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  • Conférence de presse de "Time out" d'Andrew Niccol avec Justin Timberlake et Amanda Seyfried

    En attendant la critique, voici la vidéo de la conférence de presse de "Time out" d'Andrew Niccol avec Justin Timberlake et Amanda Seyfried.

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  • Critique de "Hors-la-loi" de Rachid Bouchareb: à ne pas manquer, ce soir, à 20H50, sur Canal plus

    Un petit ajout à la nouvelle rubrique "A voir à la télévision" du blog pour vous dire de ne pas manquer un film sujet à une polémique stérile -et injustifiée- lors de sa sortie et malheureusement décrié à tort. Je vous recommande vraiment de découvrir ce beau film qui n'a malheureusement pas reçu l'accueil qu'il aurait mérité.

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    horslaloi2.jpgRetrouvez ici ce que je vous disais à propos du film, suite à sa projection cannoise, et retrouvez mon interview de Bernard Blancan qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions au lendemain de la projection cannoise du film (ci-dessous).

    Retrouvez également mon compte rendu de la conférence de presse cannoise en cliquant ici.

     

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  • Retrouvez ma chronique sur My Major Company Books sur le thème "Qu'est-ce qu'un bon livre?"

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    mmc2.jpgVous connaissez certainement le site My Major Company qui s'est d'abord fait connaître par les artistes qu'il a lancés dans le domaine musical (Grégoire, Irma, Joyce Jonathan notamment) sur le principe de la contribution des internautes.

    Depuis plus d'un an, le site a développé une déclinaison dans le domaine littéraire: My  Major Company Books, site  sur lequel je suis inscrite en tant qu '"auteur"  et pour lequel j'ai écrit une chronique sur un thème imposé "Qu'est-ce qu'un bon livre?" (depuis un mois, le site propose à des blogueurs et/ou auteurs de rédiger une chronique sur un thème, le mois dernier "Qu'est-ce qu'un bon auteur?")...et sur lequel, accessoirement, en furetant un peu sur le site, vous pourrez me retrouver en tant qu' auteur (ou du moins utopiste aspirant à le devenir officiellement). Si vous êtes curieux et téméraires, vous pourrez aussi lire et donner votre avis...

    Je vous invite en tout cas à lire ma chronique très personnelle en cliquant sur le lien suivant et à me dire éventuellement ce que vous en pensez et ce qu'est un bon livre pour vous:

    Lire ma chronique sur My Major Company Books 

     et retrouvez-la également désormais en intégralité ci-dessous et retrouvez ma page d'auteur sur My Major Company Books, là et n'hésitez pas à devenir "fan" et à donner votre avis!

    Lettre à un Inconnu

    Cher bon livre,

    Paradoxalement, cher Inconnu, je te « connais » depuis toujours ou presque. J’espère donc que tu ne me tiendras pas rigueur de ce tutoiement plus affectueux que familier. Imagines-tu que l’on me demande de parler de toi, toi le « bon livre » ! Je suis ravie d’avoir aujourd’hui un prétexte pour t’écrire ce que je n’ai jamais osé te dire, en usant des armes qui sont les tiennes, avec toute la modestie que m’inspirent la reconnaissance et l’admiration sans bornes que j’éprouve pour toi…

    Un bon livre.  Quel euphémisme pour décrire celui dont, à chaque relecture, je découvre une nouvelle facette, un nouveau pouvoir, et qui me procure une réflexion et une jubilation presque miraculeusement renouvelées ! Mes mots seront sans doute bien impuissants et faibles face au pouvoir indicible des tiens, j’essaierai néanmoins de partager ce que j’éprouve pour l’ami très cher et indéfectible que tu es avec tout l’enthousiasme et toute la délicatesse nécessaires. Quand d’autres découvraient les joies du patin à roulettes ou de la corde à sauter, c’est avec toi que, déjà, je passais le plus clair de mon temps. Plaisir coupable (de ne pas avoir ceux des enfants de mon âge) et à la fois d’une jubilation ineffable de voir défiler les mots jusqu’à l’amnésie de leur existence, de voir s’y substituer des êtres et des lieux plus vrais que nature, de découvrir d’autres réalités, d’autres possibles, d’oublier des peines d’enfant en dévorant des pages faisant défiler des destins, souvent d’adultes, et d’en peupler mon imaginaire. Bien sûr, parfois je me suis égarée avec certains de tes semblables moins recommandables, les médiocres, les ennuyeux (même si c’est là un autre débat, le bon livre ne devant pas être à tout prix divertissant, le livre récalcitrant ou retors n’étant pas synonyme de mauvais, parfois bien au contraire), les prétentieux, les sentencieux.

    Parmi tous les visages que tu empruntes, il y en a bien sûr de plus remarquables que je revois avec plus d’enthousiasme, sans doute ce dénommé bon livre, qualifié ainsi non pas pour ta bonté (je sais à quel point tu peux être cruel parfois, je me souviens ainsi de tes « Liaisons dangereuses » et des cruautés que j’avoue sans honte avoir lu avec délectation, et même parfois relu, sans parler des misères vécues par ce pauvre Jean Valjean ou par bien d’autres victimes de ta lucidité) mais par tes qualités littéraires qui recouvrent bien des réalités.

    J’aime ainsi tout aussi passionnément la célèbre musique des mots de Sagan qui, tant de fois, m’a conduite à relire plusieurs fois le même livre ou la même phrase (je devine ton ironie qui sait être cruelle, non pas que je n’avais pas compris mais parce que je souhaitais en ressentir pleinement la beauté sensuelle et clairvoyante) que les descriptions ciselées et somptueuses de Balzac (selon moi, celui qui a le plus souvent fait honneur à ta qualification), des descriptions d’une beauté vertigineuse, à l’affût du moindre frémissement des âmes, souvent tourmentées, et des lieux qui les reflètent créant ainsi une Comédie humaine époustouflante de justesse, d’humanité, de beauté, de lucidité, de modernité, d’intemporalité. La quintessence du bon livre.

    Tu peux, cher bon livre, recouvrir des phrases très longues ou très courtes, un langage cru ou poétique mais toujours émane de toi cette sorte de magie qui donne le sentiment de s’élever. Tu es comme un bon mets qui se déguste inlassablement sans jamais nous faire parvenir à l’écœurement, métaphore bien pauvre pour te rendre hommage à toi qui en recèles tant d’étourdissantes. Combien de fois grâce à toi ai-je eu l’impression que le vol du temps était suspendu ? Combien de fois ai-je dévoré tes pages avec gourmandise, avidité, au mépris du temps qui passe, de la réalité, d’une fatigue subitement indolore, tout en réalisant que tu nous la fais aimer et redécouvrir cette réalité, et parfois, il est vrai, aussi, tout en la rendant bien fade à côté des aventures palpitantes en lesquels tu nous conduis à croire ? C’est sans doute ce qui te distingue souvent de tes semblables, le commun des mortels des livres, face à toi l’immortel : cette capacité à nous emmener ailleurs par le simple pouvoir de tes mots…  Mais te résumer à cela serait aussi réducteur, ta complexité et ta rudesse font parfois aussi ton charme.

    Tu es aussi celui qui arrive à nous faire croire à l’impossible. Parfois même, te côtoyer relève de l’expérience plus que de la lecture. Je songe ainsi à cette « Belle du Seigneur », relue chaque année ou presque,  dont la satire si acerbe et juste d’une société avide d’ascension sociale- ah le pathétisme hilarant d’Adrien Deume et de sa médiocrité !- mais dont, surtout, l’histoire d’amour qui voit la passion étouffer ceux qui la vivent (sublimes et tragiques Ariane et Solal)  font de ce roman flamboyant, éblouissant et terrifiant, une expérience inoubliable revécue et ressentie à chaque relecture, qui décrit mieux que personne la naissance et la désagrégation d’une passion et qui nous emporte dans son tourbillon échevelé.

     Tu es aussi celui qui traverse le temps et les frontières, aussi universel qu’intemporel. L’ambition des Eugène de Rastignac, Lucien de Rubempré, Georges Duroy n’ont pas pris une ride. Tu es aussi celui qui inspire les autres arts. Combien de fois, parmi tant d’autres illustres exemples, tes « Crimes et châtiments » ont-ils été cités par le cinéma ?

    Tu es celui qui se déguste ou se dévore, se lit et se relit à l’infini, se dévoile et se découvre, et nous dévoile une part du monde ou de nous-mêmes. Tu es une réminiscence inexplicable : tu as indéniablement aussi un rapport avec et à l’enfance.

    Que ceux qui disent que tu n’es que temps perdu partent à sa recherche ou lisent Rainer Maria Rilke et ses « Lettres à un jeune poète » pour voir que tu peux être aussi une édifiante leçon de vie.

    Tu es aussi celui dont l’abandon s’apparente à un déchirement…comme ce fut le cas pour moi en refermant les pages de « Martin Eden » de Jack London, roman d’un romantisme désenchanté empreint de passion puis de désillusions, roman sur la fièvre créatrice et amoureuse qui emprisonnent, aveuglent et libèrent à la fois, un roman qui me bouleverse à chaque relecture. Là est ton secret, aussi, sans doute, dans les émotions, les sentiments même, ou les réflexions qui surgissent de cet assemblage prodigieux des mots.

    Tu es celui qui m’a donné cette envie viscérale d’écrire mais qui me fait rougir rien que d’y songer.

    Tu es tellement plus que cela encore, le compagnon des nuits d’insomnie, des jours d’ennui ou de tristesse (tu sais  «  ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent » *) mais aussi le complice ou l’instigateur des évasions exquises et des escapades imaginaires. Et puis parmi toutes tes vertus, tu possèdes celle, inestimable, de l’éternité, qui nous donne parfois à nous  aussi, ce fugace sentiment d’éternité. Tu restes un mystère, celui de l’habileté de ton auteur qui a su si bien jongler avec les mots, les habiller, les ordonner, les faire résonner en moi, en nous, lecteurs.

    J’ai bien conscience que tous ces exemples s’apparentent davantage à des chefs d’œuvre (terme galvaudé mais classification à laquelle, je crois, appartient chacun des livres précités) qu’à des bons livres, mais leurs caractéristiques sont souvent similaires, avec ce supplément d’âme et d’éternité pour les premiers.

    La passion m’emporte, je pourrais continuer ainsi longtemps à faire ton éloge. Pour toi qui as donné naissance à une fameuse et une merveilleuse « Lettre d’une inconnue », j’en achève ainsi une aujourd’hui à mon tour, à un Inconnu que je côtoie si fréquemment, évidemment sans commune mesure avec celle de Stefan Zweig. J’ai écrit cette lettre pour toi le bon livre, l’Inconnu si proche, héros immortel, ami fidèle et parfois délicieusement cruel, pour te dire simplement merci d’être ce que tu es, tour à tour ou tout à la fois : énigmatique, intemporel, réjouissant, instructif, universel et immortel. Et auréolé de l’exquis et insondable mystère de l’Inconnu.

    Affectueusement.

    Une lectrice éperdument reconnaissante.

    (*Phrase extraite du début de « Bonjour tristesse » de Françoise Sagan)

    Lien permanent Imprimer Catégories : CHRONIQUES LITTERAIRES, ECRITURE(mes scénarii, romans, nouvelles, prix...) Pin it! 3 commentaires
  • Critique- "Les petits mouchoirs" de Guillaume Canet, demain, sur Canal plus, à 20H55

    Demain soir, sur Canal plus, à 20H55, retrouvez un des succès cinématographiques de l'an passé "Les petits mouchoirs" de Guillaume Canet. Retrouvez, ci-dessous, ma critique et cliquez ici pour retrouver mes vidéos publiés suite à l'avant-première Allociné du film, l'an passé.

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    Après les succès de « Mon idole » (dont j’avais aimé la causticité) et « Ne le dis à personne » (par lequel je n’avais pas été convaincue, voir ici) Guillaume Canet, comme beaucoup de réalisateurs, aurait pu se contenter d’adapter un best-seller avec une part de risque minimale. Il a au contraire choisi un sujet très personnel (pour lequel il a même refusé de travailler pour Scorsese) et c’est à la fois la grande force et la faiblesse du film.

     

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    Direction le Cap-Ferret, une maison en bord de mer appartenant à Max (François Cluzet), une maison où chaque été se réunit une bande d’amis. Seulement cet été-là,  tout est comme d’habitude et à la fois différent car l’un d’entre eux, Ludo (Jean Dujardin) manque à l’appel, retenu sur un lit d’hôpital. Chacun va mettre un « petit mouchoir » sur la vérité. Le petit mouchoir c’est le voile du mensonge, le masque que chacun arbore pour ne pas dévoiler ses doutes, ses failles et ses angoisses. Les petits mouchoirs, ce sont les mensonges faits aux autres mais surtout à soi-même. 

    Cela commence au Baron, célèbre boîte de nuit du 8ème arrondissement. Un habile plan-séquence qui nous plonge dans cette frénésie et en capture la gravité masquée de bonne humeur excessive : la gaieté feinte et les rires factices et exubérants suscités par l’alcool, la drogue, la tristesse dissimulée.  Puis c’est le fracas de la réalité. Et le retour à la vie normale comme si de rien n’était… ou presque.

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    Guillaume Canet nous immerge alors dans la vie de ces amis au Cap-Ferret avec la volonté délibérée de faire « un film de potes » comme il le dit lui-même. S’il évoque notamment « Mes meilleurs copains » de Jean-Marie Poiré, en inconditionnelle du cinéma de Claude Sautet, j’ai évidemment plutôt pensé à « Vincent, François, Paul et les autres ». D’ailleurs, Benoît Magimel s’appelle Vincent ; François Cluzet s’appelle ici Max (comme Michel Piccoli dans « Max et les ferrailleurs ») et il m’a  rappelé ce dernier dans la fameuse scène de colère de « Vincent, François, Paul et les autres ». Gabin aussi, si célèbre pour ses scènes de colère. Et la maison du Cap-Ferret m’a fait penser à celle de « César et Rosalie ».

     Même si Guillaume Canet/réalisateur n’atteint pas cette note parfaite, cette virtuosité à laquelle accédait Claude Sautet, mélomane averti, il y a dans ce film cette même quête de raconter la complexité derrière « une histoire simple », de quérir les frémissements de vie, les fléchissements en chacun, de dévoiler une part du mystère dans lequel chacun se drape.

     

    Plus qu’à Claude Sautet, il m’a d’ailleurs fait penser à Lelouch (même s’il reniera peut-être cette comparaison, lui qui lorgne davantage du côté du cinéma américain et cite plus volontiers Cassavetes) dans sa quête de « fragment de vérité », dans sa sincérité, dans sa façon de filmer au plus près des visages, d’effleurer presque amoureusement ses personnages, et de constamment chercher à tirer le meilleur de ses acteurs. Les virtuoses ce sont eux et c’est la raison pour laquelle il n’a pas voulu faire de l’esbroufe dans sa réalisation. Sa mise en scène se fait donc ainsi discrète. Le cadre à la fois étouffe et caresse les personnages et les  enserre, comme ils le sont dans leurs apparences et leurs mensonges.

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     A l’exception de Laurent Lafitte (dont les rires et les larmes m’ont semblé parfois forcés), le casting est irréprochable. Chaque apparition de François Cluzet est un pur bonheur, à la fois irascible et touchant, volubile et secret. Benoît Magimel dégage un charme mélancolique irrésistible. Marion Cotillard n’a jamais été filmée aussi amoureusement, à la fois frontalement et délicatement. Valérie Bonneton est férocement drôle et Gilles Lellouche incarne avec beaucoup de nuances son personnage qui accepte enfin et trop tard de grandir. Quant à Joel Dupuch,  il est plus qu’il ne joue et le film y gagne en émotion et gravité.

     

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     La comparaison avec Lelouch s’arrête là, si ce n’est qu’elle explique sans doute aussi la virulence de certaines réactions suite à l’avant-première. Elle s’arrête là parce que Canet impose son propre rythme et son propre style et de films en films construit son propre univers.

     « Les petits mouchoirs » dure 2H25, beaucoup trop semble-t-il pour certains. Or, justement, c’est cette durée qui nous permet de créer la proximité avec les personnages, c’est une durée qui coïncide judicieusement avec le fond du film. Une durée nécessaire pour donner du temps au temps, pour laisser tomber les masques, pour prendre le temps de vivre, d’accepter la qualité des silences, du temps qui passe et en saisir la beauté et la violence fugaces. Il n’est pas dans le spectaculaire mais dans l’intime. Il ne cherche pas à nous en mettre plein la vue mais à ouvrir notre regard, lui laisser le temps de se poser, de regarder la vie qui passe et qu’il tente de capter. Certaines scènes peut-être auraient pu être écourtées voire supprimées –même si beaucoup l’ont déjà été puisque le montage initial faisait près de 4H-(et c’est là sans doute que le film est « trop » personnel, en totale empathie pour son sujet, ses personnages et ses acteurs, Guillaume Canet nous oublie un peu) mais il a en tout cas beaucoup de tendresse communicative pour ses personnages et ses acteurs et nous donne envie , malgré et à cause de leurs failles, de se joindre à eux.

     

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    A l’issue de la projection, Guillaume Canet a demandé que nous n’évoquions ni la fin ni le début, tétanisé visiblement à l’idée qu’ils puissent être dévoilés, pourtant ce n’est pas là que réside le principal intérêt de son film. La fin est d’ailleurs attendue mais non moins bouleversante faisant surgir l’émotion contenue qui explose et  avec elle les masques de chacun, faisant voler en éclats les petits mouchoirs posés sur la vérité. Le rire n’a jamais  si bien illustré sa définition de « politesse du désespoir », tout son film étant jalonné de moments drôles et savoureux mais qui sont aussi touchants parce que le masque de la culpabilité et/ou de la tristesse qui affleurent dans un regard soudainement assombri.  Son film souffre  donc (un peu) mais s’enrichit (surtout) d’être très personnel. Pour moi, Guillaume Canet/réalisateur  est donc indéniablement meilleur quand il signe un sujet personnel que quand il adapte Harlan Coben. J’en attends beaucoup de son futur projet avec James Gray.

    Un film choral qui ne cherche pas à révolutionner le cinéma (et dont je n’ai d’ailleurs cessé de me dire pendant toute la projection qu’il ferait une excellente pièce de théâtre) mais qui vous donne envie de prendre le temps de vivre, de laisser choir le voile du mensonge, de regarder et voir, d’écouter et d’entendre. Et c’est finalement là sans doute la plus discrète des audaces et sa vraie réussite.  . Malgré quelques longueurs vous ne verrez pas passer les 2H25 de ce troisième long-métrage de Guillaume Canet qui enlace ses personnages avec une tendre lucidité et embrasse la vie et sa cruauté poignante et involontaire avec tendresse et qui, à son image, complexe et paradoxale, s’achève sur une touchante note de tristesse et d’espoir.

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