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CESAR (2005 à 2009) - Page 4

  • De retour de la cérémonie (mouvementée) des César: compte-rendu et palmarès

    La fête du cinéma a-t-on coutume de dire à propos de la cérémonie des César, la grande fête de la non moins grande famille du cinéma disent également les plus cyniques et les plus idéalistes, sur un ton différent, ironique ou bienveillant selon ceux dont il s’agit. Particulièrement encline à célébrer Monsieur 7ème art pour qui j’éprouve une admiration sans bornes, voire une passion dévorante, c’est donc enthousiaste que je me suis rendue au théâtre du Châtelet où se déroulait cette 31ème cérémonie, hier soir. Que cette famille a bien d’étranges coutumes : les arrivées s’y déroulent sous les huées et encadrées de CRS, au son de slogans quelque peu revendicatifs, même vindicatifs. Il en fallait plus pour faire faiblir mon enthousiasme, et après avoir montré patte blanche, ou plutôt sésame rouge, trois fois, je me retrouvai enfin dans le hall du théâtre. Au regard de la cohue innommable qui régnait dans le hall, je me suis dit que, décidément , Monsieur septième art a beaucoup d’admirateurs et de serviteurs. J’en reconnaissais quelques uns d’ailleurs célébrés hier soir qui piétinaient d’impatience. Une étrange fébrilité régnait : robes de soirées et smokings faisant la queue comme aux heures de pointe du métro. Petit air de déjà vu cannois.

     

    Après quelques minutes d’errance dans les couloirs du magnifique théâtre du Châtelet, je me retrouvai enfin à ma place, prête à déguster le palmarès, à savourer l’humour de Valérie Lemercier, bref à goûter les délices de la fête. Mon regard tout ébloui qu’il est toujours par le fascinant Monsieur septième art, n’en est pas pour autant naïvement aveuglé et après avoir parcouru de haut en bas la statuette géante posée sur la scène, il n’en remarqua pas moins l’agitation, semblait-il inhabituelle, qui régnait aux pieds de ladite statuette, la scène étant envahie par quelques personnes répondant aux doux noms d’intermittents visiblement pas vraiment enclines à faire la fête, elles. Le producteur de la soirée essayait bien de les raisonner mais sans vraiment l’écouter, leurs réponses se confondaient en un galimatias ininterrompu. Une femme dans la salle, particulièrement excédée, commença à prendre fait et cause pour eux, et le décor tamisé qui aurait plutôt dû inciter à une belle sérénité, commençait de plus en plus à ressembler à un ring improvisé. Les premiers rangs où se trouvaient les césarisés d’honneur, le Ministre de la culture, et les principaux nommés, restaient étrangement stoïques et imperturbables.

     

    Tandis que les minutes s’écoulaient, forcément tout aussi impassiblement, et que l’heure prévue du début de la cérémonie était déjà dépassée, le producteur visiblement lui aussi dépassé, par les évènements, commençait à évoquer la possibilité d’annuler la soirée si une solution n’était pas rapidement trouvée, rappelant par ailleurs aux intermittents que la projection d'un film de deux minutes produits par eux était prévu, fait exceptionnel sur Canal plus, qui ne « diffusait habituellement que ses propres productions ». Applaudissements. Murmures de protestation à l’évocation d’une annulation. Finalement les intermittents se sont décidés à quitter la scène. L’altercation, cette fois, plus seulement verbale s’est transportée dans la salle, à cinquante centimètres des premiers rangs, toujours aussi imperturbables. La production s’est finalement résolue à les faire évacuer de manière assez musclée pour le bon déroulement de la soirée, de la fête rappelons-le. De la fête qui célèbre le cinéma. De la fête qui célèbre ceux qui manifestent aussi. Mais ne nuisent-ils pas plus à leurs discours qu’ils ne le servent en agissant ainsi, tout comme ils l’avaient fait à Avignon, sabotant leur propre outil de travail, surtout que, concernant les César, un temps de parole leur avait été initialement réservé ? Parce que les César ne sont pas qu’une fête, c’est aussi le moyen d’apporter un autre regard, encore une fois de donner un coup de projecteur sur des films qui n’en avaient peut-être pas eu auparavant et sur ceux qui les font.

     

     21H20.Obscurité. Décompte des 5 dernières secondes. Action. Les noms des disparus. Puis, Carole Bouquet, magnifiquement vivante et Hamlet. Shakespeare, comme si de rien n’était. Shakespeare, comme si la quiétude avait toujours régné. La magie du cinéma. La salle retient son souffle. La fébrilité, craintive et admirative à la fois. Devant moi, l’œil narquois, quelqu’un susurre « il va sûrement y avoir de l’animation ». Je crains pour lui qu’il n’ait été déçu. Heureusement d’ailleurs. La fête qui a pourtant eu un goût amer, s’est déroulée à peu près normalement alors qu’elle aurait pu ne pas se dérouler du tout. Le film des intermittents n’est finalement pas passé. A trop vouloir en dire et surtout à trop maladroitement vouloir le dire, leur message n’est malheureusement pas passé, si ce n’est par quelques interpellations depuis la salle, rapidement interceptées.

     

     Valérie Lemercier a donc enchaîné avec cet humour cinglant, absurde et jubilatoire dont elle ne s’est pas départie de la soirée, succédant impérialement à Gad Elmaleh, déridant la salle après ces prémisses pour le moins tendues, la crainte d’une interruption ayant plané toute la soirée et lui ayant donné cette teinte un peu morose.

     

    Puis les meilleurs serviteurs de Monsieur Septième art, du moins ceux ayant reçu le plus grand nombre de suffrages de l’Académie, se sont vu remettre la célèbre statuette. Un palmarès plutôt consensuel, contrairement à l’an passé où l’Esquive d’Abdellatif Kechiche et Quand la mer monte de Yolande Moreau et Gilles Porte avaient créé la surprise. De battre mon cœur s’est arrêté de Jacques Audiard  a ainsi remporté 8 César ( film qui est, rappelons-le, un remake de Fingers de James Toback, un film de 1978), un film dont je vous avais parlé lors de sa sortie qui, certes, méritait d’être primé, mais peut-être pas autant, les magnifiques Entre ses mains d’Anne Fontaine et La petite Jérusalem de Karin Albou ayant été en conséquence complètement oubliés du palmarès. Michel Bouquet et Nathalie Baye, tous deux magistraux respectivement dans Le promeneur du champ de Mars de Robert Guédiguian et dans le Petit Lieutenant de Xavier Beauvois, ont heureusement permis à leurs films respectifs, également remarquables, de figurer au palmarès grâce à leurs César de meilleur acteur et de meilleure actrice, 23 ans après celui reçu pour La Balance pour Nathalie Baye.

     

    Cette année Les César ont également eu la bonne idée de primer doublement les scénaristes ajoutant un prix de la meilleure adaptation, dévolu à... De battre mon cœur s’est arrêté de Jacques Audiard.

     

     Pierre Richard et Hugh Grant, tous deux césarisés d’honneur ont heureusement apporté un parfum de prestige à une cérémonie qui en manquait cruellement, Hugh Grant n’oubliant pas de faire un clin d’œil à Dinard, en habitué de la ville en question et du festival du film britannique.

     

    Enfin, l’onirique After Shave de Hany Tamba, déjà, à juste titre, primé dans de multiples festivals a reçu le César du meilleur court métrage. Quand, comme les a nommés Valérie Lemercier « les gagnants de l’euro million 2006 » à savoir Clavier, Jugnot, Lhermitte, Chazel, Blanc, Balasko avec « le numéro complémentaire » Lavanant, remportent le jackpot  avec un film dont la plupart des spectateurs ressortent (et moi la première) déçus avec le sentiment d’une imposture, il est important que des cérémonies comme celles-ci mettent en lumière des films qui ne bénéficient pas d’une telle couverture médiatique et d’un tel a priori positif (moi la première également), ou même  d'une affection presque irrationnelle contre lesquels même un bouche à oreille plutôt négatif ne peuvent rien. Une fête utile finalement, ou qui devrait l’être.

     

    A peine avais-je redescendu les marches du Châtelet que le parfum de prestige s’était évanoui. Les espoirs de mon voisin de devant précité aussi. Mais le désir de voir et "d'écrire du cinéma" étaient plus prégnants que jamais. Cette magie qui évince, sublime, magnifie et a tant d’autres pouvoirs encore. Oui, j’ose toujours y croire… Viva il cinéma.

     

    Vous pouvez retrouver les critiques de (presque) tous les films en compétition sur ce blog (les liens vers les articles figurent dans l'article ci-dessous intitulé "Mon festival du cinéma invité à la cérémonie des César 2006". )

    Vous pouvez également laisser vos commentaires sur la cérémonie et palmarès ci-dessous.

     

    Sandra.M

     

    PALMARES DES CESAR 2006

     

     César du meilleur film français de l'année

    De battre, mon coeur s'est arrêté (Jacques Audiard)

    César du meilleur réalisateur

     Jacques Audiard (De battre, mon coeur s'est arrêté)

     César du meilleur acteur

     Michel Bouquet (Le Promeneur du champ de Mars)

     César de la meilleure actrice

    Nathalie Baye (Le Petit lieutenant)

     César du meilleur acteur dans un second rôle

    Niels Arestrup (De battre, mon coeur s'est arrêté)

    César de la meilleure actrice dans un second rôle

    Cécile de France (Les Poupées russes)

     César du meilleur espoir masculin

    Louis Garrel (Les Amants réguliers)

    César du meilleur espoir féminin

     Linh Dan Pham (De battre, mon coeur s'est arrêté)

    César du meilleur premier film

    Le Cauchemar de Darwin (Hubert Sauper)

    César de la meilleure musique écrite pour un film

    De battre, mon coeur s'est arrêté (Alexandre Desplat)

    César de la meilleure photographie

     De battre, mon coeur s'est arrêté (Stéphane Fontaine)

    César des meilleurs décors

    Gabrielle (Olivier Radot)

     César du meilleur son

     La Marche de l'empereur (Gérard Lamps, Laurent Quaglio)

    César des meilleurs costumes

     Gabrielle (Caroline de Vivaise)

    César du meilleur montage

    De battre, mon coeur s'est arrêté (Juliette Welfling)

    César du meilleur court-métrage

    After Shave, Beyrouth après-rasage (Hany Tamba)

    César du meilleur film étranger

     Million dollar baby (Clint Eastwood)

     César du meilleur scénario original

    Va, vis et deviens (Alain-Michel Blanc, Radu Mihaileanu)

    César de la Meilleure adaptation

    De battre, mon coeur s'est arrêté (Jacques Audiard, Tonino Benacquista)

    César d'honneur

    Hugh Grant

    Pierre Richard

     

     

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  • "Mon festival du cinéma", invité à la cérémonie des César 2006

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     Pour certains, les César représentent une cérémonie futile et inutile, la pseudo-fête de la pseudo-famille du cinéma, la fête des Narcisse et autres adorateurs d'eux-mêmes plus ou moins renommés, un heureux prétexte pour dîner ensuite ensemble au Fouquet's et se regarder en chiens de faïence. Pour d’autres qui croient encore en la magie du cinéma, c’est avant tout un concentré d’émotions, de talents, et même parfois un coup de projecteur fabuleux sur certains plus habitués à l’ombre qu’à la lumière qui, parfois injustement les avait ignorés ou s'en était rapidement détournée, sur d’autres qui se trouvent projetés de l’un à l’autre en un quart de seconde. Vous savez : ce quart de seconde ou le lauréat potentiel apprendra qu’il restera définitivement au rang de nommé, ce quart de seconde où son sourire d’espoir ragaillardi par les nombreux messages débordants d’enthousiasme et de flagornerie de ses nouveaux amis se fige en un rictus amer que son orgueil lui dicte de masquer en sourire fair play, ce quart de seconde où il passe d’une belle illusion à une désillusion cruelle, ce quart de seconde où son voisin qui le regardait béatement applaudit à tout rompre en regardant aussi béatement son concurrent de lauréat, ce quart de seconde où le temps s’arrête pour certains, a des relents d’éternité pour d’autres, ce quart de seconde où les regards se détournent pour n’avoir plus qu’un seul point de mire, ce quart de seconde où les César deviennent pour certains la fameuse cérémonie inutile, pour d'autres essentielle. Concentré d’émotions donc. Celle d’Isabelle Adjani l’an passé. Celle d’Annie Girardot impériale et bouleversée, bouleversante, rappelant brusquement son existence à la famille précitée, si facilement amnésique, recouvrant trop facilement la mémoire. Celle de Jean Gabin, premier à présider la cérémonie en 1976. Tant d’autres encore. Des instants absurdes, cocasses, magiques, de l’imprévu comme la télévision nous en offre trop rarement. Forcément, cette magie-là appartient (encore) au cinéma. Des coups de projecteurs miraculeux qui ont permis à certains films d’avoir une seconde vie comme l’Esquive d’Abdellatif Kechiche ou Quand la mer monte de Yolande Moreau et Gilles Porte, deux films indépendants, l’an passé.  C'est surtout ça pour moi, les César et c'est déjà formidable. Tout le monde n'a pas une seconde chance, non? Pour eux, les César n’ont pas été futiles mais primordiaux. Les César, ce sont donc une nouvelle vie pour certains, un couronnement, un espoir déçu pour d’autres. Mais le quart de seconde fatidique pour tous en tout cas. Tant de quarts de secondes que je ne manquerai pas d’observer et de vous relater à mon retour de la Cérémonie. Le quart de seconde qui permettra à La petite Jérusalem de Karin Albou, Je ne suis pas là pour être aimé de Stéphane Brizé, et Entre ses mains  d'Anne Fontaine de l’avoir cette seconde vie, je l’espère car ils le méritent!

     

     Vous pourrez également suivre la cérémonie des César sur Canal + à partir de 20H30, ce samedi 25 février.

     

    Vous pouvez retrouver mes critiques des films suivants, nommés aux César, en cliquant sur le nom du film en question (comme chaque année de magnifiques films comme Mon Ange de Serge Frydman ou Le temps qui reste de François Ozon sont totalement oubliés par les César mais aussi quelques autres dont vous pouvez néanmoins également en retrouver les critiques sur ce blog) :

    -De battre mon cœur s’est arrêté de Jacques Audiard (10 nominations)

     -Joyeux Noël  de Christian Caron(6 nominations)

    -Le Petit Lieutenant de Xavier Beauvois (5 nominations)

    -L’enfant des frères Dardenne(4 nominations)

    -Caché de Michael Haneke (4 nominations)

    -Je ne suis pas là pour être aimé de Stéphane Brizé(3 nominations)

    -La petite Jérusalem de Karin Albou(2 nominations)

    -Le Promeneur du champ de Mars  de Robert Guédiguian(2 nominations)

    -Entre ses mains d'Anne Fontaine(2 nominations)

    -Palais Royal de Valérie Lemercier (2 nominations)

    -Lemming de Dominik Moll (1 nomination)

    Match point de Woody Allen (1 nomination)

    -Mar Adentro d'Alenjandro Amenabar(1 nomination)

    -Backstage d'Emmanuelle Bercot(1 nomination)

    -After Shave  de Hany Tamba (1 nomination)

     

     Cette année la cérémonie sera présidée par Carole Bouquet, succédant à Isabelle Adjani et sera présentée par Valérie Lemercier qui succède à Gad Elmaleh. Cette dernière est par ailleurs nommée dans la catégorie « Meilleure actrice » pour son rôle dans Palais Royal qu’elle a par ailleurs réalisé.

     

                                                                         Nommés:

     

    Meilleur acteur :

    -Michel Bouquet pour Le promeneur du Champ de Mars

    -Patrick Chesnais pour Je ne suis pas là pour être aimé

    - Romain Duris pour De battre mon coeur s'est arrêté

    -José Garcia  pour Le couperet

    -Benoît Poelvoorde pour Entre ses mains

     

    "Je ne suis pas là pour être aimé", est un film sublime qui mériterait un coup de projecteur et une seconde chance qu’un César du meilleur acteur pourrait bien sûr lui apporter, ce film a d’ailleurs été plébiscité par les lecteurs de "Mon festival du cinéma" lors de notre sondage sur les films de l’année. Benoît Poelvoorde a réussi une composition exceptionnelle dans le film d’Anne Fontaine qui ne l’était pas moins: "Entre ses mains", mon coup de cœur de l’année 2005. Pour ces raisons, j’aimerais beaucoup que l’un ou l’autre le reçoive même si Michel Bouquet, qui n’a plus rien à prouver, a été formidable en Mitterrand dans le film de Guédiguian. L’Académie choisira-t-elle de récompenser la longévité et la carrière, de mettre en lumière un film qui n’a pas reçu le succès mérité, de récompenser Romain Duris, de saluer sa jeune et non moins brillante carrière, surtout son très beau rôle dans le film d'Audiard , ou bien de récompenser Benoït Poelvoorde car, c'est vrai, elle aime récompenser les comiques qui passent au drame…A suivre…

     

    Meilleure actrice

    -Nathalie Baye pour Le petit lieutenant

    -Isabelle Carré pour Entre ses mains

    -Anne Consigny pour Je ne suis pas là pour être aimé

    -Isabelle Huppert pour Gabrielle

    -Valérie Lemercier pour Palais Royal !

     

    Mon cœur balance entre Nathalie Baye dans "Le petit lieutenant"(déjà césarisée pour "La Balance") et Isabelle Carré dans "Entre ses mains." Nathalie Baye est comme toujours excellente mais primer Isabelle Carré permettrait à la fois de récompenser une jeune actrice formidable qui a déjà beaucoup tourné et de donner un coup de projecteur sur "Entre ses mains"…à moins que Benoît Poelvoorde n’ait lui aussi été récompensé…ou que l'Académie ne crée la surprise en récompensant Anne Consigny, touchée par "Je ne suis pas là pour être aimé" et en faisant ainsi "L'esquive"2006.

     

    Meilleur acteur dans un second rôle

    -Niels Arestrup De battre mon coeur s'est arrêté

    -Maurice Benichou Caché

    -Dany Boon Joyeux Noël

    -Georges Wilson Je ne suis pas là pour être aimé

    -Roschdy Zem Le petit lieutenant

     

    "Caché" a été injustement méprisé par les Media à sa sortie, j'aimerais donc qu'il soit primé par le truchement de ce César du meilleur acteur dans un second rôle. Il est pourtant plus probable que le prix aille à Niels Arestrup.

     

    Meilleure actrice dans un second rôle

    -Catherine Deneuve Palais Royal !

    - Cécile de France Les poupées russes

    -Noémie Lvovsky Backstage

    -Charlotte Rampling Lemming

    -Kelly Reilly Les poupées russes

     

    Probablement un des prix les plus difficiles à remettre tant les comédiennes nommées sont différentes de par leurs carrières, âges, ou rôles. Un prix pour Noémie Lvovsky ou pour Charlotte Rampling pourraient là aussi remettre à l’honneur des films qui ne l’ont pas suffisamment été. Primer Kelly Reilly ou Cécile de France permettrait de récompenser un cinéma de divertissement de qualité un peu  boudé par les César et par ailleurs deux jeunes actrices de talent. Quant à Catherine Deneuve, qui mériterait peut-être davantage un César d’honneur, elle semble s’être un peu égarée dans cette catégorie. L'Académie osera-t-elle lui préférer une jeune comédienne comme Kelly Reilly? Réponse samedi soir.

     

     Meilleur espoir masculin

    -Walid Afkir Caché

    - Louis Garrel Les amants réguliers

    - Adrien Jolivet Zim and co.

    -Gilles Lellouche Ma vie en l'air

    - Aymen Saïdi Saint-Jacques... La Mecque

     

     N’ayant pas vu 3 des 5 films en question, je me contenterai de souhaiter à nouveau un coup de projecteur sur "Caché" et donc un César du meilleur espoir masculin pour Walid Afkir.

     

    Meilleur espoir féminin

    -Mélanie Doutey Il ne faut jurer de rien !

    -Déborah François L'enfant

    Marina Hands Les âmes grises

    -Linh-Dan Pham De battre mon coeur s'est arrêté

    -Fanny Valette La petite Jérusalem

     

    Je vote pour Fanny Valette car ce film sublime (caractère auquel la jeune actrice a largement contribué) mérite vraiment un coup de projecteur. Déborah François est elle aussi très talentueuse mais "L’enfant" a déjà reçu un large écho médiatique dont "La petite Jérusalem" n'a malheureusement pas bénéficié. 

     

    Meilleur réalisateur

    -Jacques Audiard De battre mon coeur s'est arrêté

    - Xavier Beauvois Le petit lieutenant

    - Jean-Pierre Dardenne Luc Dardenne L'enfant

    -Michael Haneke Caché

    -Radu Mihaileanu Va, vis et deviens

     

    Je n’ai malheureusement pas vu "Va, vis et deviens", donc je voterai pour "Caché", même si peut-être le jury souhaitera récompenser "Va, vis et deviens" , "Caché" ayant été déjà primé et donc médiatisé à Cannes,de même que "L'enfant" d'ailleurs étrangement devenu français depuis le festival de Cannes!

     

     Meilleur film français

    -De battre mon coeur s'est arrêté Jacques Audiard

    -L'enfant Jean-Pierre Dardenne Luc Dardenne

    -Joyeux Noël Christian Carion

    Le petit lieutenant Xavier Beauvois

    -Va, vis et deviens Radu Mihaileanu

     

    Meilleur premier film

    Anthony Zimmer Jérôme Salle

     Le cauchemar de Darwin Hubert Sauper

    Douches froides Antony Cordier

    La marche de l'empereur Luc Jacquet

    -La petite Jérusalem Karin Albou

     

    "Anthony Zimmer" avait de qualités photgraphiques et de mise en scène indéniables mais encore une fois "La petite Jérusalem" mérite vraiment d’être mise en avant.

     

    Meilleur scénario original

    -Xavier Beauvois Guillaume Breaud Jean-Éric Troubat Cédric Anger Le petit lieutenant

    - Christian Carion Joyeux Noël

    -Jean-Pierre Dardenne Luc Dardenne L'enfant

    -Michael Haneke Caché

    -Radu Mihaileanu Alain-Michel Blanc Va, vis et deviens

     

    Peut-être ce prix sera-t-il dévolu à "Joyeux Noël" dont le sujet, et donc son scénario, avait beaucoup touché à sa sortie...Mais pourquoi pas créer la surprise là aussi avec "Va, vis et deviens"?

     

    Meilleure adaptation

    -Jacques Audiard Tonino Benacquista De battre mon coeur s'est arrêté

    -Patrice Chéreau Anne-Louise Trividic Gabrielle

    -Costa-Gavras Jean-Claude Grumberg Le couperet

    -Anne Fontaine Julien Boivent Entre ses mains

    -Gilles Taurand Georges-Marc Benamou Le promeneur du Champ de Mars

     

    Gilles Taurand et Georges-Marc Benamou ont réussi un véritable tour de force: réconcilier détracteurs et défenseurs de l'ancien Président de la République, ayant évité tout angélisme ou tout manichéisme simplificateurs.

     

    Meilleure musique écrite pour un film

    -Armand Amar Va, vis et deviens

    -Alexandre Desplat De battre mon coeur s'est arrêté

    -Philippe Rombi Joyeux Noël

    -Émilie Simon La marche de l'empereur

     

    Probablement Emilie Simon se verra-t-elle couronnée puisque ses musiques jouent un rôle prépondérant dans le succès aussi phénomènal qu’inattendu de "La marche de l’empereur."

     

     Meilleur court-métrage

     -After shave Hany Tamba

    - Obras Hendrick Dusollier

    -La peur, petit chasseur Laurent Achard

    -Sous le bleu David Oelhoffen

     

    De ces courts-métrages je n’ai vu qu’"After shave", vu dans deux festivals (Cabourg et Lille), primé dans de nombreux festivals. Pourquoi pas un César qu’il mériterait pour sa poésie rare et d'autant plus appréciable?

     

     Meilleure photo

    - Stéphane Fontaine (A.F.C.) De battre mon coeur s'est arrêté

    -Éric Gautier (A.F.C.) Gabrielle

    -William Lubtchansky (A.F.C.) Les amants réguliers

     

    Meilleurs décors

    -Loula Morin Les âmes grises

    -Olivier Radot Gabrielle

    -Jean-Michel Simonet Joyeux Noël

     

    Meilleur son

    -Laurent Quaglio Gérard Lamps La marche de l'empereur

    -Guillaume Sciama Benoît Hillebrant Olivier Dô Hùu Gabrielle

    -Brigitte Taillandier Pascal Villard Cyril Holtz Philippe Amouroux De battre mon coeur s'est arrêté

     

    Meilleur montage

    -Sabine Emiliani La marche de l'empereur

    -Francine Sandberg Les poupées russes

    -Juliette Welfling De battre mon coeur s'est arrêté

     

    Le montage est remarquable dans le film d'Audiard. "Les poupées russe"s, bien qu'étant selon moi un film très réussi, voire plus que "L'auberge espagnole", est peut-être un peu long. Les manchots ont été humanisés par le montage... Je vote donc pour Juliette Welfling.

     

    Meilleurs costumes

    -Pascaline Chavanne Les âmes grises

    - Alison Forbes-Meyler Joyeux Noël

    -Caroline de Vivaise Gabrielle

     

    Meilleur film étranger

    -A history of violence David Cronenberg

    -Mar adentro Alejandro Amenabar

    -Match point Woody Allen

    -Million dollar baby Clint Eastwood

    -Tu marcheras sur l'eau Eytan Fox

     

    "Match point" a été élu meilleur film de l’année par les lecteurs de "Mon festival du cinéma", selon moi également. L’Académie des César sera-t-elle du même avis ? "Mar adentro" serait peut-être davantage césarisable... A voir...

     

    Lien: Site officiel des César

     

    Sandra.M

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  • Palmarès des César 2005: décryptage...

    medium_esquive.4.jpgAprès une ouverture starissime par la présidente de cérémonie Isabelle Adjani qui a par ailleurs courageusement tenu à rappeler le regain inquiétant d’antisémitisme en France, les César, 30ème du nom, ont débuté à un rythme effréné grâce à un Gad Elmaleh en pleine forme et un judicieux orchestre de jazz mais le rythme s’est malheureusement essoufflé en deuxième partie de soirée. Saluons tout d’abord le César du meilleur jeune espoir de Gaspard Ulliel, nominé pour la 3ème fois et enfin justement récompensé (à nouveau je ne saurais trop vous recommander Les Egarés de Téchiné). Le prix de la meilleure musique aux Choristes me semble également justifié, celle-ci étant protagoniste du succès du film (plus de 8 millions d’entrées en France). Les 4 prix attribués à l’Esquive (meilleur réalisateur, meilleur film, meilleur scénario, meilleure jeune espoir féminin pour Sara Forestier) me paraissent néanmoins exagérés (voir mon article précèdent sur les César) eu égard à la qualité relative de certains de ces aspects (à l’exception de la jeune actrice remarquable même si son interprétation frôle parfois la caricature) même s’il est tout à fait compréhensible que les votants aient voulu récompenser un film qui demeure très réussi malgré des moyens fort restreints. Peut-on néanmoins dire que A. Kechiche a fait preuve de plus de virtuosité stylistique de J.P Jeunet dans Un long dimanche de fiançailles? Il me semble que malgré la disproportion entres leurs moyens (et leur succès public, "L'esquive" ayant totalisé 300000 entrées mais ayant néanmoins remporté un indéniable succès critique) il soit difficile de l’affirmer, tout comme il est d’ailleurs difficile de comparer ces deux films. Peut-être l'Académie a-t-elle voulu saluer ainsi la direction d'acteurs, par ailleurs exemplaire dans "L'esquive" puisque A. Kechiche y met brillamment en scène des acteurs débutants ou amateurs?Un long dimanche de fiançailles aura de toute façon néanmoins récolté 5 César, essentiellement des César techniques ceux-ci étant en revanche guère contestables, cet aspect du film étant réellement admirable, et un César du meilleur second rôle pour Marion Cotillard en plus de celui de Gaspard Ulliel. Le prix du meilleur second rôle masculin est par ailleurs revenu à Clovis Cornillac. Le prix du meilleur acteur est revenu à Mathieu Amalric pour Rois et Reines pour son rôle d’Ismaël (voir mon article dans « actualité cinématographique » et dans « chronique littéraire »), celui de la meilleure actrice à Yolande Moreau pour Quand la mer monte qu’elle a co-réalisé avec Gilles Porte, ce César venant s’ajouter à celui du César du meilleur premier film, l’Académie saluant ainsi la mémoire de son producteur récemment suicidé, Humbert Balsan. Les Choristes, quant à eux ne repartent qu’avec deux César (meilleure musique et meilleur son). Souhaitons leur plus de chance aux Oscars pour lesquels le film totalise deux nominations (meilleure chanson et meilleur film étranger). Pour cette dernière catégorie il leur faudra faire face à Mar Adentro d’Alejandro Amenabar. Un long dimanche de fiançailles est également nommé deux fois (meilleur décor et meilleure photographie). Le prix du meilleur film de l’Union européenne a été attribué ex aequo à La vie est un miracle de Kusturica (prochain président du festival de Cannes) et Just a kiss de Ken Loach, deux habitués des récompenses festivalières et nationales, des récompenses amplement méritées. Le prix du meilleur film étranger est revenu à Sofia Coppola pour son sublime Lost in translation , une errance et un dépaysement dans Tokyo que je vous recommande vivement. Les deux « recalés » de la cérémonie sont donc 36 quai des Orfèvres d'Olivier Marchall(voir article dans « actualité cinématographique ») et Podium, premier film de Yann Moix , l’Académie ayant préféré saluer un cinéma indépendant et se démarquer ainsi du public, et souligner la dichotomie au sein de la production cinématographique et par la même peut-être faire un clin d’œil aux intermittents auxquels Lambert Wilson a par ailleurs consacré une sobre intervention. Philippe Noiret et Gérard Depardieu ont joué à merveille les complices de cérémonie, ce dernier venant remettre le César de la meilleure actrice, faisant ainsi un clin d’œil à son intervention impromptue et surprenante de l’an passé. L’hommage enlevé à Will Smith par Monica Belluci et celui légèrement plus décalé à Jacques Dutronc par Sandrine Bonnaire sont également venus ponctuer cette cérémonie inégale à l’image d’un cinéma français qui jongle judicieusement entre films indépendants et grosses productions, les César ayant préféré mettre l’accent sur les premiers : Quand la mer monte , L’esquive , Rois et reines . Les critères de ces César semblent donc s’être centrés sur la production : indépendante, courageuse, aux moyens restreints et relevant parfois du parcours du combattant. Rappelons enfin que Les choristes , certes très classique, n’en demeure pas moins une réussite exemplaire et rappelons également qu’il s’agissait d’un premier film…certes produit par Jacques Perrin…ceci expliquant peut-être cela… Enfin cette cérémonie était dédiée à Jacques Villeret et aux journalistes pris en otage en Irak, de nombreux intervenants arborant un badge à leur effigie nous rappelant ainsi que le cinéma français et ses protagonistes savent encore être « engagés »
    et que le septième art français est un univers en prise avec l’actualité et le quotidien à l’image des films primés.
    Sandra.M

    Lien permanent Imprimer Catégories : CESAR (2005 à 2009) Pin it! 4 commentaires
  • César 2005: nominations, mes pronostics et souhaits...

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    Voici la liste des nominations pour cette 30ème cérémonie des César, ainsi que mes souhaits et pronostics.

    « Un long dimanche de fiançailles » comptabilise le plus grand nombre de nominations (12). Viennent ensuite « Les choristes »et « 36 quai des Orfèvres » avec 8 nominations puis « Rois et Reines » avec sept nominations etc.
    Comme chaque année cette liste de nominations présente des injustices, suscite des regrets et espoirs, regrets de voir certains films comptabiliser un nombre infime de nominations, espoir de voir certains films passés inaperçus lors de leur sortie trouver une seconde vie suite à un César. Cette seconde configuration est néanmoins peu envisageable étant donné que la plupart des films nominés furent de grands succès. Pour « Rois et Reines » et « 36 Quai des Orfèvres » retrouvez les critiques sur ce blog (rubrique actualités). Espérons que le second sera récompensé à sa juste valeur et que le premier ne récoltera pas les fruits d’un effet de mode. Si « Un long dimanche de fiançailles » présente une réalisation impeccable, le nombre de nominations me semble néanmoins très exagéré, l’intrigue n’étant pas à la hauteur de son sujet.
    Retrouvez également sur ce blog Les critiques de « 21 grammes » et « Les temps qui changent ». (rubrique actualité cinématographique)

    Meilleur acteur


    Mathieu Amalric Rois et Reine
    Daniel Auteuil 36, quai des Orfèvres
    Gérard Jugnot Les choristes
    Benoît Poelvoorde Podium
    Philippe Torreton L'équipier

    Souhait : Gérard Jugnot (parce-que pour l’avoir vu au théâtre, je confirme que c’est un grand acteur dramatique), Daniel Auteuil (parce-que dans « 36 quai des Orfèvres » il est une nouvelle fois magistral et juste)Benoît Poelvorde (parce-que pour Podium il a réalisé un travail de composition impressionnant), Philippe Torreton (parce-que son interprétation dans « Monsieur N » m’avait laissée un souvenir indélébile et pare-que c’est un immense acteur)…mais s’il fallait vraiment choisir alors je voterais pour Gérard Jugnot…avec un césar jumeau pour Auteuil…

    Pronostic : Gérard Jugnot car le succès des « choristes » repose en partie sur ses épaules et sur son interprétation sensible et nuancée.

    Meilleure actrice


    Maggie Cheung Clean
    Emmanuelle Devos Rois et Reine
    Yolande Moreau Quand la mer monte
    Audrey Tautou Un long dimanche de fiançailles
    Karin Viard Le rôle de sa vie

    Souhait :Le jeu d’Audrey Tautou dans « Un long dimanche de fiançailles » m’a plongée dans la perplexité, il m’a semblé en tout point semblable à celui d’Amélie Poulain. Le jeu d’Emmanuelle Devos m’a déroutée : Desplechin lui a-t-il demandé de « jouer faux »( ?) donc, n’ayant pas vu « Clean » et « Quand la mer monte », je voterais pour Karin Viard pour redonner une chance au « Rôle de sa vie »

    Pronostic : Maggie Cheung car le jury cannois a souvent un œil aiguisé…


    Meilleur réalisateur


    Christophe Barratier Les choristes
    Arnaud Desplechin Rois et Reine
    Jean-Pierre Jeunet Un long dimanche de fiançailles
    Abdellatif Kechiche L'esquive
    Olivier Marchal 36, quai des Orfèvres

    Souhait : Jean-Pierre Jeunet a un talent de réalisateur indéniable, un style incomparable. C’est incontestablement un virtuose de la caméra… même si Olivier Marchal m’a beaucoup impressionnée.
    Pronostic : Deplechin parce-que le cénacle du septième art a une logique que celui des spectateurs n'appréhende pas toujours...

    Meilleur acteur dans un second rôle

    François Berléand Les choristes
    Clovis Cornillac Mensonges et trahisons et plus si affinités...
    André Dussollier 36, quai des Orfèvres
    Maurice Garrel Rois et Reine
    Jean-Paul Rouve Podium

    Souhait : Clovis Cornillac
    Pronostic : Maurrice Garrel… : son grand âge est un argument imparable…

    Meilleure actrice dans un second rôle

    Ariane Ascaride Brodeuses
    Marion Cotillard Un long dimanche de fiançailles
    Julie Depardieu Podium
    Emilie Dequenne L'équipier
    Mylène Demongeot 36, quai des Orfèvres

    Souhait : Emilie Dequenne
    Pronostic : Mylène Demongeot : l’outrage des ans est souvent un argument pour le jury


    Meilleur film français de l'année


    36, quai des orfèvres Olivier Marchal
    Les choristes Christophe Barratier
    L'esquive Abdellatif Kechiche
    Un long dimanche de fiançailles Jean-Pierre Jeunet
    Rois et Reine Arnaud Desplechin

    Souhait : « 36 quai des orfèvres » (voir critique dans rubrique « actualités »)
    Pronostic : L’esquive pour mettre en lumière un film qui n’en a pas eu beaucoup pour surprendre et ne pas primer « Les choristes » déjà ultra récompensé par le public, ou bien « Rois et reines » pour se singulariser davantage encore. La polémique autour de la nationalité de « Un long dimanche de fiançailles » risque de lui être défavorable surtout pour ce César de « meilleur film français ».

    Meilleur espoir masculin

    Osman Elkharraz L'esquive
    Damien Jouillerot Les fautes d'orthographe
    Jérémie Rénier Violence des échanges en milieu tempéré
    Gaspard Ulliel Un long dimanche de fiançailles
    Malik Zidi Les temps qui changent

    Souhait : Gaspard Ulliel car son interprétation dans « Les Egarés » m’avait d’emblée et déjà sidérée , interprétation pour laquelle il aurait mérité le prix d’interprétation cannois.
    Pronostic : Damien Jouillerot car Gaspard Ulliel bénéficie déjà d’une certaine notoriété et ce César lui serait moins utile qu’au premier pour donner un élan supplémentaire à sa carrière ou Malik Zidi pour donner une chance supplémentaire aux « Temps qui changent » film très réussi du Grand Téchiné (voir critique sur ce blog)

    Meilleur espoir féminin

    Marilou Berry Comme une image
    Sara Forestier L'esquive
    Lola Naymark Brodeuses
    Sabrina Ouazani L'esquive
    Magali Woch Rois et Reine

    Souhait : Marilou Berry parce-qu’elle m’a sidérée dans « Comme une image »
    Pronostic : Sara Forestier ou Marilou Berry

    Meilleur premier film

    Brodeuses Eléonore Faucher
    Les choristes Christophe Barratier
    Quand la mer monte Gilles Porte et Yolande Moreau
    Podium Yann Moix
    Violence des échanges en milieu tempéré Jean-Marc Moutout

    Souhait : « Les choristes », pour mettre la cerise sur le gâteau d’un succès rare.
    Pronostic : « Les choristes » ou « Quand la mer monte » pour la singularité de la réalisatrice actrice et de sa réalisation.

    Meilleur scénario original ou adaptation

    Arnaud Desplechin
    Roger Bohbot Rois et Reine
    Agnès Jaoui
    Jean-Pierre Bacri Comme une image
    Jean-Pierre Jeunet
    Guillaume Laurant Un long dimanche de fiançailles
    Abdellatif Kechiche
    Ghalya Lacroix L'esquive
    Olivier Marchal
    Franck Mancuso
    Julien Rappeneau
    Dominique Loiseau 36, quai des Orfèvres

    Souhait : « 36 quai des Orfèvres » (voir critique)
    Pronostic : « Comme une image » car ce sont les inconditionnels des récompenses même si ce scénario est très loin derrière le brillantissime et jubilatoire « goût des autres », et parce-que les César s’alignent souvent sur les récompenses cannoises.


    Meilleure musique écrite pour un film


    Angelo Badalamenti Un long dimanche de fiançailles
    Bruno Coulais Les choristes
    Tony Gatlif
    Delphine Mantoulet Exils
    Nicola Piovani L'équipier

    Souhait : « Exils » car c’est un élément indissociable de ce très beau film vu et récompensé à Cannes
    Pronostic : « Exils » car (ou ?) « Les choristes » car c’est un élément clef de son succès (déjà…trop récompensé ?)

    Meilleur court-métrage

    Cousines Lyes Salem
    Hymne à la gazelle Stéphanie Duvivier
    La méthode Bourchnikov Grégoire Sivan
    Les parallèles Nicolas Saada

    Meilleure photo

    Bruno Delbonnel (A.F.C.) Un long dimanche de fiançailles
    Jean-Marie Dreujou (A.F.C.) Deux frères
    Eric Gautier (A.F.C.) Clean

    Souhait : « Un long dimanche de fiançailles »
    Pronostic : Eric Gautier est un incontournable de la profession et un très grand directeur de la photographie au talent indiscutable…


    Meilleurs décors


    Aline Bonetto Un long dimanche de fiançailles
    François Chauvaud Les choristes
    Jean-Pierre Fouillet Immortel

    Souhait : « Un long dimanche de fiançailles »
    Pronostic : « Un long dimanche de fiançailles »

    Meilleur son

    Pierre Mertens
    François Maurel
    Sylvain Lasseur
    Joël Rangon 36, quai des Orfèvres
    Daniel Sobrino
    Nicolas Cantin
    Nicolas Naegelen Les choristes
    Jean Umansky
    Gérard Hardy
    Vincent Arnardi Un long dimanche de fiançailles

    Souhait : Les choristes
    Pronostic : Les choristes

    Meilleurs costumes

    Catherine Bouchard Podium
    Madeline Fontaine Un long dimanche de fiançailles
    Pierre-Jean Larroque Arsène Lupin


    Souhait
    : Podium
    Pronostic : Arsène Lupin

    Meilleur montage

    Noëlle Boisson Deux frères
    Hachdé 36, quai des Orfèvres
    Hervé Schneid Un long dimanche de fiançailles


    Souhait :
    36 quai des Orfèvres
    Pronostic : deux ours


    Meilleur film de l'Union Européenne


    Just a kiss Ken Loach
    La mauvaise éducation Pedro Almodovar
    Mondovino Jonathan Nossiter
    Saraband Ingmar Bergman
    La vie est un miracle Emir Kusturica

    Souhait : La vie est un miracle
    Pronostic : Just a kiss

    Meilleur film étranger


    21 grammes Alejandro Gonzalez Iñarritu
    Carnets de voyage Walter Salles
    Eternal sunshine of the spotless mind Michel Gondry
    Fahrenheit 9/11 Michael Moore
    Lost in translation Sofia Coppola

    Souhait : Lost in translation parce-que c’est un bijou de drôlerie et de sensibilité comme le cinéma en réserve trop rarement.
    Pronostic : Primer « Fahrenheit 9/11 » reste périlleux étant donné la reprise des relations franco américaines… mais les « professionnels de la profession » aiment bien la provocation et affirmer leurs différences et leur « exception culturelle » alors…

    Cérémonie des César ce soir sur Canal plus, à partir de 21H. Cérémonie présidée par Isabelle Adjani, présentée par Gad Elmaleh. Un hommage sera également rendu à Will Smith et à Jacques Dutronc.

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