtant aussi libres de sortir de la salle que les deux frères l’étaient face à leur destin, avant 7H58 donc. Au lieu d’adopter une construction linéaire, Sidney Lumet met en scène une pluralité de points de vue, un montage habilement déstructuré et une succession de flash-backs qui accentuent la tension dramatique, et le sentiment d’urgence et de drame insoluble. La caméra de Sidney Lumet va ainsi ausculter les causes (finalement plus profondes et surtout beaucoup moins matérielles qu’il n’y parait de prime abord) et les conséquences du drame, va nous plonger dans les âmes et vies sombres des protagonistes, va nous conduire à voir en un homme cupide et impitoyable un ancien enfant blessé. Par une habile construction scénaristique, notre antipathie initiale pour le personnage de Andy évolue peu à peu, la « réalité » apparaît moins manichéenne : Hank ( Ethan Hawk, méconnaissable) apparait de moins en moins victime (du destin ?) au fur et à mesure que son frère Andy (Philip Seymour Hoffman, bluffant, à nouveau)l’est de plus en plus à nos yeux devenus plus indulgents à son égard.  Un film qui a la couleur d’une blessure à vif, celle de la trahison et celle de l’enfance, les plus douloureuses et profondes, et le rythme d’une course contre la mort, contre le diable. Le titre anglais « Before the devil knows you’re dead » est tiré du proverbe irlandais : « May you be in heaven half an hour before the devil knows you’re dead » qui signifie « Puisses-tu atteindre le paradis une demi-heure avant que le diable n’apprenne ta mort ».  Une course que nous savons perdue d’avance, non moins prenante. Entre thriller et tragédie familiale, après le très moyen « Jugez-moi coupable » Sidney Lumet, malgré ses 84 ans,  d’après le premier scénario de Kelly Masterson, signe un thriller dramatique qui prouve la jeunesse et la vitalité de son regard.  Nommé 4 fois à l’Oscar du meilleur réalisateur pour Douze hommes en colère, Un Après-midi de chien, Network main basse sur la télévision et Verdict, il ne serait pas étonnant qu’il figure de nouveau parmi les nominés avec ce film particulièrement maîtrisé.

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    Sidney Lumet lors de l'hommage du Festival du Cinéma Américain de Deauville-Photo: Sandra.M

    L'émotion d'Olivier Marchal qui a rendu hommage à Sidney Lumet

                                                                                    Sandra.M