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CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE EN 2009 - Page 4

  • « Frost/Nixon : l’heure de vérité » de Ron Howard : critique du film en avant-première

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    En ouverture du Forum International Cinéma et Littérature de Monaco 2009,  le dernier film de Ron Howard, « Frost/Nixon : l’heure de vérité » a été projeté en avant-première.

    En 1977, l’interview télévisée de l’ancien président Richard Nixon (Frank Langella), menée par David Frost (Michael Sheen),  a battu le record d’audience de toute l’histoire du petit écran américain pour un magazine d’actualités. Plus de 45 millions de personnes ont assisté à un fascinant affrontement verbal au fil de quatre soirées. Un duel entre deux hommes ayant tout à prouver, et dont un seul pouvait sortir vainqueur. Leur affrontement a révolutionné l’art de l’interview-confession, a changé le visage de la politique et a poussé l’ancien Président à faire un aveu qui a stupéfié le monde entier.

    Encore un film sur un Président Américain (mais quelque chose me dit que celui actuellement en exercice qui incarne tellement l’American dream devrait battre tous les records). Encore un film sur le Watergate (« Les Hommes du Président » d’Alan J.Pakula, « Nixon » d’Oliver Stone…). Un film de surcroît signé par le réalisateur du « Da Vinci  Code ». On pouvait donc craindre le pire. Et pourtant, et pourtant même si nous connaissons l’histoire parfaitement (le scandale du Watergate est une suite d'évènements qui engendre, en 1974,  la démission du président des États-Unis Richard Nixon, seul président américain à avoir démissionné. L'affaire commence avec la pose de micros dans les locaux du Parti démocrate dans l'immeuble du Watergate à Washington, en 1972. Les investigations de journalistes et une longue enquête sénatoriale lèvent le voile sur des pratiques illégales à grande échelle au sein de l'administration présidentielle.), Ron Howard par ce thriller politique construit et filmé comme un duel palpitant, loin de l’affligeant « Da Vinci Code », réussit à capter et maintenir notre attention du début à la fin.

    Le premier défi était de surprendre avec une histoire que tout le monde connaît. Le second était d’adapter la pièce de théâtre éponyme de Peter Morgan dont le film est tiré, d’éviter le résultat statique et conventionnel, voire convenu, auquel l’exercice pouvait donner lieu. De Peter Morgan, qui a également écrit l’adaptation, aussi scénariste de « The Queen » de Stephen Frears, nous pouvions néanmoins attendre le meilleur…

    Alors certes, tout le monde connaît l’histoire et l’Histoire mais le scénariste et le réalisateur ont choisi de s’attarder sur les personnalités de Frost et Nixon au-delà de ce qu’elles peuvent incarner, dans ce qu’elles ont d’universel : la soif et le regret du pouvoir, l’amertume de la solitude, l’orgueil. Il s’agit certes de Frost et Nixon mais aussi de deux hommes qui se battent pour faire surgir et dominer leur vérité, pour utiliser l’autre comme faire-valoir, pour manipuler les médias à leur avantage. A ce petit jeu, périlleux et jubilatoire pour le spectateur, l’ancien président, froid et avisé, semble partir gagnant face à l’animateur de variétés, fantasque et apparemment naïf, qu’était alors Frost.

    Nixon est à la fois cynique et finalement touchant, au crépuscule de sa carrière, et les deux hommes dont Ron Howard présente les portraits croisés, aussi différents qu’ils semblent être, sont finalement très semblables dans leur solitude face au combat et dans leur envie d’utiliser la télévision, et ce face-à-face, pour se fabriquer l’image qu’ils aspirent à refléter.

    Par ailleurs, le sujet, loin d’être daté ou suranné, pose des questions et reflète une atmosphère finalement très contemporaines : la morosité d’une société en crise, pansant les plaies d’une guerre,  la manipulation des médias, leur versatilité aussi. Mais aussi l’influence de ce quatrième pouvoir qui devient parfois le premier quand une personnalité ou une carrière, aussi denses soient-elles, sont réduites à une image, alors réductrice ou dévastatrice !

    Quant à la réalisation, elle mêle faux documentaire (qui, à mon avis, est finalement assez artificiel) et relatif académisme qui sert d’ailleurs plus le sujet qu’il ne lui nuit, les joutes verbales, acerbes et passionnantes, étant transcendées par les interprétations irréprochables  de Frank Langella (nommé aux Oscars comme meilleur acteur pour ce rôle) et Michael Sheen (déjà extraordinaire et déjà  toutes dents en avant dans le rôle de Tony Blair dans "The Queen" Stephen Frears).  Frank Langella et Michael Sheen étaient déjà les deux acteurs principaux de la pièce de Peter Morgan, d’où certainement aussi leur maîtrise parfaite de leurs rôles.

    Le scénariste a aussi choisi de n’utiliser les personnages secondaires et les vies personnelles des deux protagonistes que comme toile de fond, juste esquissée, éclairant néanmoins leurs personnalités, et de centrer son intérêt sur les débats.

    D’autres réalisateurs avaient été pressenti  (Martin Scorsese, Mike Nichols, George Clooney, Sam Mendes),  Ron Howard habitué des adaptations de faits réels (Apollo 13, Un homme d’exception, De l’ombre à la lumière) s’en est donc finalement plutôt bien sorti en signant un film qui dépasse son sujet pour lui donner une portée à la fois universelle et très contemporaine.

    Un film qui ravira autant les amateurs d’Histoire que de westerns, voire de combats de boxe. Et si les armes utilisées par les deux combattants ne sont pas ici des pistolets ou des coups de poings, mais des mots et des idées,  elles peuvent anéantir, terrasser ou faire triompher, surtout quand tous les coups sont permis…

    Un film recommandé par Inthemoodforcinema.com qui aura dès cette semaine 5 places de cinéma à vous faire gagner (en partenariat avec Studio Canal).

    Sortie en salles en France : le 1er Avril


    Sandra.M
  • « Je l’aimais » de Zabou Breitman avec Marie-Josée Croze, Daniel Auteuil… : critique en avant-première

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    Daniel Auteuil, Marie-Josée Croze, Fabio Conversi, Zabou Breitman (photo: Sandra Mézière)
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    Zabou Breitman (photo: Sandra Mézière)

    Dans le cadre du Forum International Cinéma et Littérature de Monaco, le troisième long-métrage (« Se souvenir des belles choses » et « L’homme de sa vie » étaient les deux premiers)  réalisé par Zabou Breitman, « Je l’aimais », était projeté en avant-première, lors de la clôture, et en présence de l’équipe du film. Comme l’a souligné Daniel Auteuil  (suscitant quelques rires gênés dans la salle) lors du débat de l’après-midi consacré au film, il est beaucoup plus facile d’adapter un livre moyen qu’un bon livre. J’avoue que, moi aussi, j’avais trouvé que  le livre éponyme d’Anna Gavalda correspondait davantage au premier adjectif qu’au second, et qu’il me semblait un peu inconsistant pour qu’en soit réalisée une adaptation cinématographique (Ce film m’a néanmoins donné envie de le relire, peut-être le percevrai-je alors différemment). C’était oublier que les histoires a priori les plus simples contribuent souvent aux meilleurs films, et laissent aux réalisateurs le loisir d’imposer leurs univers. Et un univers (et une sensibilité, rare) Zabou Breitman en possède indéniablement. En témoigne ce film qu’elle a adapté du roman d’Anna Gavalda, avec la scénariste Agnès de Sacy…

    Synopsis : En une nuit, dans un chalet, Pierre (Daniel Auteuil) va partager avec sa belle-fille Chloé (Florence Loiret-Caille, que vous avez pu voir dans l’excellent film « J’attends quelqu’un »  de Jérôme Bonnell) , ce grand secret qui le hante depuis vingt ans, celui qui le mit face à lui-même, à ses contradictions et à ses choix, à son rôle d’homme et à ses manques. Le secret de cet amour pour Mathilde (Marie-Josée Croze) pour lequel il n’a pas tout abandonné, choisissant une route plus sûre et plus connue. En une nuit nous saurons la vie d’un homme qui n’osa pas…

    L’histoire pourrait tenir en une ligne : un homme qui, en voyage d’affaires à Hong Kong,  tombe amoureux d’une femme qui devient sa maîtresse et, malgré tout l’amour qu’il porte à cette dernière, reste avec sa femme. Mais c’est là ce qui fait la force de cette adaptation : ni une ligne, ni plusieurs ne peuvent résumer tout ce que Zabou Breitman parvient à faire passer dans un plan, à tout ce que Daniel Auteuil et Marie-Josée Croze parviennent à faire passer dans un geste, un regard, procurant un caractère universel et intemporel à leur histoire, et aux choix auxquels ils sont confrontés.

    Plutôt que d’employer des envolées lyriques, des mouvements de caméra grandiloquents ou fantaisistes, Zabou a choisi la simplicité dans sa réalisation, qui convient  à ces personnages, finalement prisonniers des conventions, malgré cette parenthèse enchantée, mais dont le choix de la narration, la structure en flash-back, et même ce chalet isolé où ce secret est révélé, reflètent judicieusement le caractère secret de leur liaison. Sa caméra est toujours au plus près des regards, souvent troublés, vacillant parfois comme eux, au plus près des battements de cœur, à l’écoute du moindre frémissement, nous faisant trembler à l’unisson.  Grâce à de subtiles transitions parfois saupoudrées de cette fantaisie poétique qui la caractérise aussi, Zabou passe du passé au présent, accentuant notre curiosité et la résonance entre les deux histoires.

    On dit qu’il existe deux sortes de films : ceux qui vous racontent une histoire, ceux qui vous présentent des personnages. Et ici c’est dans le personnage de Daniel Auteuil, mais aussi, dans celui de Marie-Josée Croze que ce film trouve toute sa force et sa singularité. Malgré tous les rôles  marquants qu’il a incarnés, au bout de quelques minutes, nous oublions Daniel Auteuil pour ne plus voir que Pierre, cet homme, comme tant d’autres, qui survit plus qu’il ne vit, dévoué à son travail, cet homme, comme tant d’autres, dont la femme vit avec lui plus par habitude et par confort  que par amour, un amour dont on se demande s’il a un jour existé : les scènes avec son épouse Suzanne (excellente Christiane Millet) sont d’ailleurs particulièrement réussies, révélant toute l’horreur et la médiocrité de l’habitude.  Cet homme qui apparaît froid, conventionnel, enfermé dans ses conventions sociales même, dont le récit de cette passion fugace éclaire la personnalité, révèle progressivement son humanité. Cet homme qui devient vivant, beau, intéressant, sans être spirituel (ne sachant guère lui dire autre chose que « tu es belle »), dans le regard de Mathilde et dans celui que lui porte la caméra de Zabou Breitman, toujours subtilement placée, à la juste distance : comme dans cette scène où ils se retrouvent, pour la première fois, dans un bar d’hôtel, scène où passent toutes les émotions (le malaise, le bonheur, le trouble) d’un amour naissant sous nos yeux. Une scène magique et magistrale. Par la seule force de l’interprétation, l’éloquence des silences. Et de la réalisation qui les met sur un pied d’égalité, pareillement emportés, et nous place comme les témoins involontaires de leur rencontre, nous donnant l’impression d’être nous aussi dans ce bar, n’osant bouger et respirer de peur de briser cet instant fragile et envoûtant.

    Ce rôle d’un homme « lost in translation » (et qui n’est d’ailleurs pas, aussi, sans rappeler le film éponyme de Sofia Coppola) est à mi-chemin entre celui qu’il interprétait dans les deux films de Claude Sautet : « Quelques jours avec moi » et « Un cœur en hiver », dont les deux titres pourraient d’ailleurs également s’appliquer au film de Zabou Breitman dont la sensibilité n’est pas totalement étrangère à cette de Claude Sautet.

    Quant à Marie-Josée Croze elle illumine le film de sa rayonnante présence, incarnant magnifiquement  ce personnage insaisissable et indépendant, cet amour éphémère et fantasmé qui s’écroule lorsqu’il est rattrapé par la réalité.

    Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve ? Fuir son simulacre de peur que la vie ne se sauve ? Fuir une réalité médiocre et confortable pour un rêve éveillé et incertain ? A-t-on le droit de se tromper ? Ne vaut-il mieux pas faire un choix, même mauvais, plutôt que d’éluder le choix ? Le renoncement, le sacrifice sont-ils des actes de courage ou de lâcheté ? Autant de questions que chacun peut se poser…et qui résonnent bien après le générique de fin.

    Un film empreint de nostalgie qui se termine sur une note d’espoir. Un film lumineux et mélancolique qui nous est narré comme un conte, moderne et intemporel. Un film qui a la force brûlante, douloureusement belle, des souvenirs inaltérables.  Un film qui nous plonge dans le souvenir, amer et poignant, des belles choses.

    « Je l’aimais » a reçu le prix 2009 de la Fondation Diane et Lucien Barrière. A Monaco, son producteur, Fabio Conversi (prix du meilleur producteur d’adaptations littéraires au cinéma) et son acteur principal, Daniel Auteuil ( prix du meilleur acteur d’adaptations littéraires au cinéma) ont également été récompensés.

     Sortie en salles en France : le 6 mai 2009

     A suivre : les critiques en avant-première de « Chéri » de Stephen Frears, « Frost/Nixon, l’heure de vérité » de Ron Howard, « OSS 117, Rio ne répond plus » de Michel Hazanavicius… et de nombreuses surprises!

    BANDE-ANNONCE

    L’EQUIPE DU FILM AU FORUM INTERNATIONAL CINEMA ET LITTERATURE DE MONACO

     

     

  • Avant-première- « Walkyrie » de Bryan Singer

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    Walkyrie. Du nom de la musique de Wagner qu’Hitler appréciait. Du nom de ce plan national d’urgence élaboré par Hitler lui-même pour protéger l’intégrité du régime en cas d’émeute ou de tentative d’assassinat de ce dernier afin que les réservistes prennent alors le contrôle des infrastructures étatiques centrales jusqu’à ce que l’ordre soit rétabli. Et surtout du nom de l’opération mise au point par la Résistance allemande pour éliminer le Führer et s’emparer du pouvoir.

    Pour le colonel Stauffenberg (Tom Cruise), inquiet de voir Hitler précipiter l’Allemagne et l’Europe dans le chaos, il n’y a que deux possibilités : servir l’Allemagne ou servir Hitler. En 1942, il tente de convaincre plusieurs officiers supérieurs de la nécessité de renverser Hitler. Un an plus tard, alors qu’il se remet de ses blessures de guerre (il a perdu l’usage d’une main et d’un œil, ce qui le contraindra à porter constamment un bandeau qu’il retirera à certaines occasions notamment lorsqu’il rencontrera Hitler), il rejoint la résistance allemande pour mettre au point l’Opération Walkyrie destinée à tuer Hitler et à ce que ses opposants de la résistance allemande puissent s’emparer du pouvoir, d’abord en modifiant secrètement le plan walkyrie afin de pouvoir ensuite, après avoir fait croire que le cercle intime d’Hitler avait tué le Führer, provoquer la chute du régime nazi. C’est à lui, Claus von Stauffenberg, que  reviendra cette périlleuse et historique mission de tuer Hitler…

     S’emparer d’un sujet comme celui-ci nécessitait de relever plusieurs défis. D’abord comment maintenir constamment l’intérêt du spectateur qui sait pertinemment qu’Hitler n’est pas mort assassiné le 20 juillet 1944 mais qu’il s’est suicidé dans son bunker le 30 avril 1945  et donc que l’opération Walkyrie fut un échec ? Comment maintenir l’attention du spectateur qui connaît donc d’avance le dénouement de l’opération ? Comment traiter cette histoire vraie et méconnue sans tomber dans l’outrance mélodramatique ? Comment aborder la résistance allemande et cette période sans tomber dans le manichéisme ?

    A mon avis, le premier défi, de taille, est le plus brillamment rempli. Pas une seconde, alors que l’échec de l’opération Walkyrie était connu, mon intérêt ne s’est relâché. La mise en scène (à qui certains ont reproché son caractère appliqué et sans âme) s’efface intelligemment devant son sujet,  le montage mais surtout la musique (notamment les bombardements en même temps que la musique de « la Chevauchée des Valkyries » de Wagner ) et les sons sont d’une efficacité redoutable pour nous impliquer dans la mission de Stauffenberg  (le scénario est construit de telle sorte que nous voyons presque tout selon son point de vue) et pour créer un suspense haletant.  Ainsi, on a beau savoir que l’opération va échouer, lorsqu’est évoquée la possibilité que Mussolini assiste aussi à la réunion lors de laquelle doit avoir lieu l’attentat, une seconde, l’éclair de satisfaction dans l’œil de Stauffenberg nous convainc, malgré tout, d’y croire, et que les deux dictateurs vont périr à cet instant. Impossible de ne pas penser à quel point la marche de l’Histoire en aurait été modifiée, combien de morts auraient alors été épargnés…

     Certains ont aussi reproché au film son absence d’émotion, ce qui est, au contraire, selon moi, un atout majeur. Les relations entre les personnages ne sont en effet traités que dans la mesure où elles influent sur l’opération Walkyrie et les personnages secondaires ne sont là que pour expliciter cette opération,  la manière dont ils vont l’aider ou la contrer. Cette sobriété (au contraire du son, emphatique) sied parfaitement au sujet, aux enjeux qui se nouent, à cette tragique ironie de l’Histoire qui a fait échouer l’opération. La photographie épouse la sobriété de la réalisation, son clair-obscur étant terni de temps à autre par ce rouge terrifiant du drapeau nazi sur lequel débute d’ailleurs le film. Tom Cruise a aussi eu la bonne idée, ou du moins peut-être la lui a-t-on soufflée, de n’en pas faire trop. Tout cela contribue donc au contraire à la force émotionnelle du film parce qu’elle n’est pas forcée, pas dictée, parce que, si elle l’avait été, elle aurait alors été indécente, en contradiction même avec le sujet.

     L’intérêt principal de ce film est enfin d’avoir mis en lumière cette opération Walkyrie, évènement le plus marquant de la Résistance allemande au nazisme et donc de rendre hommage à cette même résistance, à une partie de la population qui s’est insurgée contre l’abjection et la barbarie. L’héroïsme de ces résistants réside d’ailleurs autant dans les actes spectaculaires comme la tentative d’attentat que dans des actes qui le sont a priori moins mais tout aussi courageux et emblématiques au sein de ce régime fou et infiniment intolérant comme le refus de Stauffenberg de saluer Hitler ou  la manière dont il le fera finalement et que je vous laisse découvrir.

     Détail qui a son importance : a langue (le film est en Anglais , ce qui va de soi pour un film américain, mais ce qui entrave néanmoins fortement la crédibilité notamment lors d’une scène clef où Goebbels reçoit un coup de fil d’Hitler destiné à prouver qu’il est en vie , lequel Hitler parle avec un fort accent américain et une voix bien juvénile) m’a, il est vrai, aussi dérangée mais pas suffisamment pour que ce film, particulièrement instructif et efficace, ne fasse pas partie de ceux qu’In the mood for cinema vous recommande cette année.

     Merci à Allociné pour cette projection privée au nouveau Forum des images.

     Sandra.M