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  • "Braquo", la série d'Olivier Marchal, ce soir sur Canal plus

    braquo2.jpgInthemoodforcinema.com vous avait parlé de "Braquo", la  série d'Olivier Marchal, dès avril 2009, à l'occasion d'une passionnante Master Class avec Olivier Marchal, dans les locaux de Canal plus, une série dont vous avez pu suivre les coulisses sur internet sur http://braquo.canalplus.fr .

    Ce soir, à 20H45, sur canal plus, sera diffusé le premier épisode de 52 minutes sur les 8 que compte la série.

    Cliquez ici pour lire mon article consacré à "Braquo" et le résumé de la master class d'Olivier Marchal!

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  • A ne pas manquer mercredi: "Le ruban blanc" de Michael Haneke, palme d'or du Festival de Cannes 2009

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    Photo: inthemoodforcannes.com (clôture du Festival de Cannes 2009)
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    pariscinema.jpgDans le cadre de Paris Cinéma, était projetée la palme d’or du Festival de Cannes 2009 : « Le ruban blanc » de Michael Haneke qui sort en salles ce mercredi. N’ayant pas pu le voir sur la Croisette, j’étais impatiente de voir ce film que le jury avait préféré au magistral « Un Prophète » de Jacques Audiard (cliquez ici pour lire mes commentaires) et surtout à « Inglourious  Basterds » de Quentin Tarantino (cliquez ici pour lire ma critique), mon coup de cœur de ce Festival de Cannes 2009.

     

    En raison de l’inimitié ou de la potentielle rancœur subsistant entre Isabelle Huppert et Quentin Tarantino suite à leurs dissensions lors du casting d’ « Inglourious Basterds » et du lien particulier qui unit cette dernière à Haneke  ( « La Pianiste » du même Haneke lui a valu un prix d’interprétation cannois), je supposais  que « Le ruban blanc » devait être un chef d’œuvre tel que ce prix mettait la présidente du jury 2009 hors du moindre soupçon d’avoir favorisé le réalisateur autrichien, pour des raisons autres que cinématographiques.

     

    Alors, « un ruban blanc » est-il ce chef d’œuvre irréfutable faisant de cette palme d’or une évidence ?

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    Haneke est aussi outrancier dans l’austérité que Tarantino l’est dans la flamboyance. Leurs cinémas sont à leurs images, extrêmes. Alors difficile de comparer deux films aussi diamétralement opposés même si pour moi l’audace, l’inventivité, la cinéphilie de Tarantino le plaçaient au-dessus du reste de cette sélection 2009. Audace, inventivité, cinéphilie : des termes qui peuvent néanmoins tout autant s’appliquer à Haneke même si pour moi « Caché » (pour lequel il avait reçu un prix de la mise en scène en 2005) méritait davantage cette palme d’or (et celui-ci un Grand Prix) qui, à défaut d’être une évidence, se justifie et se comprend aisément.
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    Synopsis : Un village de l’Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre Mondiale. Un instituteur raconte l’histoire d’étranges incidents qui surviennent dans la petite communauté protestante formée par les élèves et leurs familles. Peu à peu, d’autres accidents surviennent et prennent l’allure d’un rituel primitif.

     

    Quel qu’en soit l’enjeu  et aussi âpre soit-elle, Haneke a le don de créer une atmosphère quasi hypnotique, et de vous y plonger. L’admiration pour la perfection formelle  l’emporte toujours sur le rejet de l’âpreté, sur cette froideur qui devrait pourtant nous tenir à distance, mais qui aiguise notre intérêt, notre curiosité. La somptuosité glaciale  et glaçante de la réalisation, la perfection du cadre et des longs plans fixes où rien n’est laissé au hasard sont aussi paralysants que l’inhumanité qui émane des personnages qui y évoluent.

     

    Derrière ce noir et blanc, ces images d’une pureté étrangement parfaite,  à l’image de ces chérubins blonds symboles d’innocence et de pureté (que symbolise aussi le ruban blanc qu’on leur force à porter) se dissimulent la brutalité et la cruauté.

     

    L’image se fige à l’exemple de cet ordre social archaïquement hiérarchisé, et de cette éducation rigoriste et puritaine dont les moyens sont plus cruels que les maux qu’elle est destinée prévenir et qui va provoquer des maux plus brutaux encore que ceux qu’elle voulait éviter. La violence, au lieu d’être réprimé, s’immisce insidieusement pour finalement imposer son impitoyable loi. Cette violence, thème cher à Haneke, est toujours hors champ, « cachée », et encore plus effrayante et retentissante.

     

    Ce ruban blanc c’est le symbole d’une innocence ostensible qui dissimule la violence la plus insidieuse et perverse. Ce ruban blanc c’est le signe ostentatoire d’un passé et de racines peu glorieuses qui voulaient se donner le visage de l’innocence. Ce ruban blanc, c’est le voile symbolique de l’innocence qu’on veut imposer pour nier la barbarie, et ces racines du mal qu’Haneke nous  fait appréhender avec effroi par l’élégance moribonde du noir et blanc.

     

    Ces châtiments que la société inflige à ses enfants en évoquent d’autres que la société infligera à plus grande échelle, qu’elle institutionnalisera même pour donner lieu à l’horreur suprême, la barbarie du XXème siècle. Cette éducation rigide va enfanter les bourreaux du XXème siècle dans le calme, la blancheur immaculée de la neige d’un petit village a priori comme les autres.

     

    La forme démontre alors toute son intelligence, elle nous séduit d’abord pour nous montrer toute l’horreur qu’elle porte en elle et dissimule à l’image de ceux qui portent ce ruban blanc.

     

    Que dire de l’interprétation ? Elle est aussi irréprochable. Les enfants jouent avec une innocence qui semble tellement naturelle que l’horreur qu’ils recèlent en devient plus terrifiante encore.

     

    Avec une froideur et un ascétisme inflexibles, avec une précision quasi clinique, avec une cruauté tranchante et des dialogues cinglants, avec une maîtrise formelle fascinante,  Haneke poursuit son examen de la violence en décortiquant ici les racines du nazisme, par une démonstration implacable et saisissante. Une œuvre inclassable malgré ses accents bergmaniens.

     

    Un film à voir absolument. L'oeuvre austère, cruelle, dérangeante, convaincante, impressionnante d'un grand metteur en scène.

     

    Sortie en salles: le 21 octobre 2009

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  • Palmarès du 20ème Festival du Film Britannique de Dinard

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    Dominic Murphy, lauréat du Hitchcock d'or et du Hitchcock blanc
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    Françoise Fabian et Hugh Hudson parrains du Festival 2009
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    Le jury 2009
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    Les lauréats
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    Dominic Murphy et Henrique Goldman

    Alors que demain les projections du 20ème Festival du Film Britannique de Dinard se poursuivront, c'est déjà ce soir que le palmarès a cependant été délivré, couronnant l'hypnotique et radical "White Lightnin'" de Dominic Murphy dont je vous parlais hier, puisque ce film a reçu le Hitchcock d'or mais aussi le prix de la meilleure photographie (Hitchcock blanc). Ce film aura au moins permis à un acteur incroyable d'émerger : Edward Hogg qui interprète le rôle principal pour lequel il déploie une énergie folle...

    Le président du jury, Jean-Paul Rappeneau a néanmoins souligné la jubilation que leur a apporté "Sounds like teen spirit" de Jamie Jay Johnson qui a été ignoré par le jury mais néanmoins récompensé du prix du public, une récompense à l'énoncé de laquelle Sarah Biasini et Julie Ferrier, membres du jury, se sont levées pour ovationner le lauréat, ce qui laisse entendre qu'il n'y a pas forcément eu unanimité au sein du jury pour le Hitchcock d'or qui a au moins le mérite, du moins la caractéristique, de ne pouvoir laisser indifférent.

    "Jean Charles" d'Henrique Goldman a quant à lui reçu le prix du scénario.

    Quant aux exploitants, ils ont choisi de décerner le Hitchcock de bronze à "Moon" de Duncan Z.H.Jones.

    LE PRIX ENTENTE CORDIALE DU BRITISH COUNCIL NFTS/FEMIS

    Ex aequo "Birds get vertigo too" de Sarah Cunningham et "The incredible story of my great grandmother Olive" d'Alberto Rodriguez

    PRIX SPECIAL 20ème ANNIVERSAIRE

    Charlotte Rampling pour l'ensemble de sa carrière

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    HITCHCOCK D'OR (Grand Prix du Jury)

    "White Lightnin'" de Dominic Murphy

    HITCHCOCK D'ARGENT ( Prix du public Studio Ciné Live)

    "Sounds like ten spirit" de Jamie Jay Johnson

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    Catherine Jacob remet le prix du public à Jamie Jay Johnson

    HITCHCOCK BLANC (meilleur directeur de la photo)

    "White Lightnin'" de Dominic Murphy

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    Dominic Murphy

    HITHCOCK DE BRONZE (prix coup de coeur décerné par l'association "La Règle du jeu")

    "Moon" de Duncan Z.H.Jones

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    LE TROPHEE GRAND MARNIER (Meilleur scénario)

    "Jean Charles" de Henrique Goldman

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    Henrique Goldman
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    La statue d'Hitchcock inaugurée pendant le festival 2009
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    Ma "cantine" à l'heure anglaise, le 333, snack bar du Grand Hôtel (voir mon article sur le Grand Hôtel en cliquant ici)
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    La plage de l'Ecluse
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  • Festival du Film Britannique de Dinard 2009 : suite de la compétition officielle

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    Je poursuis mon périple cinématographique dinardais (tout en notant scrupuleusement pour en faire un best of les aberrations hilarantes ou consternantes que je peux entendre dans les files d'attente et dans les salles de la part de spectateurs ayant souvent allègrement dépassé la soixantaine qui trouvent que forcément « c'était mieux avant », que « c'est inadmissible », que « Dinard ce n'est plus ce que c'était »  qui sont les rois pour grappiller des places tout en vous faisant remarquer avec une admirable mauvaise foi que c'est vous qui prenez la leur, et auxquels il faudra vraiment songer à confier l'organisation du festival la fois prochaine tant ils semblent avoir des solutions à tout. Stoïque je suis. Stoïque je reste...) avec aujourd'hui trois films en compétition et une avant-première au programme (je reviendrai ultérieurement sur l'avant-première : « The Calling » de Jan Dunn).

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    Cette deuxième journée a commencé très fort avec « White Lightnin' » de Dominic Murphy avant la projection duquel le directeur du festival, Hussam Hindi, est intervenu pour évoquer son coup de cœur pour ce film et pour prévenir les âmes sensibles de s'abstenir (rangez vos sarcasmes, je suis restée...malgré tout :- ))... « White Lightnin' » c'est en effet une plongée dans l'enfer des pensées désordonnées, vengeresses et surtout démentes de Jesco White qui, de séjours en maisons de redressement et en asiles de fous, entrecoupés de leçons de danse sur de la musique country,  forge sa folie meurtrière et sanglante ; un rythme démentiel, névrotique, saccadé et frénétique, qui imprègne la forme de ce film hypnotique, sans concessions au politiquement correct (à moins justement, qu'il ne le soit, à force de ne pas vouloir l'être à tout prix...), à la bande sonore très étudiée et réussie avec une voix off qui se voudrait ironique et décalée, à l'interprétation irréprochable mais dont la maîtrise formelle (oui, d'accord, Dominic Murphy a un univers et sait brillamment le démontrer) ne parvient pas à me faire oublier la vacuité du fond qui pour moi importe, quand même, beaucoup. Un film dont on dira sans doute, que c'est un coup de poing, d'un côté, qu'il est grotesque de l'autre (avec tous les excès caractéristiques d'un festival) et le plaisir (même pas coupable) de voir certains spectateurs aigris outrés m'auraient (presque) fait pencher du côté des premiers. Demain soir ce sera au jury de trancher...

    Le deuxième film en compétition de cette journée « In the Loop » d'Armando Iannucci nous faisait radicalement changer d'univers nous plongeant dans une politique fiction (enfin quand même très proche de la réalité), une comédie acerbe dans laquelle Simon Foster (Secrétaire d'Etat Britannique pour le Développement International) interprété par Tom Hollander qui soutient par erreur l'action militaire en prime time à la télé (Le Président des Etats-Unis et le Premier Ministre Britannique ont ainsi envie de se lancer dans une nouvelle guerre),  se fait ainsi plein de nouveaux « amis » à Washington.  Comédie au rythme échevelé (qui m'a d'ailleurs fait penser à « The Informant » de Soderbergh) pas si innocente que cela qui montre la guerre comme un jouet entre les mains de conseillers ambitieux qui ne s'embarrassent ni d'idéalisme ni de principes. Evidemment on songe à la guerre en Irak implicitement désignée. Une comédie mordante à ne pas manquer qui, néanmoins, ne figurera probablement pas au palmarès.

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    Le troisième film en compétition de cette journée nous faisait encore complètement changer d'univers...eh oui je me répète mais cela prouve là encore une nouvelle fois la diversité de la programmation de ce Festival du Film Britannique de Dinard qui, avec « Sounds like teen spirit » de Jamie Jay Johnson nous présentait un documentaire, un genre pour la première fois en compétition officielle à Dinard, un documentaire qui a conquis le public et qui a de fortes chances d'obtenir le prix du public (mais je ne peux émettre réellement de jugement n'ayant vu que quatre films en compétitions sur six), « un popumentaire » comme son réalisateur le définit lui-même qui nous fait suivre les coulisses du Concours Eurovision junior de la Chanson. Avec ce documentaire, Jamie Jay Johnson prouve qu'avec un sujet a priori naïf voire kitsch on peut faire preuve d'un réel univers sans que cela soit trash ou dénué de fond. Son regard n'est jamais condescendant sans pour autant être aveuglé par ses charmants interprètes judicieusement choisis et auxquels, grâce à leurs failles finalement universels et pas si enfantines, chacun peut s'identifier. Le résultat est à la fois tendre, caustique (le réalisateur sait placer sa caméra là où ça fait mal), émouvant et surtout terriblement drôle. Si « Young at heart » de Stephen Walker en avait réconcilié certains avec les chorales du troisième âge, Jamie Jay Johnson  leur fera passer un moment véritablement réjouissant grâce à l'Eurovision. Comme quoi, grâce à la magie du cinéma, et surtout à de talentueux cinéastes : tout peut arriver...

    Demain soir, le palmarès sur inthemoodforcinema.com et bien sûr d'autres informations et photos de cette 20ème édition du Festival du Film Britannique de Dinard sur lequel je reviendrai ces jours prochains !

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